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  • : Alexandre Papilian
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  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 17:33

 

 

Je viens d'apprendre qu'un certain Premier Ministre de la France – le nôtre, hélas ! – aurait participé à une émission de divertissement portant pour titre : « On n'est pas couché ».

Je tiens à dire que « on » ne me convient pas. Je n'accepte pas d'être « on ». Dans mon cas, « on » n'est ni « je », ni « moi », ni « nous ». En somme et d'une manière générale, « on » ne m'est étranger, en tout cas inapproprié.

En effet, à l'heure de la diffusion de ladite émission j'avais d'autres choses à faire. Je n'était pas couché et je ne voulais pas regarder l'émission en question. En plus je n'étais pas « on ». « On » ne me touchait pas.

Pourtant, « on » m'a touché. Ce sont les médias qui ont porté, colporté la nouvelle. Ils m'ont tenu informé de cet événement. Ils affirmaient que ledit Premier Ministre de la France aurait « assumé ». L'expression mérite un détour, mais pas maintenant. Maintenant je vais dire que, selon ces médias, l'animateur de l'émission aurait adressé un avertissant aux terroristes éventuels et potentiels : il serait inutile d'attaquer le poste de télévision à l'heure de la transmission, étant donné que l'émission aurait été enregistrée deux jours auparavant.

Il y a de ceux qui ont trouvé la chose de bon goût.

« On » a rit, paraît-il.

Les passerelles entre le monde politique et celui du showbiz commencent à être utilisées de plus en plus. Au moins deux ministres français, des femmes, ont sauté le pas. Elles sont devenues des « chroniqueuses », c'est à dire des saltimbanques en titres. D'autres politiciens, hommes et femmes, moins doués pour le cirque, moins « branchés » comme saltimbanques, mais pas loin de cet état, ont participé à des émission de divertissement qui n'avaient rien de politique. Il y a eu même un Premier Ministre à la retraite qui a du répondre à une question de haut vol, notamment : « est-ce que sucer c'est tromper ? »

La prestation de notre Premier Ministre actuel, que je n'ai pas suivie, a eu un effet bienfaisant sur mon âme touchée par une certaine mélancolie dépressive. Peut-être, ma suis-je dit, il se prépare lui aussi à sauter le pas. Peut-être qu'il se voit très bien en tant que saltimbanque, pour de vrai, en tant qu'un vrai saltimbanque, et non pas un saltimbanque caché, masqué, comme aujourd'hui. Peut-être qu'il avait trouvé son chemin de Damas à lui. Se serait-il soumis à une analyse sérieuse ? Se serait-il rendu compte qu'il serait mieux dans des habits de saltimbanque que ceux (mal coupés d'ailleurs) d'aujourd'hui, qui le rend pathétique quand il formule des généralités morales, ridicule quand il formule des sentences philosophiques, tragique quand il... gouverne.

Si tel était le cas, je ne pourrais que l'encourager fortement.

- Vas-y Manuel ! Laisse nous tranquilles. Et prend avec toi le Président, ton Président.

En ce qui me concerne, je serai content de ce changement.

Et je crois qu'une très-très bonne partie d'« on » aussi. Peut-être même plus. L'« ON » dans son intégralité.

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Published by Alexandre Papilian
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