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  • : Alexandre Papilian
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  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 17:16

Monsieur le Maire,

Le Budget que nous sommes appelés à voter aujourd'hui présente d'une manière indiscutable des avancées considérables par rapport à celui précédent et, surtout par rapport aux budgets votés dans l'histoire, par la feue majorité socialiste.

Pour autant, ce budget ne correspond pas aux impératifs de l'actualité.

Je m'explique.

Le gouvernement et sa majorité parlementaire discutable, claironne partout « nous sommes en guerre ». L’opposition parlementaire profondément pervertie par sa nature même (les confrontation au plan local entre votre formation et vos alliés de l'UDI, ici, à Limoges, en témoignent), cette opposition, donc, s'en fait l'écho de la majorité : « nous sommes en guerre ».

Même si nous n'appartenons à aucun de ces courants politiques, nous ne pouvons qu'approuver. Nous sommes vraiment en guerre.

Mais nous, en ce qui nous concerne, nous faisons encore plus. Nous, le Front National, nous désignons l'adversaire. L'ennemi n'est pas le terrorisme. Le terrorisme n'est qu'un moyen. On ne lutte pas contre un moyen. On lutte contre un adversaire, contre un ennemi. Notre adversaire, notre ennemi d'aujourd'hui, celui qui veut détruire la civilisation occidentale dont nous nous revendiquons avec force, est sans aucun doute l'islamisme radical. C'est contre cet extrémisme, contre l'islamisme radical que la nation, et à l'intérieur de la nation, notre municipalité, doit concentrer toutes ses forces, pour le détruire, pour l'éradiquer et pour assurer aux Français, aux Limougeauds, la première des libertés, la sécurité.

Ainsi, pour revenir à l'actualité locale, cette lutte, cette guerre ne trouve pas son écho, son reflet dans le projet de votre Budget.Votre Budget est un budget de paix. D'une paix malmenée par la crise, mais paix quand même. Or, nous, nous sommes en guerre. Votre budget n'est pas un budget de guerre.

Certes, vous allez dire : qu'est-ce que notre Municipalité d'une ville de taille moyenne comme la notre, pourrait faire contre ou dans cette drôle de guerre qui, pour l'instant, n'est ni une guerre nucléaire, ni un guerre civile. Encore que, quant à la guerre civile, nous ne saurons pas sûrs qu'elle ne soit pas déjà commencée.

En effet, les terroristes connus, qui nous ont attaqué récemment, en France et en Belgique, sont des... européens. Oui, des européens. Mais des européens qui ne se sentent pas, qui ne se considèrent pas des européens. Et en tant que citoyens européens, ils veulent détruire la civilisation européenne. – Ce n'est rien d'autre, mais vraiment rien d'autre que de la guerre civile pure et dure, si j'ose dire.

Or, avec nos petites prérogatives administratives, avec nos faibles forces sécuritaires, qu'est-ce qu'on pouvait faire, nous, dans cette situation inédite, bizarre, mais pas moins affolante, démente et horrible ?

Comme quelques éléments de réponse, nous pouvons dire que nous, avec nos faibles forces, on peut regarder d'abord vers la sécurisation des point sensibles. Il faut investir dans la surveillance de tous ordres (humaine, communicationnelle, technique... etc.). Il faut assurer un présence policière dissuasive autour des écoles, institutions publiques, centre commerciaux, places publiques, etc.).

Il faut ouvrir au public les mosquées existantes, il faut permettre l’accès aux mosquées pour tout un chacun ; à l'instar des églises. En toute transparence. Il faut organiser des nombreux débats publics « en direct », dans des salles de réunions, à la télé, à la radio, sur des réseaux de socialisation, dans des journaux...

Il faut diriger les fonds financiers associatifs vers les associations qui favorisent l'apprentissage du français, les valeurs de notre nation et qui s'opposent à « l'entre soi », au communautarisme

Il faut mener une politique culturelle ouverte vers la paix raciale et sociale, et non pas, comme c'est assez souvent le cas, vers la haine du français, vers la haine du blanc, vers la haine de l'occident ou vers des concepts marginaux par rapport à la société traditionnelle, telle que la théorie du genre ou vers l'installation du religieux dans l'entreprise (comme c'est le cas avec le projet du nouveau code de l'emploi).

Pour réduire le chômage, surtout celui des jeunes, il faut organiser, avec les moyens à notre disposition, des vrais cours d'insertion professionnelles et sociale.

Il faut combattre toute forme de communautarisme par tous les moyens. Inclusif dans les crèches, restaurants, cantines. Il faut agir efficacement, avec bienveillance mais aussi avec fermeté, et non pas par des mesurettes de saupoudrage de type « médiateurs ».

Il faut faire pression, grand pression sur l'Etat pour qu'il assume son rôle. Le Préfet doit être tenu sous haute tension à moindre occasion. Pour qu'il prenne les mesures qui s'imposent et pour qu'il alerte ses supérieurs quand c'est le cas.

Le projet de Budget que vous nous présentez maintenant, Monsieur le Maire, va devenir très vite caduc. Les guerres portées aujourd'hui dans le Proche et Moyen Orient, en Ukraine, dans les Balkans (n'oublions pas les Balkans, qui sont loin d'être pacifiés), et dans l'Afrique noire ; les attaques d'avant hier, aux Etats Unis, en Grande Bretagne et en Espagne, ou celles de hier et de maintenant, en France et en Belgique, ne sont que la partie visible d'une guerre qui promet d'exploser dans des formes encore inédites dans l'histoire.

Il va falloir y faire face. Avec des moyens appropriés.

Diriger c'est prévoir.

Or, le Budget que vous nous présentez aujourd'hui manque de prévision. Et surtout de vision. Je dirais hélas !

Mon intervention dans le Conseil Municipa;l

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Published by Alexandre Papilian
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