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  • : Alexandre Papilian
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  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 06:43

 

 

 

 

Baise parentale

 

 

Ce fut comme un coup de massue. Très fort, dans la nuque mais aussi dans la poitrine. Sur me seins. Dans mes seins. La poitrine me faisaient mal. On ne peut pas appeler ça des seins. Pourtant, ça me faisait mal. Ce que j'avais dans ma tête tournait à mort.

Laurent, mon petit frangin, regardait comme moi le spectacle des fesses de papa qui se démenait sauvagement sur maman. Il avait de grosses couilles. (Pas comme celles de Laurent. Il n'en a presque pas, le malheureux !) Sa bite faisait des va-et-vient dans la vulve poilue de maman. Elle était grosse. Tout était gros, la bite, la vulve, les fesses, les cuisses. Celles de maman étaient bien écartées et un peu pliées vers le haut. Elle aimait ce que papa lui faisait. Nous étions en vacance. Ils ahanaient, touts les deux. Ils étaient sourds. Aveugles. Fous. Ils n'avaient même pas remarqué notre présence. La vue étaient imprenable, vertigineuse. Nous étions en vacance. Ils baisaient. Papa baisait maman. Et elle se faisait baiser par lui.

Je claquas le porte du mobile-homme. Qu'ils sachent que nous les avons vus !

Nous nous assîmes trois secondes sur les chaises en plastique blanc de notre terrasse en bois. Nous n'avions pas le courage de nous regarder l'un l'autre. La table était tâchée du vin et des fruits de la veille.

Laurent se leva le premier. Nous partîmes à la piscine. Y avait Dora, Michel, Gaspard, Coco, et Léonie. Je regardai les maillots de Michel, de Gaspard. Y avait pas grand chose dedans. Dans celui de Laurent, non plus. Je sentis comme une pression sur ma poitrine. Mes seins poussaient. Inégales, douloureux. Les garçons les lorgnaient furtivement. Des regards glissants et hypocritement indifférents. Je savais maintenant ce que je savais. J'avais vu papa baiser maman et maman se faire baiser par papa.

Justement. Peu après, les voilà arriver : ensemble, main dans la main, l'air heureux, les draps de plage sur les épaules.

Quand je serai grande, j'aurai mon enfant et tout ceci sera fini. J'aurais trouvé ma paix. Je serai sereine.

Je ne sais pas pourquoi je envie d'ajouter : morte.

C'est comme une voix extérieure qui me parle. Pas moi.

 

Blog : www.alexandre-papilian.com/

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Published by Alexandre Papilian - dans Parents et enfants
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