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  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 21:27

 

Nous vivons une époque où le fantastique a une place de choix. On peut imaginer tout.

- Et n'importe quoi.

On peut imaginer que l'actuel président serait un génie politique ou, du moins, un génie de la politique. Quelqu'un capable de voir tout aussi bien de loin que de près. Ce qui, entre nous, serait l'idéal – à condition que la politique soit...

Eh ben, qu'est-ce qu'elle devrait être la politique aujourd'hui ? À quoi bon la politique ? Mais le politique ?

- Vaste question !

Vu la marche du siècle, fondée sur l'expérience innommable du hitlero-stalino-maoïsme, la politique menée par les survivants devrait se mettre au service de la paix.

- Mais le politique ?

Après la deuxième guerre mondiale on a eu droit à un lot non négligeable de massacres. Un peu par tout. Surtout en Afrique, mais aussi en Asie Majeure et Mineure, en Europe et en Amérique Latine et du Sud.

Et la politique dans tout ça ?

- Mais le politique ?

- Imaginons.

Notre président actuel (notre politique de choix, notre politique d'élite, notre politique représentatif, notre politique tout court, notre Suprême ) a fait d'un ministre de la Défense beaucoup apprécié par les militaires (surtout quand il arrachait des fonds pour l'armée ; et il en arrachait, grâce à l'amitié qui le liait à l’ancien président), il a fait donc de ce personnage sans paire (étant donnée la rareté des ministres appréciés par les administrés), il a fait de lui, disais-je, un ministre bizarre, de l'Europe et des Affaires étrangers. Il était trop fort et trop dangereux là, parmi les militaires qui l’appréciaient trop... À sa place le Suprême nomma une inconnue. Ensuite, il fit démissionner le chef de l’État Majeur des Armées, un type à particule qui était parait-il trop et trop respecté par ses subordonnés. Comme le ministre de tout à l'heure.

Je ne croix pas que les décisions du Politique Suprême serait capricieuses. Je croix simplement que le Suprême, qui n'avait même pas fait son service militaire, veut être un Militaire Suprême.

- « Je suis votre chef ! » dit il aux militaires.

Et aussi :

- « La confiance est l'affaire de l'autre ».

Prenant exemple sur Mao (Timonier Suprême), sur Staline (Petit Père des Peuples), sur Ceausescu (Génie des Carpates), il demande qu'on l'appelle Jupiter.

Je ne sais pas s'il a des scrupules. Je crois que non. Pourquoi aurait-il des scrupules dans ce monde qui lui avait ouvert largement la voie vers l'endroit d'où il peut pisser sur tous qui, eux, ne demandent que ça, paraît-il? S'il n'a pas des scrupules,en revanche, il a une certaine capacité de fabriquer des scrupules pour ses administres. Pour ceux prêts à se faire « scrupuliser ».

- Enfin, c'est ce que j'imagine aujourd'hui, dans notre époque où le fantastique occupe une place de choix.

Il prévoyait un coup d’État militaire. Il a décapité l'armée.

Voila ce qu'on peu imaginer dans notre présent prêt à tout.

Et n'importe quoi.

Aussi.

 

 

Blog : www.alexandre-papilian.com/

 

 

 

 

 

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