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  • : Alexandre Papilian
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  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 21:07

 

Bien sûr que cela me fait peur. Qui n’aurait peur en apprenant tout cela ?

- L’ADN du fœtus circule librement dans le sang maternel.

Le sang maternel, autrement dit le mien. C’est moi la maternelle. J’ai peur. Je suis la peur. Je suis la mère. Je suis mon sang. Le sang de la mère. La peur. Ma peur est le fœtus. Celui que je porte. Le mien. Je suis mon fœtus. Mon effroi s'appelle trisomie. J'ai peur que mon enfant – l’actuel fœtus – ne soit trisomique. Je suis affolé par sa trisomie, la mienne.

J’ai peur de l’amniocentèse. Il y a un risque de fausse couche. L’examen peut s’avérer inutile. Mon enfant peut ne pas être trisomique. Je peux le perdre – l’expulser – suite à une amniocentèse boiteuse, merdeuse, merdique.

- Un pour cent des cas.

On n’est pourtant pas obligé d'être le un pour cent. Aujourd’hui, une simple prise de sang peut permettre d’analyser le matériel génétique fœtal circulant dans le sang maternel.

- Problème : comment séparer le matériel génétique fœtal du matériel génétique maternel ?

Nous voilà réduits à des matériaux génétiques, mon enfant et moi – nous. Il n’est pas facile d’assumer cette condition « deshumaine ». Je ne veux pas me laisser immerger dans une « condition deshumaine ». Je ne suis pas deshumaine, moi. Le fœtus qui laisse traîner son ADN dans mon sang, lui peut-être, mais pas moi. Pas moi. Moi, je ne peux être qu’humaine. C’est ma destinée, mon karma, ma damnation. Il en sera pas pareil pour mon fœtus, une fois glissé dans l'humain. Mais jusque là, son matériel génétique circule sans entrave dans mon sang. Nous sommes imbriqués/fusionnés, mon fœtus et moi. Nous sommes (des) consanguins. Alors..., que reste-t-il d’humain pour nous, en nous, lorsque nous nous retrouvons tellement mélangés l’un avec l’autre ? Serions nous toujours (des) humains ?

- On demande à voir.

Et le père, dans tout ça ?

Le père ?

 

Blog : www.alexandre-papilian.com/

 

 

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Published by Alexandre Papilian - dans Parents et enfants
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