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  • : Alexandre Papilian
  • Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
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30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 05:04

Jésus, mon petit Jésus !

 

 

Jésus, mon petit Jésus, je ne savais pas que tu allais finir en croix. Si je l'avais su...

- Alors, quoi, si tu l'avais su ?

Rien. Rien. Vous avez raison : quoi, si j'avais su ? Qui peut changer l'ordre des choses ? Personne. Simplement, il t'a été donné – lui, devenu avec le temps Lui, voire LUI.

...Ensuite on m'a fait tout ce que l'on a voulu me faire, tout ce que l'on a pu me faire. Tout ce que je me suis laisser faire. Entre l'innocence sublime et celle idiote, entre maternité et virginité, entre l'annonciation et l'assomption, entre le statut de la pécheresse, voire celui de la pute, et celui très ambigu du calice spirito-charnel, rien ne m'a été épargné. Je n'ai rien raté.

Ma souffrance au pied de la croix, elle vous dit quoi à vous ? Elle vous a dit quoi, ma souffrance, quand on Lui a transpercé les mains et les pieds avec des gros clous et quand Il a crié Eloi, Eloi, lama sabachthani? Elle vous dira quoi, demain, cette souffrance, la sienne, la mienne ?

Pas grand chose. Contentez-vous de donner des nom à ma souffrance : Pietà, Mater dolorosa... La souffrance d'une mère qui doit enterrer son enfant est naturelle, voire normale. Rapidement, trop normale. Parce qu'inévitable. Il n'y a pas de mots pour parler de ÇA.

C'est dur d'endurer, de supporter l'insupportable, la responsabilité de t'avoir mis au monde.

(...)

De t'avoir mis au monde pour que tu finisses en croix. De t'avoir mis au monde pour que tu finisses en croix et pour que le monde dans lequel je t'ai mis et qui t'a mis en croix, ne t'oublie à tout jamais.

Pour que le monde vive avec toi, même si tu n'es plus de ce monde. Pour que le monde porte ta croix.

(...)

(Vous allez me dire que j'y suis pour rien. Peut-être. Mais... Mais j'y suis quand même. Je suis pour quelque chose qui dépasse TOUT ÇA – en le réduisant à la « simple » souffrance maternelle. Notamment.)

 

Blog : www.alexandre-papilian.com/

 

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Published by Alexandre Papilian - dans Parents et enfants
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