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  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
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3 novembre 2017 5 03 /11 /novembre /2017 10:53

 

Besoin d'Œdipe

 

 

Besoin d'Œdipe ? Mais de quoi parle-t-on ? Du besoin ressenti par Œdipe ? De notre besoin d'Œdipe ? Ambigu, hein ! Œdipe même, dans son intégralité, si je puis me permettre, n'est qu'ambiguïté. Par voie de conséquence, tout ce qui est lié à lui (besoin compris) est taillé dans la même matière, l'ambiguïté.

D'une manière statistiquement majoritaire (pour ne pas dire « normale ») on a généralement un père et une mère.

Suite à cette possession, on arrive à se construire et à posséder un « moi », un « surmoi », un MOI et un « ça ».

C'est papa Freud qui l'aurait dit. Lorsqu'on est une personne « normale », je veux dire, masculine, on tombe amoureux de sa mère et on tue le père (pour le remplacer, parait-il). Quant aux personnes « anormales », féminines, je ne me prononcerai pas aujourd'hui.

Je suis de sexe masculin. Quoi qu'on en dise (ou pas), je possède une verge et deux testicules. J'aime les filles. D'où certains problèmes. Je n'ai pas comme tous les « normaux » un père et une mère, mais uniquement deux pères. Ou, si vous voulez, un père de trop et une mère de moins. Je ne peux pas m'œdipiser comme tout le monde. Je n'ai pas une maternelle de qui tomber amoureux, comme tout le monde. Je n'ai pas un paternel pour le tuer et pour le remplacer auprès de ma maternelle, comme tout le monde ; j'en ai deux.

Donc, stress ! 

Je ne peux pas parler filles avec EUX. Ils n'y comprennent rien. Pire encore, ils ont des opinions, EUX, que je ne comprendrai jamais, je crois. Leurs caresses ont été très gauches, dans mon enfance. Ils ne voulaient pas réveiller en moi des choses qu'ils connaissaient, mais que je n'avais peut-être pas. Ce qui, entre nous, n'est qu'une pitre connerie : si je n'en avais pas, il n'y avait aucun danger, et si j'en avais, il fallait m'aider à les réveiller...

Ils ne voulaient pas être accusés de corruption de mineur, bref ! Bref ! Comme si avoir deux pères à la place d'une mère et d'un père ne serait pas une corruption en soi !

Bref, c'est bien, mais que fait-on de mon besoin (de complexe) d'Œdipe, à moi ? Avec ou sans deux pères, je suis moi et personne d'autre. Or, un moi, quel qu'il soit, suivi d'un surmoi, quel qu'il soit, pour devenir ce qu'il doit devenir, un MOI, quel qu'il soit – précurseur d'un ça, quel qu'il soit –, doit résoudre son complexe d'Œdipe, quel qu'il soit. Il n’y a pas de MOI sans Œdipe. Et encore moins de ça, de ÇA.

Dans chaque MOI il y a un Œdipe. Chaque MOI avec son Œdipe.

Si Œdipe il y a, chaque MOI fonctionne avec les besoins de son Œdipe. Si Œdipe n'y est pas, chaque MOI fonctionne avec son besoin d'Œdipe.

Plus clair que ça, tu meurs. Oui, toi ! Parce que moi, j'ai tout ce qu'il me faut. Œdipe et pas Œdipe, besoin et pas besoin. Tout. Sauf une mère. Oui.

 

Blog : www.alexandre-papilian.com/

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