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  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
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31 décembre 2017 7 31 /12 /décembre /2017 09:47

Le sexe

 

 

Si c'est vrai ou pas, je ne saurai le dire. Si ça me convient ou pas, ça c'est plus simple. Ça me convient. Et largement.

J'ai une relation très fusionnelle avec Pierre. Nous sommes mari et femme plus qu'on ne l'imagine. La langue n'est pas innocente. J'ai dit « mari et femme ». Pierre est mon mari ou, plus largement, « un » mari. Tandis que moi, je suis sa femme ou plus largement une femme. Mari et femme, c'est pas pareil. Non seulement à cause du sexe, mais à cause des dimensions, du pouvoir de contenance. La femme est capable de contenir l'homme.

Ma vision dans ce sens présente des connotations physiques et chimiques.

En somme, suite à une certaine concentration de féminité, on cristallise et ensuite on sublime en masculinité. 

L'image vaut ce qu'elle vaut. Pour moi, elle est parfaite. Dans l'océan de féminité, quand la féminité se voit concentrée soit par évaporation, soit par un apport fluvial accru d'hormones, des cristaux de masculinité font brusquement leur apparition. Des fleurs solides et rigides. On pourrait croire qu'il s'agirait d'une solution cristallisée d'une manière particulière de féminité-masculinité avec une prépondérance féminine. On pourrait croire que la masculinité serait soluble dans la féminité. Qu'elle cristallise et fleurit dans la féminité. Dedans.

Mais ce n'est pas le cas.

- Dans ma vision.

Oui. Tout près, dans ma vision.

Il s'agit de la féminité substantielle. De la substance féminine à l'état pur.

Et du coup, comme conclusion d'une certaine concentration sur soi, la féminité passe partiellement en masculinité.

C'est la réplique, si l'on veut, du mythe de la création d’Ève. L'homme se crée de la femme. Dans le monde, il y a toujours plus de féminité que de masculinité.

Les cristaux masculins deviennent de plus en plus nombreux, mais sans arriver à submerger physiquement la féminité. Et pour cause. À partir d'une certaine concentration, la masculinité cristallisée sublime. Elle passe directement dans l'état gazeux, en se rependant dans l'atmosphère et dans l'Univers pour revenir dans la féminité sous forme liquide ou météorique.

- C'est la fécondation.

Mais, jusque là, la féminité se retrouve un peu seule. Elle se re-concentre sur elle-même. Les cristaux de masculinité – fruit de cette concentration féminine – font de nouveau leur apparition. Et ainsi de suite. De suite – jusqu'au moment où le sexe final se décide.

- Le sexe de l'enfant.

- Le sexe du monde.

- Le sexe.

 

Blog : www.alexandre-papilian.com/

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