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  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

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7 décembre 2017 4 07 /12 /décembre /2017 09:56

Un vaste bordel

 

 

Je déteste les vieux. Les jeunes aussi. Leurs jeunes à eux. Les leurs, les jeunes des vieux. Ils n'ont aucune utilité. Ni les uns, ni les autres. Père et fils, mère et fille, et vice versa, mère et fils, père et fille. Un vaste bordel.

Le vide. L'abîme. Le chaos.

Eux, par contre, se trouvent mille et une raison d'exister. Mais que dis-je, un million et une. Un milliard et une. Et plus encore si affinités.

- Plus alors, tant qu'on y est.

On se trouve dans la partie basse de ma cyclothymie. Je suis bipolaire.

- C'est la mode.

Je suis la mode. Je suis à la mode.

- Je suis bien.

C'est à dire, pas bien.

Paradoxe ? Le paradoxe n'est que de la cyclothymie, de la bipolarité, de la mode, du bien. Des nerfs. De l'hystérie.

Ici, dans ce bordel, les dinosaures règnent en tout impunité. Et pourquoi ? Parce qu'ils n'ont jamais existé.

- Autre paradoxe de notre vie infecte.

(Infectée !)

Extraits, sortis de monstres oubliés, de nos monstres à nous, nous nous efforçons de les ressusciter à fin de créer le virtuel de l'histoire, la mort vaguement revitalisée par nos vies assez vagues.

Compliqué ? Fermez les yeux alors. Restez dans votre ignorance tiède que Dieu vomit de sa bouche. Sinon, suivez-moi. Poursuivez-moi. Les dinosaures n'ont existé que dans le virtuel. Dans des images inventées. Inventées pour que la foule ignorante (vulgum pecus), soumise à une spiritualité innée et pas trop claire, ni trop nette, devienne matérialiste (pas trop claire non plus). Pour qu'elle anime ses instincts du réel, de la matière. Un réel et une matière sublimés ensuite. Une spiritualité perchée au sommet creux du volcan de la folie.

Les vieux n'ont jamais existé. Ceux que nous considérons comme des vieux sont encore très-très jeunes. L'homme peut vivre, exister, être encore beaucoup plus long-longtemps, beaucoup plus vieux qu'aujourd'hui. Sa sclérose luminescente, voire lumineuse n'est qu'un début de l'évolution nirvanatique en cours.

Être vieux réclame quelque chose d'encore plus vieux. Mais aussi quelque chose d'infiniment plus jeune, pas encore né, voire à ne pas naître.

La filiation – car c'est elle sur qui on jase, n'est-ce pas? – s'avère tributaire de son démon phylogénétique. Elle n'a rien trouvé de mieux que de se faire récapituler par l’ontogenèse.

- Des mots et des hyper-super-mots destinés à nous affoler et à nous crétiniser.

Nous autres, père et fils, mère et fille, et vice versa, mère et fils, père et fille.

X ou pas X, Y ou pas Y, Z ou pas Z.

Un vaste bordel.

 

Blog : www.alexandre-papilian.com/

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