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Présentation

  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

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5 février 2018 1 05 /02 /février /2018 08:07

 

C'est quoi le plus grave ?

 

 

     Il n'est pas inhabituel de se retrouver au bout du langage. Parfois, on ne trouve plus ses mots.

     - Encore faut-il avoir des mots à trouver.

     - C'est vous qui le dites !

     Il y a, c'est vrai, de moments où les mots n'existent plus. Où ils deviennent inutiles. (Pourvu qu'ils ne le fussent pas déjà.)

     - Les mots gâchent la chose.

     - Souvent.

     Je me sens bien à l'intérieur de mon âge. Le troisième.

     - Je parle de mon âge.

     Je suis en bonne santé, grâce à Dieu, bien entendu. C'est l'essentiel, n'est-ce pas ?

     La joie de vivre s'est estompée depuis des lustres. La volonté et la puissance de vivre, propre à la période où l'on perd sa joie de vivre, pareil, se sont évaporées elles aussi.

     - Aux oubliettes !

     Aujourd'hui, j'ai affaire à un îlotage de ma mémoire existentielle aux l'endroits enfantin et parental, si je peux me permettre.

     - J'ai déjà dit que les mots pouvaient manquer – si jamais ils existaient.

     Je vais essayer d'en trouver quelques-uns, pourtant.

     J'aimerais vivre simultanément mon enfance, celle de mes enfants, celle de mes petits-enfants arrivés (ou en cours de) et ainsi de suite. Celle de mes parents et de mes grands-parents arrivés (ou en train de) jusqu'à moi, également.

     J'aimerais vivre – ou être – un enfant-parent/parent-enfant.

     - Et plus, si affinités.

     Le mot le plus approprié serait « revivre ». Ou « re-être ». L'idée subordonnée étant que j'aurais vécu (été) ce que je veux revivre (re-être).

     Je sens pousser en moi quelque chose d'Alexandre le Grand. Aussi, quelque chose de son Nœud Gordien.

     J'ai tué l'enfant qui vivait, qui était en moi. L'enfant que je vivais. Que j'étais.

     Ou, peut-être, aurais-je tué l'enfant – tout court ? 

     - On dirait que j'aurais le choix.

     L'enfant que je vivais/étais – ou l'enfant, tout court ? C'est quoi le plus grave ?

     Le choix ?

     - Autre ?

 

Blog : www.alexandre-papilian.com/

 

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