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Présentation

  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

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17 avril 2018 2 17 /04 /avril /2018 14:33
 
 
L'acte sexuel est lourd
 
 
Il y a des femmes qui aiment l'acte sexuel. Parfois beaucoup. Des étincelles dans les yeux, elles parlent même de la baise. Ça leur fait plaisir. On les rend heureuses. (Enfin, je crois. En tout cas, leur verbe va dans cette direction.) Elles sont capables de juger le sexe de l'autre. Le sexe du mec. Gros, mince, long, court, droit, courbe, des lèvres douces, une langue agile, des doigts adroits, un bon doigté général. Tout y passe.
 
- Il y a des femmes comme ça.
 
Je dirais même qu'elles sont majoritaires. Elles photographient en premier les fesses du mec, son côté face ensuite. Et seulement après, les yeux, la chevelure, la bouche, les mains, la peau, l’haleine, l'odeur des aisselles, de la bite, du cul etc..
 
Moi, c'est pas pareil. Je considère que l'acte sexuel est lourd.
 
- Pour moi.
 
Très lourd, même.
 
- Pour moi, la femme.
 
Pour une femme.
 
Pour un homme, ça pourrait être lourd aussi. Je n'en sais rien et je ne dis pas non. Mais je ne suis pas un homme. Et finalement, je n'en ai rien à foutre. (Avec et sans jeu des mots.) Je m'en balance. Il n'a qu'à être infernal.
 
- L'acte sexuel, pour un homme, indeed.
 
Il n'a qu'à ne pas en être un – l'homme. C'est pas ma responsabilité le fait qu'il soit arrivé dans cet état.
 
- Son état d'homme.
 
Avec son zizi ridiculement mou et pendant et dangereusement hissé et bandant en bas du ventre. Avec ses poils poussés partout, même là où c'est pas possible. Avec ses muscles plus forts que les miens. Avec son regard de prédateur inconscient, le moment de l'attaque et ensuite le moment précédant l'apothéose.
 
- Deux moments où il est un mort violent, le mec.
 
C'est ce mort qui prétend me pénétrer. Qui s'empresse de s'emparer de moi. De me posséder.
 
- Avec plus ou moins d'habileté, douceur, brutalité, violence.
 
Quand on est sur et en moi, je suis perdue. Insultée. Crétine.
Je ne comprends pas le sperme. Dans la main, dans la bouche, dans le cul, dans les cheveux, sur les joues. Même pas dans le vagin-utérus – et plus encore si affinités. 
 
- C'est pour ça peut-être que je n'arrive pas à me faire fertiliser et à en avoir un enfant.
 
- C'est pour ça peut-être que je n'arrive pas à me faire fertiliser et à en avoir un enfant.
 
Et Dieu sait si je ne le désire !
 
Blog : www.alexandre-papilian.com/
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