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Présentation

  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

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3 mai 2018 4 03 /05 /mai /2018 07:23
 
 
 
Papa fait la vaisselle dans la cuisine
 
 
     - Est-ce que l'homme peut être bon ?
     - C'est uniquement lui qui puisse l'être.
     - En tout cas, c'est uniquement lui qui peut répondre à la question.
     - Lui, en tant que disciple du Fils de Dieu.
     - Ou de Satan.
     - En tant qu'apôtre.
     Voilà un condensé de la conversation eue avec mes quatre frangin et frangines  arrivés, tous les quatre, à l'âge des questions fondamentales et de réponses souvent précipitées. Gaël, dix-sept ans, Annick et Thierry, quinze (des jumeaux), et Lili, dix-neuf (demi-sœur, la fille de papa).
     « En tant qu'apôtre », c'est moi, quatorze ans. C'est moi, le benjamin de chez les benjamins, qui le dit. Je suis ému. Très content. L'homme bon, quel thème extraordinaire de réflexion ! Quel thème extraordinaire de vie ! Très content de moi et de mes frérots.
     - Mais je ne veux pas être apôtre, dit Thierry.
     Même pas « un » apôtre, qu'il dit. Il veut être seulement bon. Être tout simplement. Être comme l'eau, comme l'air, comme le feu, comme le noir du ciel comme la lumière qui va avec, comme la glaciation ou comme la brûlure, comme la respiration, comme... l'amour ?
     - Oui, j'ai le courage d'en parler, dit-il comme s'il se rebellait.
     Ou l'irresponsabilité. La liberté, aussi.
     - Mais tout ça ne fait pas de toi quelqu'un de bon, dit Annick.
     Il faut qu'on rencontre la douleur, qu'elle dit. Il faut vivre la douleur d'un autre. La comprendre. Il faut accoucher. (Elle n'a pas d'enfants, mais elle parle d'accouchement !)
     Il m’est agréable de parler avec eux. Je ne suis plus un enfant. 
     Je ne sais pas si je suis quelqu'un de bon, si je suis un homme bon, mais je sais que je ne suis plus un enfant et que ça c’est bien ; je sais que je suis bien.
     Maintenant. Oui, maintenant.
     - Dans tous les cas de figure, on peut être bon.
    C'est la voix de papa qui le dit. Sans trop savoir de quoi il serait question... maintenant. Oui, maintenant. Il fait la vaisselle dans la cuisine.
 
En vente sur Amazon (version brochée), sur Kindle (version ebook)
Blog : www.alexandre-papilian.com/

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