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Présentation

  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

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17 mai 2018 4 17 /05 /mai /2018 08:42

 

 

Songe de fou

 

 

     Je fais l'amour à Astrid. Il est midi. Le soleil brille et brûle. La chambre, lumineuse, est riche en meubles et couleurs. Du lux. Astrid est riche. Elle m'aime.

     J'ai mis les jambes de Astrid sur mes épaules. Je lui demande de regarder le va-et-vient de mon sexe dans le sien. Elle soulève la tête. Sa crinière rouge atteint ma poitrine, mon ventre. Ça lui plaît. Se laisse tomber sur l'oreiller. Soupir chaud, abandonné. Regard profond, total.

     Je capte une petite présence en hauteur, à droite, à la jonction tridimensionnelle des murs avec le plafond. Une présence, une attente. Un petit rire en argent.

     Le regard de Astrid devient encore plus profond et doux.

     Ses mains caressent mes fesses. Puis, ses bras se mettent autour de mon cou. Je descends la tête. Je lui ouvre la bouche avec ma langue. On se touche les langues. On fusionne.

     Je me dédouble. Je me retrouve à l'intérieur de la petite présence au coin du plafond, à l'intérieur de son rire en argent. Dans les tripes d'une joie intense et incendiaire, sans fin.

     J'y retrouve une autre joie, tout aussi immense et infinie que la mienne, un rire tout aussi béat que le mien.

     Astrid. C'est elle.

     C'est nous en fusion/apothéose.

     Nous planons hors du temps.

     Et zoup !, nous nous séparons. Sans déchirure. Bienheureux. Nous retrouvons tout en riant nos deux corps enlacés !

     En tant que présences totales, nous savons que ce sont des futurs parents ceux qui soupirent, gémissent, rient. Qui nous fondent. Qui rient à nous. Nous perçons, nous foudroyons et soudons les corps enlacés. Nous pénétrons et distillons leurs songes qui rétrécissent, s'unissent et se renforcent dans un « nous » devenu « moi ».

     Dès lors une force terrible me fait sortir du rêve pour me jeter dans la réalité du lit où je dors à côté de Astrid, ou, au contraire, où elle m'extrait de la réalité terre-à-terre pour m'enfermer et me digérer dans un songe ou dans la folie.

     Je tairai toute cette histoire. Peu de gens la comprendraient. Voire personne. On ne comprend pas la réalité, ni la folie. Ni la beauté. Ni le bien. Ni l'enfant à naître. Ni la vie.

 

En vente sur Amazon (version brochée), sur Kindle (version ebook)

Blog : www.alexandre-papilian.com/

 

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