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Présentation

  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
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30 mai 2018 3 30 /05 /mai /2018 07:45
 
 
 
Tous les mecs sont des salauds
 
 
     Je le sais. Je le sais depuis longtemps. Depuis toujours peut-être. Et même plus. Ils sont tous des salauds. C'est de naissance. C'est dans leur nature. Laurent ne fait pas exception. Pourquoi en ferait-il ?
     Comme toutes les mères juives, je trouve que mon fils est le nec plus ultra des mecs. C'est à dire beau, joyeux, intelligent, charmant, toujours et toujours vainqueur mais jamais et jamais pleinement conscient de son propre intérêt, toujours et toujours sur le bord de la catastrophe.
     Il a une femme comme toutes les femmes. Belle (sans trop ; elle n'attire pas les bourdons), calme et douce, intelligente et soumise... Une fleur. Modeste, mais belle. Une fleur.
     Maintenant elle s'est mise à faire un enfant à Laurent. Si je ne suis pas morte de bonheur c'est parce que le miracle existe.
     Mais, problème ! Les choses ne vont pas comme il faut entre eux. Laurent, comme tous les mecs, n'est qu'un salaud. Un salaud qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Ou, plutôt, pas plus loin que le bout de son zizi. Il ne voit pas son intérêt, sont vrai intérêt. Notre monde est régi par une loi tantôt masculine, tantôt féminine. Bref une loi masculine-féminine. Si un mec regarde trop d'après les nanas, c'est pas bien ; mais s'il ne regarde pas, c'est pas bien non plus. Laurent est porté par le temps du regard. Il regarde d'après les nanas et elles le lorgnent aussi. Je pense qu'il y a trop de femme dans notre société, dans notre monde. D'ailleurs, ça se voit un peu partout. Elles ont conquis presque tout le pouvoir dans la société. Tout le pouvoir de la société. Tout le pouvoir du monde. Je trouve ça compliqué mais bien. Néanmoins, il faut savoir raison gardée.   
     C'est dans les gènes des hommes que d'être des salauds. De baiser tout le temps, avec ou sans le plaisir de la femme. Plutôt sans. Mais que Dieu le Grand la garde, la femme, si elle marchait à côté ! Elle doit se soumettre, se contenter de faire des enfants, beaucoup, tous les enfants du monde. Et que je te prépare les repas festifs. Et que je t'épaule lorsqu'on n'a pas obtenu l'avancement visé. Ou lorsqu'on frôle la ruine économique et/ou sociale de la famille...
     J'en fais partie, certainement. Mais cela ne m'empêche de voir la réalité en face.
     Laurent s'est trouvé une pouffiasse pour la sauter. Il est assez aveuglé par l'asphalteuse qui se les écarte pour lui. Je l'ai vue deux fois, tout à fait par hasard. Elle n'est pas mal, mais elle se pomponne trop. Elle veut plaire. Non seulement à Laurent, mais au monde des hommes, de tous les hommes. Et du coup, snober les femmes. Une salope ! Elle fait pitié ! Il y a des femmes comme ça. Je le sais par propre expérience.  Je sais aussi que l'homme peut se laisser envoûter par les sirènes plus ou moins horizontales.
     Mon problème n'est pas Laurent, pour autant, mais Leila. Elle ne mérite pas un tel Laurent. Elle souffre, je le vois bien. Un petit moineau endolori. Elle souffre beaucoup. Mais lui, le salaud, continue d'aller voir ailleurs, de voir la traînée. Quelle race de femme peut faire ceci à une de ses consœurs qui attend un enfant ?
     Il ne voit pas, l'idiot, qu'il ne trouvera pas une autre Leila. Il ne voit pas que l'autre, prête à prendre l'homme d'une autre, ne peut être qu'une pute, une traînée, une morue. Elle ne peut pas faire le bonheur d'un homme et de sa famille.
Je ne sais pas quoi faire. Je ne crois pas pouvoir diriger Laurent. Pour lui je suis sa maman, certainement. Sa maman, c'est à dire, une femme. Un être pas vraiment supérieur.  Même si je suis sa mère, je suis la mère d'un salaud. Pauvre Leila ! Il va la perdre ma petite bru, le malheureux !
 
En vente sur Amazon (version brochée), sur Kindle (version ebook)
Blog : www.alexandre-papilian.com/

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