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Présentation

  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

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13 septembre 2018 4 13 /09 /septembre /2018 08:12
 
 
 
 
                                                      Un(e) revenant(e)
 
Je ne l'ai pas reconnue toute de suite. Elle m'a attrapé par derrière. Comme la première fois, il y a bientôt trente ans,
Je jouais en face de Marine. J'ai senti deux paumes très chaudes sur mes épaules. J'ai essayé de me tourner à droite, ensuite à gauche. La personne « surprenante » bougeait de façon que je ne puisse pas la voir. J'interrogeai du regard Marine, mais la réponse muette de celle-ci me fit savoir que ma partenaire ne connaissait pas la personne qui se cachait derrière moi.
 
Enfin, elle se fit voir. C'était Claudine, la fille de Danielle et Basile Barataud.
 
Embrassade et décision d'aller prendre un verre après le tournoi.
 
Jusque là, je... me souviens d’elle. Elle était jeune et potelée. Une Lolita bien foutue, disons. Elle m'avait attrapé par derrière, dans la piscine. Comme aujourd'hui, au club. C'était la piscine de la résidence où Danielle et Basile, ses parents, deux commerciaux financièrement aisés, nous avaient conviés, nous autres six invités, à nous baigner, entre deux tranches de bridge familial.
 
Leur appartement, situé dans une résidence « classe » des Yvelines, pas loin de Paris, était assez spacieux pour pouvoir y organiser, au rez-de-chaussée, dans le grand salon, des petits tournois par paires ou par quatre.
 
Claudine était la fille de Basile et Danielle. Elle avait aussi un frère, Marc, un jeune un peu hyperactif, soupçonné à un moment donné d'autisme, mais en réalité plutôt un peu crétin.
Elle m'avait attrapé par derrière, comme je viens de le dire. Elle avait mis ses petites mains sur mes épaules. Elle s'est collée doucement à moi, en caressant mon dos avec ses seins déjà bien formés... Son soutien-gorge était en soie, douce... Elle a mis les jambes autour de mes hanches. J'ai coulé, avec elle. On s'est embrassés fugitivement (très) sous l'eau. Je lui ai mis la main dans la culotte, mon doigt caressant une nanoseconde son sexe... Nous sommes sortis à la surface en riant... Personne n'avait remarqué notre étreinte.
À l'époque, je couchais avec Danielle, sa mère. Mais je n'aurais pas dit non, si l'occasion s'était présentée, de me faire aussi sa fille.
 
- Mais ce ne fut pas ainsi.
 
Ce fut le cas à cet instant, par contre. Et ce fut très bien. Très-très bien, même. J'ai rajeuni d'un coup. Parce que sauvage.
C'est ensuite seulement, nos têtes reposant sur les oreillers, que nous commençâmes, dans le noir de la pièce sentant nos sexes, nos respirations, nos sueurs, nos eaux de Cologne, nos morts, à nous intéresser à notre passé ; et à celui des autres.
 
- Celui de siens, par exemple.
 
Par.
 
Par la suite...
 
En vente sur Amazon (version brochée), sur Kindle (version ebook)
Blog : www.alexandre-papilian.com/
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