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Présentation

  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

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25 décembre 2018 2 25 /12 /décembre /2018 09:05
 
 
L'hydre de l'Opinion
 
Les subtilités de la vie passée sont parfois plus subtiles qu'on ne le pense. Celles de la vie présente encore plus. Pour ne pas parler de celles de la vie future.
 
- Encore faut-il qu'on y arrive.
 
À la vie future, indeed.
 
- Indeed et inside.
 
Et.
 
Le fait ci-dessous, je le place dans la vie passée.
Johann n'est pas un nom trop usuel en français. Il est remplacé assez souvent par Jean. Ainsi, on dit Jean Sébastien Bach et non pas Johann Sebastian Bach.
 
En revanche, on dit toujours Johann Strauss, et non pas Jean Strauss ; que ce soit le père ou le fils. – Va savoir pourquoi !
- Pourquoi ou pas pourquoi, c'est un fait.
 
Un fait du passé avec des incidences dans le présent.
Dans mon Club de Bridge souvent mortuaire, on trouve de temps en temps des vieux trentenaires. Je m'explique.
- Ils sont bien sûr plus jeunes que les autres.
 
Plus jeunes, dans leur quasi-totalité (expression que je traite
– ici comme ailleurs – avec le même respect que « très supérieur » ou « très inférieur », « assez moyen », « assez médiocre » ou « assez exceptionnel », « commémorer l'anniversaire », « l'anniversaire de la mort », « décimé entièrement », et plus encore). Plus jeunes, certes, mais assez vieux. Et pour cause. Ils jouent au bridge.
 
- Ce n'est pas le propre de leur génération.
 
On doit être vieux et à l'aise financièrement pour jouer au bridge d'une manière régulière, soutenue.
 
- Vieux, voire moribonds.
 
Voire.
 
Mais, enfin, chaque règle avec son exception qui la confirme. Dans notre cas, il s'agit notamment d'un Johann, ou plus exactement de deux.
 
Rien à voir avec le vieux Bach ou avec les plus jeunes Strauss, père ou fils. C'est tout autre chose et ce n'est qu'une étrange coïncidence que la chose repose sur le même nom historique : Johann.
 
Les Johann présents, comme je disais, sont deux. L'un est le fils de Régis Ruchoux.
 
- Régis, donc, joue assez souvent en face de Marie Quai, la fille de Fabienne Quai.
 
Régis a un garçon nommé Johann.
 
Régis et Marie sont parmi les peu à prendre le flambeau bridgistique de la génération précédente. Ils ont grandi ensemble. Leur fusion spirituelle est plus qu'évidente. Ils sont de la famille, on dirait.
 
- Ou même plus.
 
Ou même. Car, voilà, récemment, Marie Quai a accouché d'un très beau garçon. Garçon qui a reçu le prénom de Johann. Non pas Jean, mais Johann. Comme le fils de Régis.
 
- Vu ?
 
Et cela – explique-t-on – parce que le père de Johann Ruchoux serait pressenti d'être le parrain de Johann Quai.
Mais cela n'est pas suffisant pour l'hydre de l'Opinion.
On laisse entendre « beaucoup plus » que ça.
Et Dieu sait si ce n'est pas vrai – non ?
 
- Ou pas.
 
 
En vente chez moi et sur Amazon (version brochée), sur Kindle (version ebook)
Blog : www.alexandre-papilian.com/

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