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Présentation

  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

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18 décembre 2018 2 18 /12 /décembre /2018 08:54
 
Se – qui ?
 
À la maison, dans la rue, mais aussi au Club, je subis la pression médiatique de la campagne présidentielle.
 
- Comme tout un chacun, d'ailleurs.
 
Aborigène ou immigré.
 
- Nelly et Jean-Marcel inclus.
 
Nelly tremble de peur. Elle se dit que la crise va provoquer une gauchisation, assortie d'un gauchissement de la politique. Pire encore, de la société.
 
- Un gauchissement sociétal, comme on dit avec beaucoup d'élégance linguistique aujourd'hui.
 
Aujourd'hui.
 
Elle croit que son assurance-vieillesse sera anéantie par l'inflation et, qui sait, par une sorte de réquisition, de nationalisation des économies des Français.
 
- La pauvre assurance-vie de Nelly comprise.
 
Elle est rejointe, la Nelly, par le Jean-Marcel, un des richissimes du Club. Celui-ci regarde vers ses ami(e)s comparables en richesse, qui s'empressent, eux, de transférer leur pognon en Suisse. Lui-même, par contre, compte rester en France. Il se positionne déjà en victime :
 
- Même s'ils vont tout me prendre, je reste un fils de mon pays.
 
Il sait bien que :
 
- S'il y a un parti capable de mener une politique de droite en France, celui-là ne peut être que le parti socialiste.
 
Il est bien connu (conformément à certaines études) que pour chaque cellule du corps humain il faut prendre en compte entre 10-100 bactéries qui vivent leur vie sur et dans ledit corps. Si l'on faisait le calcul, on arriverait à des chiffres enivrants, soulants, vertigineux, abyssaux. En plus, il faut dire que beaucoup de ces bactéries restent inconnues (anaérobies, elles meurent et se soustraient de cette manière à la curiosité humaine, dès qu'elles sont sorties du corps humain). Les théories des grands nombres y trouvent paraît-il des terrains de plus en plus fertiles pour leur développement.
J'écoute les candidats à la présidence, j'écoute Nelly, Jean-Marcel, ainsi que les scientifiques et d'autres encore et encore. Je me sens comme tombé dans une espèce de creux schizo, parano et/ou an-historique.
 
Alors, je me permets de fantasmer. J'imagine que la sarabande vertigineuse des chiffres avancés par nos candidats à la Présidence de la République, par nos Nelly et Jean-Marcel, par nos scientifiques et par d'autres encore et encore qui effrayent encore et encore beaucoup de mes malheureux contemporains, partenaires de bridge compris, j'imagine donc que ladite sarabande des chiffres soit en réalité un effet de l'activité de ces bactéries humaines ou, si vous voulez, des bactério-humaines, voire de l'humanité bactérienne.
 
Alors, revenu sur terre, animé par un très sain esprit de copinage bridgeur, sublimé dans une grégaire et très saine colère citoyenne, je m'insurge :
 
- D'où sortent-ils, à qui mieux mieux, les candidats à la présidence de la République, tous ces chiffres énormes, géants et, pour la vie de tout un chacun, absolument inutiles, et à quoi bon les ventilent-ils sous nos nez (Nelly et Jean-Marcel inclus), qui n'en avons rien à cirer ?
 
Pour ne pas dire à foutre !
 
D'où la question ci-après, métaphysiquement fondamentale :
 
- Quelle différence entre faire et foutre ?
 
Pourrait-on croire/espérer que la réponse soit cachée dans l'expression « se faire foutre » ?
 
Se – qui ?
 
En vente chez moi et sur Amazon (version brochée), sur Kindle (version ebook)
Blog : www.alexandre-papilian.com/

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