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  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 09:16

Quatre formes nécessaires de folie obligatoire – Mourir 29

 

Dans le ventre maternel, j’ai été pressé. Ou, plutôt, compressé. On peut dire aussi le contraire, que c’était moi qui pressait. Mes cellules, en se multipliant, augmentaient mon volume. Le volume passait en pression. C'était la loi.

On dit que le fœtus, s’il ne goûtait rien, s’il n’avait aucune idée de ce que respirer voulait dire, si voir y signifiait tout autre chose que « dehors », il… entend. C’est ce que l’on dit. Mais ce n’est pas vrai. Il n’entend pas : il sent les vibrations (particularisées par le corps qui l’enveloppe). Ce n’est pas Mozart et Beethoven (tiens, Beethoven, quel bel exemple d’audition par vibrations), ni The Beatles et Elvis qui formeraient le fœtus, même si la mère dormait avec la chaîne hi-fi allumée dans ses bras. C’est le corps maternel, qui vibre autour, qui vibre, c’est à dire, avec le glomérule en voie de développement qu’il cache dans son ventre (fausse cavité), qui envoie des pressions à ce glomérule.

Même la soi-disant fécondation, précédant, paraît-il, l’être, est une histoire de pression. Le spermatozoïde, paniqué, meurt parce que pressé, heurté contre et englouti par l’ovule qui, quant à lui, tout aussi paniqué que son agresseur, meurt pour avoir été cerné et heurté/pressé par des millions de spermatozoïdes partouzards et violeurs et pour avoir avalé un d’eux

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Dufayer, insomniaque pendant ses gardes, est venu me voir. Nous avons bavardé un peu. Gentil, le chiot. Pas encore de petite amie stable, qu'il dit. (Et Lucie, alors ?) Il jappe dignement et avec beaucoup de détermination à ce sujet. Quant aux enfants, ce n’est pas à l’ordre du jour… Ils peuvent attendre encore… L’expression m’a frappé. Vous voyez, eux, les enfants, peuvent encore attendre. Ils sont là, quelque part, mais leur heure n’est pas encore arrivée. Et pourquoi, s’il vous plaît ? Parce que lui, le chaman, en aurait décidé ainsi ! Il n’y a rien de miraculeux peut-être dans la conception et dans la naissance d’un enfant. C’est même régulier ! Mais est-ce qu'il se peut qu'un enfant puisse rester un projet et ne pas voir le jour ? Voilà qui est troublant ! Et le fait qu’un peu de magie pourrait changer tout, non seulement la face mais l’essence, la nature des choses, est encore plus déconcertant. Bien sûr, je ne parle pas seulement de l’insémination in vitro ou du clonage, mais aussi du chamanisme et de la sorcellerie ; je parle des traditions acceptées dans ce monde, visitées de temps en temps par des savants-archivistes (des « historiens des religions »), pour les séparer mieux encore du présent amorphe et ennuyeux, qui devient irritant et sans aucun intérêt en l’absence du passé et de l’avenir qui, eux, à leur tour, n’ont aucun sens, aucune justification en l’absence de Dieu.

Quant à Dieu, sa raison d’être me paraît absolument évidente et certaine. Elle ne peut être que l’amour.

Voilà de quoi je parle.

 

 

En vente chez moi et sur Amazon (version brochée), sur Kindle (version ebook)

Blog : www.alexandre-papilian.com/

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