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Présentation

  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

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3 décembre 2019 2 03 /12 /décembre /2019 09:33

Quatre formes nécessaires de folie obligatoire – Mourir 31

 

Je suis terrassé ! La salope !

Je parle de Magali. Voilà !

Voilà ce qu’elle aurait trouvé dans sa vie ! Cette pépite affreusement précieuse, palpitant plus intensément que la vie même. Voilà ce qu’elle aurait fait de sa vie !

Amour ! Beauté ! Dieu !

Elle laisse croire avoir touché à la félicité. Je ne sais pas si elle est bonne. Un homme bon, je veux dire. Elle est une femme. Pas de Christ femme, dans ce monde. Mais, Christ... Aurait-il été... bon ?

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Je ne suis pas en mesure de mettre des mots convenables sur la bonté et sur la beauté. L'être de lumière qui paraît vouloir me recevoir, mais qui m'a rejeté, détenait ces truc, la beauté et le bien. Et moi avec. Il prenait possession de moi. J'étais élevé à un stade supérieur d'existence. Il me donnait le pouvoir de les recevoir. Aussi celui de les faire jaillir. De les libérer.

...Mais ça n'est plus valable. Le bonheur de tout à l'heure n'est plus qu'un souvenir ou peut même pas, un rêve.

Je malmène, je maltraite Magali. Je crois trop à sa félicité inconsciente. Je suis horriblement jaloux. Je ne suis pas capable de faire face à cette réalité. Et ça me manque. Terriblement. Je parle du bonheur. J'en suis jaloux. Jaloux ! Jaloux ! Impossible d'être bon. Beau non plus.

Le manque est d'autant plus ressenti que je les ai vécu ces satané de bien et de beau. L'être de lumière s'est emparé de moi. Avant de me rejeter. Avant de me les reprendre. De me les faire perdre. Depuis, je suis... empoisonné. Plus que contaminé : empoisonné. Un poison doux, très doux, mais poison. Clairement. Une drogue. Je suis en manque. Mais ma souffrance n'est pas trop grande. Je ne suis pas un être dostoïevskien. L'enfer ne s'est fait pas connaître.

Je suis seul. En vie, je crois.

 

 

En vente chez moi et sur Amazon (version brochée), sur Kindle (version ebook)

Blog : www.alexandre-papilian.com/

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