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  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

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30 décembre 2019 1 30 /12 /décembre /2019 09:49

Quatre formes nécessaires de folie obligatoire – Mourir 41

 

La vie ne veut pas me lâcher. Elle me harcèle. Je ne glisse plus vers la sortie, mais vers un infini de volutes soûlantes. La vie ne peut pas me lâcher. Être l'esclave de sa propre vie ! Le suicide n'est pas une affaire. À ne pas comprendre.

Mes enfants distillent et ré-distillent les poisons que je leur inocule (qu'ils soient présents ou pas). Ils se doivent de les métaboliser. Notamment, celui que je leur infuse afin de les rendre absorbables.

Pour pouvoir les métaboliser, je les empoisonne. Mes effluves modifient leurs sucs internes. Eux, ils confèrent à ce bouillon de folie pré-létale de la valeur, de la force. C’est le modèle développé et perfectionné, hissé à la hauteur du développement et du perfectionnement post-humain, pré-létal de la sangsue ou du vampire. J’agis en profondeur, moi, et je ne me contente pas de me nourrir et de ne pas mourir : je me régale, je m'en empiffre et je me soûle ; je change petit à petit d’immanence, sous l’effet de cette absorption exquise.

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Eux, il sont tellement jeunes encore. Ils vivent sans se soucier de leur propre mort. Et moi, moi je suce ces sucs, les leurs ou la mort est en vie. C’est moi qui les éreinte. C’est moi ! Ou, si l’on veut, c’est moi qui est le Je Suis.

Il y a matière à poème dans ce qui m’arrive. Cette enivrante succion qui m’oblige à de délicieux exercices (je ne me croyais pas capable de tels raffinements, de telles douceurs, de telles cruautés) et qui m’inocule des forces génératrices de perversion, d’un luxe qui ne me satisfait guère, mais que je convoitât depuis toujours.

 

 

En vente chez moi et sur Amazon (version brochée), sur Kindle (version ebook)

Blog : www.alexandre-papilian.com/

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