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  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

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13 janvier 2020 1 13 /01 /janvier /2020 07:50

Quatre formes nécessaires de folie obligatoire – Mourir 44

 

Jeanne !

Une admirable capacité à relativiser les choses. Elle me calmait. Avec elle, la raison rentrait dans ses droits. Devant elle, j’osais dire tout ce qui me traversait la cervelle. Elle m’aimait – en dépit de !

Elle aurait sourit avec ironie et tendre complicité si j’avais dit devant elle : « la rencontre avec son destin ne peut être que très éprouvante ».

...L'actualité malmène le destin. Elle oublie que le destin vient du dehors. Il s'avère étranger à la personne qui le subit, tout en étant, bien évidemment, entièrement particulier, personnel, propre à la personne concernée.

Le destin collectif ? Un non sens, une aberration, certainement.

Celui individuel ? Pareil.

Pour apprécier la vraie nature de cette situation, il faut être vivement atteint par la mort. C’est à partir de ce point seulement, où la résignation rejoint et apaise la bête inquiétude non-animale mais aussi non-humaine, qui anime l’homme, c’est à partir de ce point seulement qu’on peut apercevoir le destin. C’est comme un halo transparent, invisible, ce destin. Il n’est pas nous et d’autant moins à nous. Mais il n’est pas à vous ; à eux non plus.

Le destin paraît être son propre environnement que l’on déplace avec soi. (Ce qui peut expliquer aussi notre entêtement concernant la consistance de l’espace et du temps, en dépit de l’immense contradiction, voire de la géante négation que leur inflige l’infini.)

Ce sont, évidemment, des sous-pensées d’un immortel efficace, tout ça !

<>

La rencontre avec mon destin a lieu en ce moment. Ma rencontre. Mon destin. On ne veut pas de mon départ et on ne me laisse pas partir ? O.K. ! Parfait ! Je vais vivre. Mais pas comme jusqu'ici. Et voilà que je vis autrement. Je ne change pas de destin : c’est lui qui change.

Je vis mon fantôme, mon âme. Voilà ma richesse d’aujourd’hui : mon fantôme. Je vis la chose ineffable qui se trouve au fond de mon âme : le désir en tant qu’amour, en tant que haine.

De surcroît, camarades, le désir se sert de deux ferments pour faire lever la personne : une certaine capacité d’arracher à la réalité une image définie et spécifique, voire unique (présentée pour être représentée à l’intérieur de l’être) et une certaine capacité de vouloir. (Encore que, qu'est-ce que le vouloir ?)

Le désir, camarades, est bifurqué. Toujours.

 

 

En vente chez moi et sur Amazon (version brochée), sur Kindle (version ebook)

Blog : www.alexandre-papilian.com/

 

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