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Présentation

  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

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20 juin 2020 6 20 /06 /juin /2020 08:32

 

Quatre formes nécessaire de folie obligatoire - Ne pas mourir 17

 

La tête de l’Immortel pue à gerber. Il meurt trop lentement. Ses cellules ne cessent pas de résister. Elles ne se suicident pas ; pas assez. Des zombies. Le vieux n’est plus qu’un zombie. Les déjections dérivées de sa physiologie spirituelle lui donnent l’air très sage. L’air de quelqu’un qui sait. Il a l’air de savoir ce qui s’est passé entre la vieille et moi. Avec moi et avec l’Ineffable. Mais moi (c’est-à-dire, lui, Patrice), je ne veux pas qu’il le sache. Je ne veux pas que le monde soit connecté à ce qui s’est passé entre la vieille et moi. Avec l’Ineffable et avec moi.

- Notre péripétie ne regarde personne !

Pourquoi fait-il briller dans ses yeux une telle flamme (comme s’il en savait plus sur moi que moi-même) ? Dans son regard, la haine et le sarcasme malveillant lacèrent incessamment le monde. (Un genre bien particulier de sagesse !)

Du coup, ses cellules en attente de suicide se mettent à exhaler une atmosphère nauséabonde interne.

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La question fendue et étagée qui s'avère plus qu’importante aujourd’hui, reprend ses contorsions torturantes : _______________ La vie et la mort et leur nature commune ! _______________ Les liens consubstantielles qu’elles tissent sans discontinuer ! _______________ Et tant pis pour la ressemblance et, au contrarie, pour la diversification des cellules. _______________ Pour la diversification de leurs vies et de leurs morts ! _______________ Tant pis pour la ressemblance et la diversification des organismes vaquant dans l'Univers – avec leurs vies et leurs morts intérieures unicellulaires !

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Ni la cellule, ni l’organe, ni l’organisme – et encore moins l’humain – ne peuvent exister autrement que « seuls à plusieurs » . Dans des singularités accélérées mais jamais abouties. En collectivité. Une collectivité ni entièrement biologique, ni entièrement mathématique, spéciale. Seuls à l’intérieur de leur propre contour incertain enjambé et percé sans discontinuer par ceux avec qui ils sont compatibles.

D’où la conclusion qui s’impose : il n’y a pas eu de cellule unique au commencement du monde.

À la fin du monde non plus, il n’y en aura pas.

Il n’y a pas eu une mais des cellules princeps, il n’y en aura pas une mais des cellules finales.

La vie-et-mort est une action (œuvre) collective.

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Lorsque je regarde ce vieux envenimé, je revois, avec trop de clarté, tout ce qui vient d’être dit. Ce sont des produits collectifs, ces gens-là, ses parents, sa race. Avec ses cellules mourantes qui me paraissent cryogéniques et malodorantes (mais qui, si l’on croyait aux toiles de Lucie, cacheraient des merveilles « coloristiques », « perspectiviques », « volumiques »), il est une expression de sa collectivité. Ses proches, qu’il rejette sans trop de conviction, y participent. (Comme les planètes à la vie du soleil1 ?) _______________ De même, ses souvenirs. _______________ Mais lui tout seul, il n’est le produit de rien. Il n’est rien.

- Jamais il ne sera une œuvre solitaire, divine.

 

 

En vente chez moi et sur Amazon (version brochée), sur Kindle (version ebook)

Blog : www.alexandre-papilian.com/

1 Culbute :

Si notre regard était matériel, il devait avoir une influence sur l’objet regardé. À la hauteur des modifications opérées par l’objet regardé sur et à l’intérieur de nous. Après avoir regardé un objet, le regardant n’est plus le même. _______________ Il a créé et consommé du regard. Il doit s'en ressourcer. Il doit convertir une partie de son énergie (c'est quoi l'énergie ; c'est quoi une partie d'énergie ?) en force regardante, en regard. _______________ Mais quid de l’objet regardé ? Dans un monde matériel, il doit y avoir modification autant à l’intérieur du regardant qu’à l’intérieur du regardé. Regarder n’est pas innocent. On ne regarde pas impunément.

Alors, quel est l’effet de notre regard sur le soleil ?

...Et si on prenait en compte tous les êtres dotés de vision, qui regardent au moins une fois par jour le soleil... ? (Les modification apportées à la masse vivante et regardante – et pas seulement –, plus les modifications apportées au soleil par le(s) capteur(s), donnent le vertige ; la nausée ; le vomi _______________ Mais assez d’intelligence dispensée à droite, à gauche, vers le haut et vers le bas – pour rien. Pour rien et rien et rien ! ! ! ! ! )

 

 

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