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  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

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22 juin 2020 1 22 /06 /juin /2020 08:32

Quatre formes nécessaires de folie obligatoire – Ne pas mourir 18

 

Maman tue certains de ses malades. De l'aide miséricordieuse. _______________ De l’ambroisie pleine la bouche. À vomir. _______________ Je me dois d'apprendre à accomplir l'acte, moi aussi. En silence, aveuglement, au cœur du noir. _______________ Sans mots. Seul le lien mère fils sera mis à l'épreuve. Le lien si puissant qui a provoqué le suicide du Travesti.

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Dans la région de mon ventre où l’on trouve pas mal de pensées, je dois constater que j’ai parfaitement raison. Maman n’existe que parce que j’existe. J’ose pousser les choses encore plus loin : elle existe pour que j’existe ; j’existe pour qu’elle existe. Nous ne mourons pas. Nous ne mourons toujours pas.

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Les questions que je me pose aujourd’hui partent du spectacle offert par l’Immortel qui fait semblant _______________ de mourir, de vivre. Des questions partielles (comme toujours) rangées dans des parties adéquates de l’arsenal cognitif. On modifie la réalité en la disséquant. « Pour la connaître. » On l’abîme afin de la rendre cohérente, rangée, adaptée à notre imagination.

- Ce qui, évidemment, suscite des questions à l’endroit des limites de notre intelligence connaisseuse.

On ne sait pas d’où elle part. En revanche, on croit savoir où elle arrive et où elle se termine : dans la conscience.

Cette dernière, sorte de nuage psychologique, agit en double sens. Elle crée autant de trous que d'appels d’air. Elle demande sans discontinuer des connaissances nouvelles, afin de métaboliser les anciennes selon quelques lois spécifiques. En même temps, elle arrête la connaissance (le connaître) par l’injection d’une obligation limitative : celle de s’intéresser toujours et exclusivement à l’homme.

Même en explorant l’infini, le néant ou Dieu, on ne s’intéresse qu’à l’homme. On n’est intéressé que par lui. On convertit, on dévie, on disjoncte, on modifie, pour faire entrer le tout dans le moule humain infiniment fini.

- Connaître c’est conquérir.

La découverte est toujours et encore une invasion.

C’est valable pour la vie. C’est valable pour la mort. C’est valable pour Dieu.

C’est dans ce sens que la capacité de Lucie de porter un intérêt, tel que le sien, à l’égard de la mort, me trouble végétativement, m’inquiète, me masturbe et… m’absorbe.

Connaître c’est créer l’extérieur de l’homme. Et tant pis si on essaie de se connaître soi-même !

- Connaître, c’est fou !1

 

 

En vente chez moi et sur Amazon (version brochée), sur Kindle (version ebook)

Blog : www.alexandre-papilian.com/

1 Aussi, l’étrange attirance connaisseuse que je ressens pour le noir et pour le froid en train de pousser dans l'être de ce vieux enlaidit par sa petite rancune, ne m’inquiète pas vraiment. Si c’est fou, c’est fou ! Point !

 

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