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  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

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14 juillet 2020 2 14 /07 /juillet /2020 07:03

Quatre formes nécessaires de folie obligatoire – Ne pas mourir 20

 

On se pose souvent des questions sur la force de cohésion qui organise les choses en structures atomiques, ces structures en substances, les substances en cellules, les cellules en organe, les organes en organisme, les organismes en corps, le corps en…

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Selon les bouddhistes, le non-moi permettrait la libération totale du moi. Le moi, dans l’absence du non-moi, reste inaccompli. _______________ Aujourd’hui, mon non-moi c’est ma mère. _______________ Célibataire. Hyper courageuse (je pense). Elle m’a cocooné grave. Je suis toujours en vie. Elle ne m’a pas étouffé. _______________ J'ai été élevé dans l’atmosphère du CHU. Elle y disposait, comme à présent, d’un petit deux pièces de service. Lorsqu’il faisait beau, je jouais dans la cour parsemée de malades en robe de chambre. Je courais dans les couloirs et les chambres peuplés de figures pâles des souffrants. Je respirais l’odeur unique de pommes de terre ou de pâtes cuites et d’antibiotiques. _______________ Aujourd’hui j'habite en ville. Je suis indépendant, on dirait. Autonome, plutôt. _______________ Nous sommes des organes d’un seul et unique organisme. _______________ L’esprit part du cerveau pour arriver aux bouts des doigts qui vont s’emparer de l’objet visé. Il n’y a pas de discontinuité entre nous, même si la qualité n’est pas la même au bout-(de)-ma-mère et au bout-(de)-moi-même.

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Elle me regarde comme une cellule quelconque d’un quelconque organisme qui vise une de ses paires, maman. Elle me regarde, la mort dans les yeux. Je parle de ma mort. Ça fait bizarre, ça, de voir sa mort dans le regard de sa mère ! _______________ Non ?

Elle sait que je vais mourir. Moi, pareil, je sais qu’elle mourra.

- Un jour ou l’autre.

Pareillement.

Mais nous savons chacun différemment cette chose.

Maman et moi.

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C’est toujours une question de froid. Le froid qui va m’engloutir a une autre couleur et une autre odeur – dans la perspective de ma mère – que celui qui va s’emparer d’elle – dans ma perspective.

J’ai ouvert largement et définitivement les yeux sur cette réalité à l’occasion de la rencontre avec l’Ineffable.

Plus précisément, sur le fait que le froid se substitue à la mort. Mourir c’est retrouver le froid initial d’où nous sommes tous issus. – La mort initiale.

 

 

En vente chez moi et sur Amazon (version brochée), sur Kindle (version ebook)

Blog : www.alexandre-papilian.com/

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