Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
  • Contact

Profil

  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

Texte Libre

Rechercher

25 septembre 2020 5 25 /09 /septembre /2020 08:18

Quatre formes nécessaires de folie obligatoire – Ne pas mourir 27

 

Je ne peux quitter le présent que pour le passé ou pour le futur. Il n’y a pas une autre sortie, il n'y a pas une autre dimension qui me soit accessible, capable de m’accueillir. C’est notre condition que d’exister dans des dimensions. Cela même si le présent, l’instant – notre seule chance d’exister – n’en a aucune.

Paradoxe, paradoxe, quand tu nous tiens... !

Je ne peux quitter le sans dimension de l’instant, le rien du présent, que pour le passé ou pour le futur. Des riens les deux, encore _______________ vécus instantanément, au présent.

Je suis un instant. L’instant. À l’instant. _______________ Ce qui ne veut rien dire. Les choses vraiment importantes ne peuvent pas être dites. C’est notre damnation et notre salut._______________ Damnation ? Salut ? _______________ Il n’y a pas de présent sans son passé et sans son avenir. Son présent se trouve à la jonction sans dimensions, dans le rien du rencontre de son passé avec son futur. _______________ Je porte mon propre vide, particulier, individuel. Mon vide personnel. Mon rien personnel. Ni général, ni partagé. Mon présent. _______________ Je suis le présent du passé et celui de l’avenir. _______________ Je Suis.

<>

Patrice aurait dégusté un peu l’âme de Lucie. Le soir caractérisé allait s’inscrire dans leur chronologie partagée sous le nom de « soir du papillon de nuit ».

Il faisait très chaud dans le petit appartement de Patrice. Selon le calendrier, l’été commençait à peine. Mais la canicule s’était bien installée depuis quatre jours.

La lucarne largement laissait entrer une très légère onde d’air délicatement parfumée à l’acacia.

Lucie et Patrice, dévêtus, alités, la main sur la cuisse de l’autre dans une caresse finissante, regardaient la lumière faible et blanchâtre qui mêlait réverbères et lune dans une mixture aérienne rassurante, citadine, terrestre.

Soudain, le monde arriva chez eux par la fenêtré ouverte. Faisant corps commun avec la chaleur ondoyante, un papillon de nuit pénétra dans la pièce. Il avait l’air déterminé. Il savait pertinemment pourquoi il entrait ainsi dans la pièce Il savait d’où il venait et vers quoi il se dirigeait. _______________ « C’est ma grand-mère coréenne », dit Lucie. Patrice sentit l’âme de Lucie. Patrice comprit l'âme de Lucie. Un peu. Une onde. _______________ Fusion ?

La mort, pour Lucie, n’était pas définitive. N’était pas vraie. _______________ Folle, la petite ! _______________ Lorsqu’on pense d’une manière suffisamment intense à la mort, l’esprit se densifie. _______________ L'intensité devient densité. _______________ La mort commence à inexister.

<>

Patrice se trouve sous l’emprise d’une terrible impuissance enivrante. _______________ Patrice ne sait pas le rapport entre mourir et vouloir.

 

 

En vente chez moi et sur Amazon (version brochée), sur Kindle (version ebook)

Blog : www.alexandre-papilian.com/

Partager cet article

Repost0

commentaires