Dimanche 15 mai 2011
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09:17
Des nouvelles arrivées des États Unis, disent que dans le trésor informatique découvert dans le terrier de
Ben Laden on aurait découvert une impressionnante quantité de filmes porno.
Cette nuit, d'autres nouvelles arrivées des mêmes États Unis disent que Dominique
Strauss-Kahn, l'actuel directeur du FMI si potentiel candidat socialiste à la présidence de la République Française, aurait arrêté pour agression sexuelle...
Comme on peut le voir, tout ça (nous) arrive des États Unis.
Ces amerloques, alors !
Par Alexandre Papilian
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Jeudi 12 mai 2011
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09:03
A l'heure de
l'esclavage, on nous faisait travailler pour rester en vie. A l'heure du prolétariat, on nous faisait travailler pour gagner sa vie. A cette occasion et, je dirais, comme un accident de
l'histoire, on nous faisait inventer le suffrage universel. (Comme accident de l'histoire, je disait, parce que peu après, à l'heure du sovietisme et du nazisme, on nous ressortait les travaux
forcés comme expression de la modernité.) Aujourd'hui, lorsqu'on nous enferme dans la prison, on nous soigne le manque de liberté par le travail. On nous fait chanter en chœur avec les marxistes
:
- C'est le
travail qui a fait l'homme... !
C'est
!
- Car le
travail précède l'homme.
Car.
D'où l'idée
tiède de Laurent Wauquie, d'obliger les gens bénéficiant du RSA (revenu de solidarité active) de prester cinq heures de travail au profit de la société, travail qui ne pouvait en aucun cas
comparé avec les travaux évoqués ci-dessus.
L'idée de ce
jeune ministre émanant une certaine odeur de populisme/autoritarisme/dictature met en cause les valeurs contemporaines de la société française.
Est-ce que
c'est la société qui aurait vieilli, ou Laurent Wauquie qui n'a pas eu le temps d'assimiler les données de l'histoire ?
- Car
trop... jeune ?
Jeune –
et/ou... !
Par Alexandre Papilian
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Lundi 9 mai 2011
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09
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/2011
08:42
La Syrie : du massacre.
La Libye (tiens, on n'en parle presque plus – pourquoi? que fait BHL ?) : du
massacre.
La Tunisie et l'Égypte, où les Ben Ali et les Moubarak ont été chassés du
pouvoir, les violences sociales et/ou intereligieuses continuent...
Des réfugiés maghrébins continuent à inonder Lampedousa, en suscitant des
réflexes européens anti-Shengen...
La Côté d'Ivoire – tiens, que se passe-t-il dans cette partie du monde
aujourd'hui ? – interdit l'entrée dans le pays aux avocats sulfureux mais libres et français, qui veulent prendre la défense du président-dictateur perdant.
Manifestement, nous sommes confrontés à la visibilité de la bêtise
cachée.
Nous !
Par Alexandre Papilian
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Dimanche 8 mai 2011
7
08
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/Mai
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08:19
« Or, puisque Dieu n'a pas de 'droits' dont l'exercice puisse être poursuivi
pas la force, il ne saurait jamais être considéré comme renonçant à de semblables 'droits' ».
La phrase me fait du bien.
- Du coup !
Du.
Les « Réflexions sur l'oraison dominicale » d'Aldous Huxley, d'où j'ai
extrait cette phrase, débordent d'éons poétiques, comme ci-dessus. Mais c'est cette phrase notamment qui à éclaté dans mon esprit ; qui l'a fait éclater – dans le sens d'illumination et non pas
de l'explosion, naturellement.
- Naturellement – ou divinement !
Ou.
Par Alexandre Papilian
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Jeudi 5 mai 2011
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05
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/Mai
/2011
05:07
Je disais hier que les images avec l'équipe d'Obama regardant « en
direct » l'intervention du commando américain qui a tué Ben Laden sont au moins troublantes. Elles le sont d'autant plus à présent, où le Grand Voyeur, Annonciateur du Big Brother, a décidé
que lui seul, plus quelques autres, élus on sait pas exactement comment, orait le droit de voir l'horreur (probablement inévitable, car probablement nécessaire) qu'ils ont déclenchée
:
- L'exécution de Ben Laden.
Exécution probablement sauvage, boucherienne – ou plus.
Le vulgo n'a pas le droit aux images réservées (en direct, s'il vous plaît) aux
élites. Les crétins d'en bas ne seront pas capables de comprendre ce que leurs élus on fait (de nécessaire et d'horrible) – aux nom de mêmes crétins d'en bas.
On n'aimerait pas avoir un président comme Obama. On se santerais pas représente
par lui. Même plus : on ne se laisserais pas présidé par lui.
- Sérieusement ?
Oui, sérieusement. Tant que l'utilisation de l'« on » peut
impersonnaliser, voire dépersonnaliser, voire apprivoiser la révolte.
Quoique...
Par Alexandre Papilian
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