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Présentation

  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 07:03

 

Avant propos

« La poésie n’est pas de la prose » a dit dans un de ses jours fastes, Petre Rado, un copain de Roumanie. ----------- Ses paroles furent reprises et répétées avec beaucoup d’application par le monde littéraire roumain. ----------- L’esprit dudit monde littéraire roumain s’y retrouvait avec délice. ----------- Beaucoup de complicité mi-angélique, mi-diabolique…

 

 

          ----------- mais, attention ! ----------- ce qui est unanimement adopté par le monde littéraire roumain, n’est pas accepté obligatoirement ailleurs ----------- ni… vice versa : le monde n’est pas toujours valable ----------- ni dans le monde littéraire roumain ----------- ni dans le monde français ----------- ni dans celui de l’au-delà ----------- ni dans celui d’ailleurs -----------

 

 

 

 

          ----------- mais, attention ! ----------- cela ne serait qu’un autre sujet ----------- pour un autre débat ----------- pour une autre fois ----------- pour ailleurs -----------

          ----------- ni dans le monde littéraire roumain ----------- ni dans le monde français ----------- ni dans celui de l’au-delà ----------- ni dans celui d’ailleurs -----------

          ----------- dans le monde, peut-être ? -----------

 

 

Cela étant, revenons à nos moutons ----------- à nos mondes -----------  pour dire : et si, pourtant, l’espace entre la poésie et la prose n’était qu’une fine membrane permettant l’osmose réciproque de la prose et de la poésie ? ----------- et si la prose et la poésie étaient non pas la même chose (----------- ça non, cher Petre Rado ! -----------) mais dans la même chose ? ----------- À l’instar de Dieu et des hommes, par exemple.

 

 

 

  ----------- ce serait encourageant, n’est pas ? -----------

 

 

           ----------- très ! -----------

 

         --------- pour qui ? -----------

 

 

 

 

 

          ----------- pas belle la vie ? ----------- hein !? ----------- pas belle ? -----------

 

 

Une merveille[1]

 

            Elle n’a pas à mourir.

Elle est forte.

Corpulente.

Ronde.

Supéronde.

Par la même, puissante.

Elle aime énormément la bonne chair.

Elle aime immensément les parfums.

Elle parfume le monde.

Elle virtualise le monde.

Elle y rayonne.

Elle se virtualise elle-même.

Elle virtualise.

Toujours entourée par de l’agréable.

Elle aime ça.

Et ça se voit.

...La ménopause ?

...Elle s’en moque.

...Ça la fait rire.

Elle n’aime pas tous les porteurs de...

Elle aime uniquement certains d’entre eux.

Les « mastocs », d’abord.

Solides.

Puissants.

Des mâles, quoi !

Incapables de s’auto-dépasser, puisque parfaits dans leur rôle de baiseurs balourds.               ...Ça, quand ça te prend dans ses bras, quand ça te fait coucher sur le dos et écarter les jambes – ça –, c’est quelque chose !

...Pour ne pas parler de ce que ça fait lorsqu’on te demande de te mettre à quatre pattes.

...Et tant d’autres !

Ensuite, « les spirituels ».

Les esprits ambulants !

Rares !

Traqués, évidemment, par des ombres.

...Tu ne sais pas par où ils vont s’approcher ou s’éloigner de toi.

Très rares !

Ni animaux éternellement handicapés.

Ni humains infiniment inachevés.

Beaux.

Puissants.

Souples.

Joyeux.

Débordants finement de vie.

De rire.

De plaisir.

De partage.

Rarissimes !

...Tu ne sais (même) pas comment les choses se passeront à l’heure de la séparation !

Le modèle messianique ne lui dit pas grande chose.

Trop tordu et trop sombre pour elle.

Celui de la grand-mère sexy, par contre, si.

Les gens de son entourage : ses pairs, ses profs, ses élèves – à la fois.

On partage avec eux ses plaisirs.

De la bonne chair.

De la bonne bouffe.

Du bon sexe.

De la bonne descendance...

Certes, elle a tué des mouches.

Certes, elle a enfanté.

Elle a été méchante.

Elle est allée au cinéma.

Elle s’est cherchée des mythes convenables.

Elle s’est achetée...

Elle a chié, certainement.

Elle a fait chier.

Elle a réfléchi.

Elle...

Qu’est-ce que c’est que l’humain ne fait pas...?

Le monde est « positif » pour elle.

De l’amour ?

Sûrement, de la sympathie !

Elle est drôle lorsqu’elle évoque la possibilité d’être momifiée.

Ou congelée.

Ou incinérée.

Ou Dieu sait quoi encore

...Ou anéantie.

- C’est quoi d’être anéantie, rit-elle comme une baleine.

Elle dit souvent que le vrai est ce qui va au bout.

Elle est exubérante.

Accaparante.

Energiquement reconnaissante lorsqu’on la fait jouir.

D’autant plus, si on la remercie.

Elle ne se sent pas attirée par la mort.

Ou dans la mort.

Du tout.

Elle n’a pas à mourir.

...Plus tard, sans doute.

...Plus tard, sans faute.

...Mais pas tout de suite.

Maintenant (tout de suite) elle est – sans faute – bien.

Très bien.

Forte.

Corpulente.

Aimant la bonne chair.

Rayonnante.

Parfumée.

Joyeuse.

Mûre.

Croustillante.

Pleine de sève.

A croquer, et rien d’autre !

Une merveille ![2]



[1]           Elle n’est même pas folle.

 

[2]              Elle n’est même pas folle.

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