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  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 15:05


Pour ceux qui sont passés par les événements menant à la chute de Ceausescu, en Roumanie, la chute de Ben Ali en Tunisie, présente des similitudes troublantes.

- Même si les conditions historiques et géographiques son différentes.

Même si !

Il s'agit du même type de dictature, « « illuminée », travaillant pour le bien du peuple – contre le désir dudit peuple. Il s'agit du même type d'oligarchie familiale qui empêchait d'autres affamés du pouvoir de s'affirmer... Il s'agit à peu près de la même durée du règne présidentiel. Il s'agit du même empressement des charognards qui écartèlent en ce moment le corps social mis à une rude épreuve. Il s'agit, en fin, d'un processus que certains, à un peu plus de vingt ans distance, s'empressent de qualifier de révolution, voire de Révolution...

- De surcroît, un caméraman français a été tué pendant les événements de Roumanie, et un photographe de presse français, pendant ceux de Tunisie...

On a eu beau à dire, ici, en France, que la société tunisienne serait construite autour des intellectuels au chômage. Les nouvelles qui arrivent de l'autre côté de la Méditerranée prouvent le contraire. La sauvagerie prédictive d'une guerre civile paraît prendre le dessus. L'opposition, s'il en existait une, n'est pas capable de propulser une personnalité représentative capable de capter le respect de l'armée, de la police, des services spéciaux, ni celui d'autres forces politique du monde.

- Les similitudes évoquées tout-à-l'heure, seraient donc, comment dire, limitées.

Limitées, absolument. Car Ben Ali, qui a quitté le pays, n'est pas Ceausescu, fusillé, lui, dans son pays après un même pas pseudo-procès.

- Limitées ensuite par la les suites possibles des événements.

En Roumanie, on avait à craindre l'intervention des armées soviétiques ; un ministre français, d'ailleurs, ne s'est pas privé de lancer un appel à l'intervention à Gorbatchev qui, lui, s'en est assis au-dessus... En Tunisie, on a à craindre l'intervention des islamistes guettant à l'extérieur. Tout comme les régimes autoritaires arabes, tel que celui de la Libye, par exemple, aurait à craindre à une extensions des troubles tunisiennes...

- C'est ce qu'on dit à Paris.

À Paris, où on « suit de près » le déroulement des événements de Tunisie. En tout cas, la chose y fait la une des journaux. Des journaux qui ne ratent pas l'occasion de mettre en lumière les contradictions et les hésitations enregistrées au niveau décisionnel... Contradictions et hésitations correspondant peut-être à l'histoire même...

Et pour l'instant, c'est tout. La question du titre passe inobservée. À Paris, du moins.

Y a aucun intérêt de savoir qui (ou quoi) a débarqué Ben Ali, paraît-il.

Aucun, aucun ?

- C'est vrai ?

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