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  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 14:08

 

 

Mon cerveau s'est arrêté. Brusquement. Super-brusquement.

J'ai appris que François Hollande à convoqué la presse pour une réunion « informelle », in off, non-destinée au public.

Dans la conception du président, la presse, destinée en principe à l'information du public, peut être détournée et endosser une autre tâche : se taire. Elle peut être emmenée à apprendre des nouvelles, pour ne pas les transmettre.

La presse, dans la conception présidentielle, doit comprendre le pouvoir. Elle doit comprendre pourquoi le pouvoir fait une chose ou une autre. Elle doit comprendre que sinon, elle pourrait ne pas comprendre comme il faut les gestes du pouvoir. Elle doit comprendre qu'elle est sans doute un peu niaise, voire bête.

En même temps, l’Élisée démontre le grand respect qu'il porte pour la presse. Car, voilà, on la convoque pour lui livrer certain secrets ou certaines clés de compréhension, en misant sur sa capacité de compréhension. Mieux encore, sur sa capacité de collaboration. Sur sa capacité de cogestion (politico-médiatique) du public. La presse peut devenir, peut être, doit devenir, doit être un levier consentant, discipliné et intelligent du pouvoir.

Mon cerveau s'est arrêté. Brusquement. Super-brusquement.

Ensuite, après une douche à l 'eau froide, il a tenté de reprendre son fonctionnement, en tant que cerveaux qui jusqu'à présent a servi assez bien.

Mais il s'est arrêté de nouveau. Toujours brusquement. Toujours super-brusquement.

Le comble, m'a-t-il dit, est que la presse a donné cours à cette invitation. Et le voilà reparti mon cerveau.

Pour s'arrêter vite et encore plus. Toujours brusquement. Toujours super-brusquement.

Qu'est-ce la presse aurait pu faire d'autre ? m'a-t-il demandé.

À ceci, au bord du gouffre, au bord du vide, au bord du rien je me suis arrêté moi même. Je me suis interdit d'aller plus loin dans l'examen du problème.

Je me suis dit que, si je pouvais penser à mon cerveau « de l'extérieur », il se pourrait que la pensée ne serait pas propre au cerveau proprement dit et que, donc, le fait que ledit cerveau se soit arrêté brusquement ou pas brusquement, super-brusquement ou autrement, n'aurait aucune importance par rapport à la pensée et que mieux vaudrait que je pense à mon cerveaux qu'à l'action conjointe de la présidence et de la presse qui, elle, cette action, n'était qu'une preuve du fait qu'entre le cerveau et la pensée il y avait trop d'espaces vides, trop de gouffres, trop de riens – qui ne pourraient même pas être... pensés.

Et qui n'en demandaient même pas.

Qui ? Quoi ?

Ben voyons ! Les vides, les gouffres, les riens – les pensées.

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