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  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 07:28

Œuf de fou

 

 

« Quelle est la différence entre nous et une maison de fous ? Eux, ils ont une direction lucide ! »

Blague audiovisuelle. 

 

« La folie de l’homme raisonnable est

anatomisée à fond par le clin d’œil du fou. » 

Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57

III

 

4

Stroë rencontra le regard de Zakharias Cocâltãu. Dans les deux yeux du Directeur Général luisait, chose inhabituelle et inattendue pour RFI, la sympathie.

Stroë sourit et bougea la tête en guise de réponse, d’acceptation, de sympathie aussi. Cocâltãu l’invita d’un geste à venir s’asseoir à côté de lui.

- Ça va ? dit Cocâltãu lorsque Stroë s’enfonça dans le siège inoccupé.

- Ça va fort ! répondit Stroë avec une expression qui contredisait résolument cette affirmation.

- Mais qu’est-ce qu’il y a ? Qu’est-ce qu’il se passe ?

- Rien. Encore un coup de blues. Les voyages me stressent toujours. En même temps, ils m’ennuient.

- Qu’est-ce que tu veux, mon vieux ! Il faut s’y faire pourtant.

- Je ne dis pas ! Mais, n’empêche…

- Dis, fit Zakharias Cocâltãu après une hésitation presque insaisissable, comment va Gnito ?

- … ?

- Ben, oui. Je la connais. On se connaît depuis longtemps. Je me demande même si ça ne date pas d'avant le Grand Caprice. Je me ne souviens plus. Je me souviens de vous trois, les Glande et toi, mais pas d'elle. Par contre, je me souviens de Barbara. Et j'ai comme une sensation subliminale que ta Gnito actuelle est une des sous-créature de celle-ci. Enfin, je crois. Tu sais, après le Grand Caprice, tout est devenu extrêmement incertain, terriblement compliqué. Même le rien.

- À qui le dis-tu ? sourit Stroë.

- Non, mais c’est vrai. Tu sais, je suis passionné à présent par la psychanalyse et par la religion. Mais où trouver le temps pour s'y dédier comme il faut ? Nous sommes phagocytés. Je veux dire, par RFI. C’est plus que vrai. Par exemple, cette mission en Nomadie !

- Absolument. Et en plus, ce n’est pas un pays comme les autres. Moi, c’est la sixième fois que je m’y rends.

- Et alors ? Qu’est-ce que t’en dis ?

- Hum. Pour faire court, je dirais qu’on ne se baigne jamais dans le même fleuve. Mais c’est plus que ça. Je crois que le trajet bio-professionnel de l’actuel ministre des Affaires Étrangères et des Tribus peut en dire long sur l’essence même de la civilisation nomadienne.

- C’est-à-dire ? Quel est son nom, déjà ?

- Nicolâyë, Manele Nicolâyë.

Stroë eu un moment d’hésitation.

- Attends !

Il se leva et s’en alla pour revenir avec son petit ordinateur qu’il alluma sans tarder.

- C’est en nomadien, dit-il pendant qu’il faisait défiler le contenu du dossier « Nicolâyë ». Le nomadien est une langue tantôt parlée, tantôt écrite. Jamais parlée et écrite en même temps. Souvent ni parlée, ni écrite. Ou tout ce que je viens de dire, à la fois.

- Simultanéité oblige, dit Cocâltãu.

- Oblige ! dit Stroë comme un écho trans-méridien des répliques par mots-phrases de Muguette. Ceci est un rapport parlé et conservé à l’aide de graphismes qui n’ont rien à voir avec des choses connues tel que, par exemple, les hiéroglyphes, les cunéiformes, les runes ou toutes autres idéogrammes, asiatiques, volcaniques, stellaires, microbiennes et j'en passe et des meilleurs. Rien ! Sauf et uniquement avec les dessins infantiles. Notamment avec ceux qui trahissent tellement souvent et tellement brutalement-bien les trucs intimes des enfants en question, que les psys aient décidé de dévier, voire de transformer les dessins, peintures, broderies, sculptures, musiques, danses, et que sais-je encore, et, plus tard, l’écriture – la littéraire, la comptable, la politique, l’administrative, celle des modes d’emplois incompréhensibles, la technique, la génétique, et beaucoup d’autres encore –, en interprétations mais aussi en auto-médicamentation. Pour ce qui est de l’écriture journalistique, elle a été déviée, transformée en prophylaxie1.

Stroë regarda avec une certaine intensité vers son interlocuteur. Ensuite, avec une étincelle capricieuse dans son regard abyssal, il dit :

- Mais cela n'a rien à voir avec la suite. Et c'est la suite qui compte. En l'occurrence je brosserai le portrait de Nicolâyë, de Manele Nicolâyë, tel qu’il est peint ici, dans les tripes froides de cet ordinateur portable, dans et (surtout) entre les lignes insonores, non-radiophoniques, ni audiovisuelles, mais truffée portant d’informations qui s’étalent sur l’écran de cette machine.

<>

- Il est bon à savoir, commença Stroë, que la Nomadie n’est pas un pays francophone. Elle ne fait même pas partie de la Francophonie.

- Comment ça ? s’étonna Zakharias Cocâltãu. Alors, pourquoi un Sommet de la Francophonie en Nomadie ?

Le Directeur des grenouilles haussa les épaules avec ironie mais aussi avec mépris.

- C’est un truc dont je ne suis pas du tout le destinataire, dit-il en désignant d’un geste le fichier ouvert qui s’étalait sur l’écran du portable. Il n’y a même pas de destinataire. Par contre, il y a un auteur. Je crois savoir qui c’est. Mais peu importe. Il nous rend service, ce truc, et c’est suffisant. Donc, voilà ! Je cite :

« Mon actuel Ministre des Affaires Étrangères et des Tribus, Manele Nicolâyë, n'est pas trop grand. Il est considéré comme beau. On ne connait pourtant pas ses conquêtes féminines. S'il y en avait. Avec l'âge, ses lèvres vert-violet sont de plus en plus minces. Il grasseye. Aujourd'hui, il est est plus qu'enveloppé. Il est carrément rond. Sa barbichette, un ancien modèle socialiste français, accentue ses traits inexpressifs, à la Botero ou pire encore ! »

- C’est qui qui écrit ça ? demanda Cocâltãu.

- Un nomadien, sans doute.

- Oui, mais qui ?

- Ça… !

Stroë haussa de nouveau les épaules en signe d’impuissance, mais son regard disait le contraire.

Zakharias Cocâltãu se tut. L’autre en savait plus que lui ; c’était lui le maître.

Stroë reprit la lecture :

« On me fait savoir qu’une grande agitation règne au ministère. Manele Nicolâyë devra seconder le Président de la Nomadie lorsque celui-ci recevra les Présidents invités. Parmi ceux-ci, le Président français, tout naturellement. Quant à Nicolâyë, il doit rencontrer certainement ses ‘homologues’ français et francophones. La Nomadie n’étant pas francophone, Manele Nicolâyë n’en a rien à cirer – de la Francophonie, c'est à dire. Ce qui n’est pas, visiblement, le cas de ses homologues français et francophones, trop happés, voire violés par leur propre francophonie. Et ce sera tout en leur honneur de voir comment s’acquitteront-ils de leur tâche, en s’appliquant à imaginer et prononcer leurs déclarations-devoirs anti-américaines, et en pensant silencieusement et licencieusement tout le contraire, tout en se réunissant ici et là, ou ailleurs comme en Nomadie, au nom des problèmes sans nombre et sans issue de la Globalisation, de la Mondialisation, du Sans-Aucun-Intêret, qui donnent des maux de tête à tout le monde, après la chute du Mur de Berlin (principalement) et (pour un certain nombre non-défini) après la chute dans le Grand Caprice – dont tous les rescapés, dans le deux cas, ne sont pas sortis indemnes… (…2)

« …En tout cas, Nicolâyë forme un couple célèbre, là, en Nomadie, avec un certain Satinamuh Sttrattullatt. Leur amitié dure depuis leur jeunesse.

« Santinamuh Sttrattullatt est aujourd’hui, en apparence, le plus grand commerçant des livres non-écrits, à ne pas écrire et surtout non-lus et à ne-pas-lire. En apparence, car, en réalité, c’est un grand, le plus grand infuseur de culture confuse dans la diffuse société nomadienne. Tout le monde lui tire sa révérence, car ce n’est pas rien de fusionner en dispensant autant de confusion avec le diffus.

« Dans leur jeunesse, les deux, Manele Nicolâyë et Santinamuh Sttrattullatt, ont fréquenté la plus grande personnalité nomadienne de l’infusion, Tchiorap Nojita.

« Les deux jeunes, Manele Nicolâyë et Santinamuh Sttrattullatt, ont quitté dare-dare leurs études de comédiens commencées avec brio – ils avaient, tous les deux, un de ces talents, surtout lorsqu’il s’agissait des grimaces inexpressives, qui étaient leur dada !… –, pour aller s’isoler avec Tchiorap Nojita dans une des cavernes que la société nomadienne de l’époque savait mettre à la disposition des détenteurs des caprices anciens interdits. L’infusion du confus dans le diffus en faisait partie. Ce qui attirait le plus les jeunes Manele et Santinamuh était la confusion du maître de l’infusion. Une confusion qui allait comme un gant à la diffusion dans la masse nationale nomadienne.

« Après des années et des années d’études et de travaux communs, Tchiorap Nojita mourut, et ses disciples profitèrent de l’occasion pour se libérer de son oppression ‘confusionnelle’.

« Il le dénoncèrent comme mort.

« Ils brisèrent le socle sur lequel la société diffuse nomadienne avait hissé son gourou de la fusion confuse, et commencèrent à se partager le gâteau confusionnel nomadien, en pratiquant un nouveau style d’infusion du confus dans le diffus.

« Dorénavant, l’infusion n’était plus de mise. La confusion généralisée et ‘comédiannisée’ selon le talent des deux amis devint dominante.

« Ensemble – plus une poignée de leurs semblables, plus ou moins rescapés du Grand Caprice – ils dirigent maintenant l’Opinion de la Nomadie. C’est à dire, la Grande Inexistante. Ce qui n’est évident pour personne. D’où leur importance extraordinaire pour la civilisation actuelle ; pour la Civilisation-tout-court ! »

<>

- Mais d’où est-ce que tu tiens tout ça ? demanda Cocâltãu. En t’écoutant, on a l’impression que RFI ne se contente pas de la simple diffusion des news. Mais c’est quoi le reste ? Je commence à ne plus comprendre. Il y a même un tas des choses qui m’échappent. J’ai peur que je ne sois pas vraiment de ce monde.

Zakharias Cocâltãu sourit (ce qui n’était pas évident pour lui).

- Ma mission, ma vraie mission, continua-t-il, est peut-être finie. Peut-être, avec l’arrivée du Grand Caprice. Ce qu’on voit maintenant de moi n’est, peut-être, qu’une pâleur, même pas une ombre de ce que je fus jadis. Alors ?

- Alors ?

- Oui, alors ? D’où est-ce que tu tiens tout ça ?

Stroë hésita. La peau de son front se fronça.

- De la machine à café, murmura-t-il3.

 


1 À l’occasion d’un stage de formation des journalistes organisé en Nomadie, Stroë avait dit aux étudiants :

« La seule vraie production de l’homme n’est autre que la parole. On peut produire et reproduire la parole. Mais aussi n’importe quoi par la parole. Le plus profond des mystères ainsi que la plus plate des inepties. La parole peut ne jamais mourir. L’oubli n’est qu’une forme de sagesse.

« Le journaliste croit devoir être alerte, clair, ‘poignant’. Il croit devoir être hysteriquement indiscret, détective, juge, procureur, avocat et jury en même temps. Il croit devoir pressentir – par défaut, inventer – les news, au nom du fait que l’histoire c’est du possible et du probable passés mais vivant dans le futur. Le journaliste, contrairement à ce qui se passe dans la culture contemporaine, ne fait pas de la fiction. De la réalité non plus. Il a l’instinct, voire le génie des foules apaisées et ‘civilisées’. Il a l’instinct de la Banalité. Il a le génie de l’Inconsistance parlant à l’Indifférence de l’Espèce ou, plus largement, à l’Indifférence de l’Existence. Il a le génie du Rien et celui de l’Oubliable.

« Il est beaucoup plus difficile de parler, surtout en connaissance de cause, à la Banalité à têtes multiples, à peine détachable du brouillard polymorphe de la Totalité, qu’à une ‘armée’ de scientifiques pour qui toutes les réalités sont ‘à passer en des idées’ ou, encore, pour qui chaque réalité possède une idée ; armée de scientifiques pour qui il n’existe pas de réalité sans idée ; – attroupement de fous du savoir immergés dans une intelligence consensuelle, désensibilisés par la présomption de compréhension, dopés par la parole machinale poussant au machinisme, étouffés par cette époque du temps livré non pas au social mais à la multitude… Cela étant, ‘raconter la réalité’ n’est que trop humain. ‘Raconter des réalités’ c’en est encore plus : de l’humain à l’échelle de l’humanité. ‘Raconter’, tout court, c’est divin ; de plus en plus journalistique. Le journaliste, auteur, acteur, sujet et victime de la Révolution Médiatique, prend la place de l’intello imbécile, irresponsable et cultivé. Cette nouvelle intelligence, l’intelligence du journaliste, n’est plus impuissante. Ce n’est plus – ce n’est même pas – de l’intelligence. Le journaliste surclasse son prédécesseur, l’intello. Il le devance. Il se montre plus souple, plus agile, plus léger. Il ne porte plus aucune charge réelle. Il est décanté et purifié. Il plonge dans le virtuel, en empruntant, en prenant lui-même la consistance du virtuel. Il sauve le monde, en créant, à sa manière spécifique, des virtualités qui, toutes, attendent d’être muées en du concret, aussi de se faire oublier ; ou même pas. »

<>

Tout un chacun peut voir – et savoir – qu'il s'agissait en réalité des fiches brutes, livrées un peu en vrac aux jeunes nomadiens aspirant à l'art du journalisme. En fait, il s'agissait des fiches pour un essai dont le thème et le titre pouvaient être contenu par des mots comme « Le journaliste et la banalité ». Dans ces fiches brutes, que Stroë avait rédigées avec une certaine nonchalance derrière laquelle on pouvait voir une profonde dépression incurable, on pouvait trouver des choses tel que  :

« On constate que, suite à l’action médiatique, beaucoup (trop) de monde apprend la même chose en même temps. Nous vivons dans un monde qui nous trompe constamment, qui est là précisément pour nous tromper : voilà la cause et la justification des infos. – A quel type de virtuel médiatique appartiennent-ils, ces gens que RFI formate dans son estomac avant de formater le public… du monde ? Seraient-ils de ce monde ? Ce sont des questions qui peuvent s’écrouler sur leur propre contenu, en écrasant leur propre réponse. À force de manipuler sans cesse et exclusivement du virtuel, les journalistes présentent une capacité hors du commun de se transposer dans le virtuel, de devenir eux-mêmes des virtuels, d’être eux-mêmes plus virtuels que les autres mortels ; voire d’être eux-mêmes plus que les autres. »

Ou encore, concernant les journalistes radio précisément :

« Ils se déclarent tous envoûtés par la radio. La radio ronronne, rayonne, raisonne (‘fait de la raison’) en eux. La radio les hante. La radio les calme. La radio : leur raison d’être ; leur raison de fête ; leur amour ; leur mort ; leur extase ; leur supplice ; leur perversion ; leur châtiment ; leur trop-plein ; leur rédemption. Ils surenchérissent : ils sont des œufs radiophoniques autour desquels les coques lointaines d’autres œufs, de plus en plus astraux – de l’esprit, du rêve, du rien… – s’étaient refermées naguère, se referment encore sans cesse… Soudés l’un à l’autre, les prisonniers de l’œuf alchimisent autant ce qu’ils croient savoir que ce qu’ils ne savent même pas – sur eux même. Ils se précipitent, se condensent tous ensembles – dans ce qui leur manque et qui les absorbe en vertu d’une certaine ‘horreur de vide’, dans la Grande Radio, dans la Radio Universelle, dans l’adimensionnelle Radio Totale, dans la Radio Absolue. »

2 Stroë fit ici de la rétention d’information. In sauta les lignes suivantes de la note :

« Selon les machines à café, Stroë considèrerait qu’on meurt trop autour de lui. Il aurait dit, aussi, que le gouvernement trouve sa raison d’être dans les grèves du service public ; il faut que le service public, d’abord, mais d’autres services aussi, aient contre qui manifester. Il annoncerait qu’il cherchera refuge dans l’Oubli béant offert par Gnito. (La salope ! – cris de Muguette.)

« Ică , quant à lui, se considèrerait d’un autre temps. Il n’aimerait pas les shows médiatiques. Il s’opposerait, donc, aux pressions que Muguette exerce sur lui pour interviewer Manele Nicolâyë. Cela ne lui inspire pas grande confiance. Voire pas du tout ! Et puis, s’offusquerait-il, c’est quoi cette langue, cette langue nomadienne ? ! Elle n’est même pas méconnue !

« - Justement, s’empresserait Muguette de plaider sa cause. Une langue méconnue, quoi de plus banal. Tout le monde peut y accéder, tout le monde peut en avoir une ! C’est à la portée des tous. Mais une langue de Nomadie, une langue nomadienne !… Te rends-tu compte ? Tous les Nomadiens du monde entier, venus des tous les pays et des toutes les langues, la pratiquent. Il n’y a que Dieu qui pouvait faire ça. Et encore ! En tout cas, Nicolâyë… »

Stroë arrêta ici et momentanément la rétention d’information.

 

3 Stroë fit ainsi l’impasse sur la fin de la note transmise par les machines à café. Il n’y comprenait plus rien lui-même.

- Ou, n’importe !

« Aussi, disait la fin de la note, avoir Nicolâyë au micro c’est un scoop terrible. Le Président de la République ? Le Premier Ministre ? De la foutaise ! On les voit et on les entend tout le temps. Ils sont à la portée de tous et de n’importe qui. Des méga-banalités ! Nicolâyë, en revanche, c’est une toute autre paire de manches. Il s’agirait, au fond, d’une grande contribution à la Culture Mondiale. Plus grande encore que la Révolution Mondiale.

« Muguette voudrait rendre ce service à Nicolâyë parce qu’elle voudrait être aimée. Aimée comme personne d’autre sur terre. Nicolâyë, peut-être, le fera ! Elle voudrait être estimée, aussi. En tant que pilote d’une cellule psychologique de RFI. Son action sur Ică étant une preuve indéniable de ses talents. »    

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