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  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 13:51

 

 

 

Œuf de fou

 

 

 

« Quelle est la différence entre nous et une maison de fous ? Eux, ils ont une direction lucide ! »

Blague audiovisuelle.

 

« La folie de l’homme raisonnable est

anatomisée à fond par le clin d’œil du fou. »

Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57

 

 

Mise en perspective

 

Ces textes farfelus, risquent de devenir un livre. Presque contre leur volonté. Presque à leur insu. - D'autant plus s'il y avait de commentaires...

  - Certes.

Le début de leur rédaction se situe au moins dix ans en arrière, peut-être quinze. En tout cas, ils se situent dans les sillages d'un opus publié vingt-sept ans plus tôt, dans une langue de circulation restreinte.

- D'où l'apparition dans le texte présent de la « langue méconnue ».

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Si la reprise du filon littéraire de jadis ne peut pas être située avec précision dans le temps, on peut voir, par contre, que des sujets comme ceux de la Francophonie, de la Nomadie et/ou de la Mondialie, attaqués hier, se trouvent aujourd'hui en pleine actualité. Celui de l'inceste (assorti ou pas de certaines formes de pédophilie), pas moins. Celui de l'incompétence et de la perversité des énarques, ça va de soi. Celui de l'homo, bi, hétérosexualité, naturellement. Celui de la prise d'otages, pareil. Celui du syndicalisme. Celui du sport. Celui de la communication et du public communicant, aussi. Le journalisme – plus que jamais...

<>

Ce n'est pas le sommeil de la raison qui fait naître des monstres (comme indiquait Goya, dans ses Caprices), mais la lucidité. Certains pratiquants de la dépression la trouvent même responsable des suicides, la lucidité.

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Pour autant, il est difficile d'accepter l'idée que la lucidité pourrait ordonner la création consciente descaprices, voire du chaos.

Prenons un simple exemple :

  - Qui pourrait imaginer d'une manière consciente et lucide qu'une radio ou une télévision internationale auraient encore une raison d'être dans l'époque de la décolonisation terrestre et de la colonisation satellitaire et électronique, par l'Internet et par la sur-information facilité sinon provoquée par celui-ci ?

Ou un autre :

- Qui pourrait imaginer, d'une manière consciente et lucide, que dans « le domaine de l'information », celle-ci, l'information, ne soit pas « mise en perspective », « réformée », voire « déformée » d'une manière tout à fait naturelle ? Avec les conséquences qui s'imposent. Notamment, qui alors pourrait conférer le statut de vérité à une nouvelle, quelle qu'elle soit ? Comment pourrait-on accorder d'une manière consciente et lucide sa confiance à l'information,même venue de la part d'une personne de... confiance ? Pour ne pas parler de l'information venue de l'on ne sait pas où, voire du néant ?

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Il est vraiment difficile d'accepter l'idée que la lucidité pourrait ordonner la création consciente descaprices, voire du chaos, disais-je.

- Ni la création de la mort.

Cela, pour donner un peu poids, un peu de gravité à cette chose aérienne, souvent insaisissable, définie comme caprice, voire folie, qui, décidément, en manque.

- Qui est en manque.

Qui !

<>

Si tout était vrai, à quoi servaient-ils la contrevérité, le mensonge, la bêtise, l'ânerie, la folie ?...

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Par conséquence, le journaliste, « le facteur humain » de tout ce bordel, ne pourrait être qu'inconscient, autant bienveillant que malveillant ce soit ?

- Ou fou !

- Ou ! ! !

<>

Pour ne pas parler de la mort comme solution.

- Comme.

<>

En même temps, quoi de plus humain – c'est à dire, de civilisé – que le caprice ?

- La folie, peut-être ?

La !

Échappatoires universels, les caprice, forme édulcorée – ou pervertie ! – de folie,rendent la vie (humaine) supportable. Quand ils ne la rendent pas insupportable.

- Il n'y a ni d'espace ni de temps entre les deux ; entre le supportable et l'insupportable.

Une vie sans capricesrelève du machinisme. Une telle vie n'est qu'une pauvre machine.

- Tandis qu'une vie avec,est une toute autre chose.

N'est-ce pas ?

<>

Àl'instar des bouillons de culture, une radio internationale, par définition, ne peut être qu'un milieu super favorable pour la culture capriciale, manquant de temps et d'espace. En tout cas, Radio France Internationale (RFI) en est un.

- Du moins pour ou dans l'esprit de l'auteur!

Le journalisme, forme disjonctée de littérature, forme disjonctée de philosophie ; parfois, forme d'anti-littérature et d'anti-philosophie ; le journalisme, art à part entière et en pleine mutation, se nourrit d'une réalité crée par lui même, ce qui le rend implacablement indispensable à ladite réalité.

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Fou, le journalisme ? Folle, la réalité ?

- Et alors ?

- Et tant pis !

Pour ne pas dire :

- Et puis, merde !

 

<><><>

Le problème qui se pose, en parcourant ces textes qui risquent de devenir un livre cohérent, est le suivant:

- Pourquoi tant d'irritation ? Pourquoi tant de méchanceté ? Pourquoi tant de haine ?

- Pourquoi un Œuf de Fou ?

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