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  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 13:39


Je subis la pression médiatique de la campagne présidentielle. Comme tout un chacun, d'ailleurs.

- Aborigène ou immigré.

- Mes copains Nicole et Jean-Marcel inclus.

Nicole tremble de peur. Elle se dit que la crise va provoquer un gauchissement, un gauchissement de la politique. Pire encore, de la société.

- Un gauchissement sociétal, comme on dit avec beaucoup d'élégance linguistique aujourd'hui.

Aujourd'hui.

Elle croit que son assurance-vieillesse sera anéantie par l'inflation et, qui sait, par une sorte de réquisition, de nationalisation des économies des Français.

- La pauvre assurance-vie de Nicole comprise.

Elle est rejointe, la Nicole, par Jean-Marcel, un des richissimes locaux. Celui-ci regarde vers ses ami(e)s comparables en richesse, qui s'empressent, eux, de transférer leur pognon en Suisse. Lui-même, par contre, compte rester en France. Il se positionne déjà en victime :

- Même s'ils vont me prendre tout, je reste une fils de mon pays.

Il sait bien que :

- S'il y a un parti capable de mener une politique de droite en France, celui-là ne peut être que le parti socialiste.

Il est bien connu (conformément à certains études) que pour chaque cellule du corps humain il faut prendre en compte entre 10-100 bactéries qui vivent leur vie sur et dans ledit corps. Si on faisait le calcule, on arriverait à des chiffres enivrants, soulants, vertigineux, abyssaux. En plus, il faut dire que beaucoup de ces bactéries restent inconnues (anaérobies, elles meurent et se soustraient de cette manièreà la curiosité humaine, dès qu'elles sont sorties du corps humain). Les théories des grands nombres y trouvent paraît-il des terrains de plus en plus fertiles pour leur développement.

J'écoute les candidats à la présidence, j'écoute Nicole, Jean-Marcel, ainsi les scientifiques et d'autres encore et encore. Je me sens comme tombé dans une espèce de creux schizo, parano et/ou an-historique.

Alors, je me permets de fantasmer. J'imagine que la sarabande vertigineuse des chiffres avancés par nos candidats à la Présidence de la République, par nos Nicole et Jean-Marcel, par nos scientifiques et par d'autres encore et encore qui effrayent encore et encore beaucoup de mes malheureux contemporains, partenaires de bridge compris, soit en réalité un effet de l'activité de ces bactéries humaines ou, si vous voulez, des bactério-humaines, voire de l'humanité bactérienne.

Alors, revenu sur terre, animé par un très sain esprit de copinage bridgistique, sublimé dans une grégaire et très saine colère citoyenne, je m'insurge :

- D'où sortent-ils, les candidats à la présidence de la République, tous ces chiffres qui mieux mieux énormes, géantes et, pour la vie de tout un chacun, absolument inutiles, et à quoi bon les ventilent-ils sous nos nez (Nicole et Jean-Marcel inclus), qui n'en avons rien à cirer ?

Pour ne pas dire à foutre !

D'où la question ci-près, métaphysique fondamentale :

- Quelle différence entre faire et foutre ?

Pourrait-on croire/espérer que la réponse soit cachée dans l'expression « se faire foutre » ? Se – qui ?

 

 

 

 

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