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  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

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19 février 2019 2 19 /02 /février /2019 08:24
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 72)
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
Scène
qui aura lieu ou pas en Nomadie,
une fois l’équipe de
RFCVIPMU
installée dans son hôtel
(suite)
 
- Tu sais, reprit toujours avec une certaine tendresse Icã, ici, en Nomadie, le culte de la purification est plus qu’extrêmement fort. Si on attrape le SIDA, on s’empare d’une vierge et on couche avec elle pour se débarrasser ainsi du mal qui tue. D’une certaine manière, c’est ce qui se passe avec moi. Ce qui s’est passé aujourd’hui. Avec toi, je veux dire.
 
- Quoi, s’effraye Yovanka, t’as… ?
 
- Non, non. Rassure-toi. C’est pas pour te faire encore plus peur. Je n’ai pas le SIDA. Et tu n'es pas vierge, que je sache. Pas du tout... même. (pause) Je ne suis même pas séropositif. Mais j’ai mes mémoires. Ce qui revient au même – mutatis mutandis. Le SIDA n'est pas un virus, c'est une mémoire. C'est déstabilisant, soit ! Mais quoi faire ? (pause) Tout ça demande une purge. Une purge totale. Une purification. Pour échapper à ses mémoires, à toutes ces langues qu’on gère, digère et dirige (c’est quoi une langue, sinon une culture assimilée et assumée, une extension de la mémoire, une mémoire externe ?) à RFCVIPMU. (pause) Coucher avec ses propres filles, c’est la meilleure des choses – dans ce sens. C'est empoisonnant, c'est mortel, c'est divin. Il faut injecter des poisons spécifiques et guérisseurs dans les artères du pécheur. Il faut cautériser les plaies par où le mal arrive. Je dois saisir l’occasion offerte par des instants privilégiés tel que nous vivons maintenant, par des instants merveilleux, d'abandon, par des moments où je puisse m'oublier moi-même..., comme je l’ai fait sur ton sein... Des tels moments très rares. Oubli, oubli ! Vaste et saint univers ! (pause) Tu sais, il y a des choses qui naissent directement dans l’oubli. (pause) Par ailleurs, on peut se demander comment fonctionne cet oubli qui, à l’instar de l’histoire, avale ses propres enfants. Il n’y a pas d’Oubli – avec majuscule – s’il n’y a pas de choses à oublier, des choses qui animent l’oubli, qui s’y incarnent, voire même qui l’incarnent… (pause) Ce sont des choses qui font le charme de la sublime Gnito. La nouvelle pute de Stroë. (pause) Pute et sublime.
 
Avertissement
Toute ressemblance
avec ce qui s'est passé,
qui se passe
ou
qui va se passer
à RFI
a été, est ou sera
fortuite.
 
Pareil pour toute différence.
 
 
En vente chez moi et sur Amazon (version brochée), sur Kindle (version ebook)
Blog : www.alexandre-papilian.com/

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18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 10:07
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 71)
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
Scène
qui aura lieu ou pas en Nomadie,
une fois l’équipe de
RFCVIPMU
installée dans son hôtel
(suite)
Yovanka, dans la pièce où le noir est parfait et où la climatisation produit un faible bruit :
 
- Lorsque nous sommes arrivés, la première chose que j’ai vue a été la piste de l’aéroport se terminant dans le vide. Dans les hangars situés à côté de la piste, les missiles sol-vide, posés sur leurs lanceurs, pointés vers le vide, paraissaient venir au devant de nous. Lourds, puissants, frappants, cohérents, intelligibles : on appuie sur un bouton, et c’est tout. Mais j’étais la seule excitée. Je veux dire, de cette façon. Pour les autres, des journalistes spécialisés en Nomadie, des reporters généralistes chevronnés, des hommes de la sécurité, tout était en règle, normal. Et ensuite, me voilà maintenant : au lit, avec toi. Voilà où j’en suis ! – J’ai peur.
 
Elle se tait.
 
- T’es déroutée, dit avec tendresse la voix d’Icã, dans le noir de la chambre sonorement climatisée. Je pense que c’est aussi mon cas… J’ai peur, moi aussi. De temps en temps, je ressens le besoin de me sculpter moi-même, dans mon intérieur, à partir de là, de mon intérieur. Ça fait peur. Vraiment peur. On commence la modélisation de soi-même à partir de son intérieur. La modélisation du monde, pareil : à partir de son intérieur… Tu sais…
 
Icã ne veut pas dire à la jeune femme que formuler la vérité épurée de tout sédiment, n’est pas à la portée de tout le monde. À la portée de lui-même non plus. Icã est très chargé du point de vue psy. Il jette souvent au monde un regard ovin : sidération sénilité, décomposition inutile, humanité1.
 
Avertissement
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qui se passe
ou
qui va se passer
à RFI
a été, est ou sera
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Pareil pour toute différence.
 
 
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17 février 2019 7 17 /02 /février /2019 09:39
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 70)
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
Scène
qui aura lieu ou pas en Nomadie,
une fois l’équipe de
RFCVIPMU
installée dans son hôtel
(suite)
 
Dans la chambre de Yovanka règne un noir parfait.
 
- Je sens ta forme à côté de moi, dit Icã. Je te démêle. À l’aveugle.
 
Yovanka, allongée à côté de lui tend la main et la pose sur la poitrine velue de l’homme. Quelques doux soupirs en larmes.
 
- Nous avons péché !
 
Icã se tourne à moitié vers elle. Il lui embrasse l’épaule légèrement, comme un écho.
 
- Il n’y a pas de péché. Je prends tout sur moi… Ton péché a cessé d’être un acte capital. Comme la mort, d’ailleurs.
 
Le bruissement de la climatisation se fait entendre plus fort.
 
- J’ai… déjà… vécu ça, dit Yovanka avec une certaine douceur, la voix légèrement tremblante. Je sais ce qu’est… Le sexe !… La mort !… C’est énorme. C’est immense. C’est de l’hyper !…
 
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16 février 2019 6 16 /02 /février /2019 15:54
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 69)
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
Scène
qui aura lieu ou pas en Nomadie,
une fois l’équipe de
RFCVIPMU
installée dans son hôtel
(suite)
 
- Alors, je vais me contenter de dire que tu vois en moi tes filles manquantes, continua Yovanka.
 
- Tu es au courant ?
 
- Qui ne l’est pas ? Tout le monde sait que vous avez eu, ta femme, Lãcrãmioara, et toi, deux filles, Florence et Violence. Tout le monde se demande, en même temps, qu’est-ce qu’il s’est passé avant le, ou lors du Grand Caprice pour que vous les abandonniez ? À moins que ce ne soient elles qui vous auraient quitté ? En même temps, mais dans une autre perspective, tout le monde est au courant au sujet des enfants que Stroë abrite aujourd’hui dans son intérieur, même s’ils ne sont pas les siens. Il ne les a pas abandonnés là-bas, avant ou pendant le Grand Caprice. Mais cela est une toute autre histoire. Ce qui nous intéresse aujourd’hui c’est le fait que tes filles te manquent et que tu fais un transfert sur moi. Un transfert agrémenté de pulsions fortement incestueuses. C’est biblique, mais à l’inverse. Ça évoque, en tout cas, l’histoire de Loth et de ses filles – à l’inverse. C’est très contemporain et, par conséquence, très acceptable.
 
(Yovanka pensait que tout ce qui était contemporain était acceptable ou devait l’être. Ce qui n’était pas le cas du passé et/ou du futur.)
 
- Enfin, de cette façon notre vie est de plus en plus complexe, riche… Oui. Je veux dire que j’accepte le rôle que tu me confies. Ça me va très bien dans ces moments de perte approfondie de repères. Je parle, naturellement, de notre aventure-ci, plus que contemporaine, actuelle, de cette aventure nomadienne.
 
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14 février 2019 4 14 /02 /février /2019 13:15
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 68)
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
Scène
qui aura lieu ou pas en Nomadie,
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RFCVIPMU
installée dans son hôtel
(suite)
- Je ne suis pas une grande journaliste, dit Yovanka. Si j’en étais une, ça se saurait et j’aurais pu t’interpeller avec les mots qui convenaient mais que je ne trouve pas à l’instant1.
 
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14 février 2019 4 14 /02 /février /2019 09:06

 

Hum !

 

C'est qui mon parent 1 et qui le 2 ?

 

Qui sera le parent 1 et qui le parent 2 de notre enfant ?

 

Le parent 1 ou, peut-être le 2, cria :

- Les futurs parents 1, 2 et plus si affinités, à table !

 

C'est quoi la débilité parlementaire ? Mais l'idiotie ?

Mais, plus tard, la débilité et l'idiotie d'état ?

 

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14 février 2019 4 14 /02 /février /2019 08:33

 

Au cimetière

 

Mémoire éternelle à mes toujours adorés parents 1 et 2

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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 08:22
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 67)
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
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le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
Scène
qui aura lieu ou pas en Nomadie,
une fois l’équipe de
RFCVIPMU
installée dans son hôtel
 
Nous nous trouvons dans la chambre de Yovanka.
Dehors, la capitale de la Nomadie est comme toujours, indéfinie, non-localisée et d’autant plus non-nominalisée ni nommée.
 
- Pas de dimensions !
 
- Pas besoin !
 
- Voire impossible !
 
L’air est chargé de vapeurs et d’aérosols bien odorants, dans la pièce. Yovanka vient de prendre sa douche et de se parfumer.
 
- Elle est à peine couverte du peignoir de l’hôtel.
 
Icã Glande, cravaté, se trouve en face d’elle, ses grosses mains mises sur les épaules fragiles de la jeune femme.
 
- Caresse ou tentations de déshabillage.
 
La jeune femme, frêle et pâle, regarde l’homme droit dans les yeux.
 
- Tu trembles, dit finalement l’homme. Pourquoi ? Je…
 
Les yeux de Yovanka sont secs, mais son expression dit qu’elle pleurait intérieurement.
 
Une longue minute passe en silence, et le regard de Yovanka, rempli de larmes sèches, de douleur et de reproche, change de lumière : la jeune femme paraît prête pour un abandon pervers, irresponsable et soulageant.
 
- Je sens l’inceste, dit-elle. Nous somme incestueux, c’est clair. Et ce ne serait pas désagréable. Tu es d’accord, n’est-ce pas ?
 
- Tu entends quoi par inceste ?
 
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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 08:52
Œuf de fou 1
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(suite 66)
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
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est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
Icã Glande, affalé dans son siège, regardait du coin de l’œil les lignes douces et élancées des hanches-cuisses de la jeune Yovaka. Celle-ci, appétissante1, assise deux rangées plus loin, côté couloir, regardait dans le vide. Elle paraissait déconnectée de la réalité interne du vaisseau de la presse présidentielle.
 
Dehors, les nuages au-dessus desquels l’avion de la presse présidentielle avançait à presque **** km à l'heure (****, car secret défense), se dirigeaient lentement vers la queue de l’avion.
 
Sur la figure d’Icã on pouvait lire une longue scène qui aura lieu ou pas en Nomadie, une fois l’équipe de RFCVIPMU installée dans son hôtel.
 
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10 février 2019 7 10 /02 /février /2019 09:53
Œuf de fou 1
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(suite 65)
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Ils ont une direction lucide, eux ! »
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le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
Dans l’avion de la presse présidentielle, les deux cents cinquante journalistes de tous bords et de toutes les couleurs politiques se préparaient inconsciemment1 pour la traditionnelle bataille de coussins2.
 
- Personne n’aurait raté cette grande fête aérienne qui avait lieu chaque fois quand le vol de l’avion de la presse présidentielle durait plus de trois heures.
 
C’était notamment le cas.
 
- En tout cas, personne, ni les pilotes, ni les attachés de presse de la Présidence de la République, ni même la Présidence-même de la même République, paraît-il, ne savaient combien de temps, vingt minutes, deux jours, des semaines, l’avion restera dans l’air.
 
Les stewards et les hôtesses d'air passaient entre les sièges, veillant au bien-être de ces animaux bizarres, pas trop conscients, souvent carrément inconscients, les journalistes. Ils jetaient des regards de maton vers les bientôt fous furieux qui, eux, cachaient pour l’instant à merveille leur envie d’en découdre avec le monde moyennant coussins lancés à tout allure et parlaient paisiblement entre eux, lisaient leurs propres articles parus dans le canard du jour (ou, qui sait, d’autre fois) ou des journaux de la concurrence confraternelle, feuilletaient leurs notes concernant la Nomadie et le Sommet de la Francophonie qui allait s’y ouvrir peu après leur arrivée.
 
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