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  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

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16 février 2019 6 16 /02 /février /2019 15:54
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 69)
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
Scène
qui aura lieu ou pas en Nomadie,
une fois l’équipe de
RFCVIPMU
installée dans son hôtel
(suite)
 
- Alors, je vais me contenter de dire que tu vois en moi tes filles manquantes, continua Yovanka.
 
- Tu es au courant ?
 
- Qui ne l’est pas ? Tout le monde sait que vous avez eu, ta femme, Lãcrãmioara, et toi, deux filles, Florence et Violence. Tout le monde se demande, en même temps, qu’est-ce qu’il s’est passé avant le, ou lors du Grand Caprice pour que vous les abandonniez ? À moins que ce ne soient elles qui vous auraient quitté ? En même temps, mais dans une autre perspective, tout le monde est au courant au sujet des enfants que Stroë abrite aujourd’hui dans son intérieur, même s’ils ne sont pas les siens. Il ne les a pas abandonnés là-bas, avant ou pendant le Grand Caprice. Mais cela est une toute autre histoire. Ce qui nous intéresse aujourd’hui c’est le fait que tes filles te manquent et que tu fais un transfert sur moi. Un transfert agrémenté de pulsions fortement incestueuses. C’est biblique, mais à l’inverse. Ça évoque, en tout cas, l’histoire de Loth et de ses filles – à l’inverse. C’est très contemporain et, par conséquence, très acceptable.
 
(Yovanka pensait que tout ce qui était contemporain était acceptable ou devait l’être. Ce qui n’était pas le cas du passé et/ou du futur.)
 
- Enfin, de cette façon notre vie est de plus en plus complexe, riche… Oui. Je veux dire que j’accepte le rôle que tu me confies. Ça me va très bien dans ces moments de perte approfondie de repères. Je parle, naturellement, de notre aventure-ci, plus que contemporaine, actuelle, de cette aventure nomadienne.
 
Avertissement
Toute ressemblance
avec ce qui s'est passé,
qui se passe
ou
qui va se passer
à RFI
a été, est ou sera
fortuite.
 
Pareil pour toute différence.
 
 
En vente chez moi et sur Amazon (version brochée), sur Kindle (version ebook)
Blog : www.alexandre-papilian.com/

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14 février 2019 4 14 /02 /février /2019 13:15
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 68)
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
Scène
qui aura lieu ou pas en Nomadie,
une fois l’équipe de
RFCVIPMU
installée dans son hôtel
(suite)
- Je ne suis pas une grande journaliste, dit Yovanka. Si j’en étais une, ça se saurait et j’aurais pu t’interpeller avec les mots qui convenaient mais que je ne trouve pas à l’instant1.
 
Avertissement
Toute ressemblance
avec ce qui s'est passé,
qui se passe
ou
qui va se passer
à RFI
a été, est ou sera
fortuite.
 
Pareil pour toute différence.
 
 
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14 février 2019 4 14 /02 /février /2019 09:06

 

Hum !

 

C'est qui mon parent 1 et qui le 2 ?

 

Qui sera le parent 1 et qui le parent 2 de notre enfant ?

 

Le parent 1 ou, peut-être le 2, cria :

- Les futurs parents 1, 2 et plus si affinités, à table !

 

C'est quoi la débilité parlementaire ? Mais l'idiotie ?

Mais, plus tard, la débilité et l'idiotie d'état ?

 

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14 février 2019 4 14 /02 /février /2019 08:33

 

Au cimetière

 

Mémoire éternelle à mes toujours adorés parents 1 et 2

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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 08:22
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 67)
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
Scène
qui aura lieu ou pas en Nomadie,
une fois l’équipe de
RFCVIPMU
installée dans son hôtel
 
Nous nous trouvons dans la chambre de Yovanka.
Dehors, la capitale de la Nomadie est comme toujours, indéfinie, non-localisée et d’autant plus non-nominalisée ni nommée.
 
- Pas de dimensions !
 
- Pas besoin !
 
- Voire impossible !
 
L’air est chargé de vapeurs et d’aérosols bien odorants, dans la pièce. Yovanka vient de prendre sa douche et de se parfumer.
 
- Elle est à peine couverte du peignoir de l’hôtel.
 
Icã Glande, cravaté, se trouve en face d’elle, ses grosses mains mises sur les épaules fragiles de la jeune femme.
 
- Caresse ou tentations de déshabillage.
 
La jeune femme, frêle et pâle, regarde l’homme droit dans les yeux.
 
- Tu trembles, dit finalement l’homme. Pourquoi ? Je…
 
Les yeux de Yovanka sont secs, mais son expression dit qu’elle pleurait intérieurement.
 
Une longue minute passe en silence, et le regard de Yovanka, rempli de larmes sèches, de douleur et de reproche, change de lumière : la jeune femme paraît prête pour un abandon pervers, irresponsable et soulageant.
 
- Je sens l’inceste, dit-elle. Nous somme incestueux, c’est clair. Et ce ne serait pas désagréable. Tu es d’accord, n’est-ce pas ?
 
- Tu entends quoi par inceste ?
 
Avertissement
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avec ce qui s'est passé,
qui se passe
ou
qui va se passer
à RFI
a été, est ou sera
fortuite.
 
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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 08:52
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 66)
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
Icã Glande, affalé dans son siège, regardait du coin de l’œil les lignes douces et élancées des hanches-cuisses de la jeune Yovaka. Celle-ci, appétissante1, assise deux rangées plus loin, côté couloir, regardait dans le vide. Elle paraissait déconnectée de la réalité interne du vaisseau de la presse présidentielle.
 
Dehors, les nuages au-dessus desquels l’avion de la presse présidentielle avançait à presque **** km à l'heure (****, car secret défense), se dirigeaient lentement vers la queue de l’avion.
 
Sur la figure d’Icã on pouvait lire une longue scène qui aura lieu ou pas en Nomadie, une fois l’équipe de RFCVIPMU installée dans son hôtel.
 
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qui se passe
ou
qui va se passer
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10 février 2019 7 10 /02 /février /2019 09:53
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 65)
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
Dans l’avion de la presse présidentielle, les deux cents cinquante journalistes de tous bords et de toutes les couleurs politiques se préparaient inconsciemment1 pour la traditionnelle bataille de coussins2.
 
- Personne n’aurait raté cette grande fête aérienne qui avait lieu chaque fois quand le vol de l’avion de la presse présidentielle durait plus de trois heures.
 
C’était notamment le cas.
 
- En tout cas, personne, ni les pilotes, ni les attachés de presse de la Présidence de la République, ni même la Présidence-même de la même République, paraît-il, ne savaient combien de temps, vingt minutes, deux jours, des semaines, l’avion restera dans l’air.
 
Les stewards et les hôtesses d'air passaient entre les sièges, veillant au bien-être de ces animaux bizarres, pas trop conscients, souvent carrément inconscients, les journalistes. Ils jetaient des regards de maton vers les bientôt fous furieux qui, eux, cachaient pour l’instant à merveille leur envie d’en découdre avec le monde moyennant coussins lancés à tout allure et parlaient paisiblement entre eux, lisaient leurs propres articles parus dans le canard du jour (ou, qui sait, d’autre fois) ou des journaux de la concurrence confraternelle, feuilletaient leurs notes concernant la Nomadie et le Sommet de la Francophonie qui allait s’y ouvrir peu après leur arrivée.
 
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ou
qui va se passer
à RFI
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9 février 2019 6 09 /02 /février /2019 10:56

 

L'Opinion

 

C'est quoi l'Opinion, mes chers ? Elle siège où ? Dans quel Olympe ? Éternelle reconnaissance au petit (ou grand) malin qui pourra répondre à cette question. _______________ Opinion-ci, Opinion-là !... Existe-t-elle vraiment cette Opinion ? Oui, si on croit à la pratique verbo-politicienne assourdissante d’aujourd’hui. _______________ Sinon, non ! _______________ Opinion-ci, Opinion-là !... _______________ Ou nulle part. _______________ Et plus encore, car affinités, sans doute.

Au secours ! À l'aide ! Ayez pitié ! Help ! Montrez nous l'Opinion ! La vôtre, la nôtre, peu importe ! Et puis... Et puis, basta !

Voilà pour aujourd'hui !

 

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9 février 2019 6 09 /02 /février /2019 09:20
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 64)
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
Distorsion
(suite et fin)
 
Dans son lit, de l'autre côté de la cloisonne, un vieil édenté, les yeux à mi-fermés, luttait contre la mort. Ou contre la vie. Sa respiration – un râle – était rare. On ne savait pas si c’était à cause de la faiblesse du moribond ou à cause de la force pas trop grande encore avec laquelle la vie se faisait extraire du corps.
 
L’Univers se noircit. Et nous savons que nous nous trouvons maintenant dans les bronches pulmonaires du vieux. Tout est dans le noir. Mais nous savons bien qu’il ne pourrait pas être autrement dans un poumon. C’est de là – ou par là ! – que le son vrombissant arrive...
 
Bernard se leva intempestivement.
 
- Je me casse ! dit-il.
 
Il prit son caleçon jeté, avec les autres vêtements, par terre, et l’enfila avec des gestes fébriles, hâtifs.
 
- Moi aussi, dit le Péruvien en se levant à son tour et en commençant à s’habiller lui aussi. C’est pas mes oignons !
 
Le râle du mourant devint plus fort.
 
- Merde ! fit Pompejo en enfilant son pantalon. Il crève ! Qu’est-ce que j’fais ? J’appelle les pompiers ? Le SAMU ?
 
- Laisse tomber ! Moi, je me barre, fit l’autre habillé presque intégralement, en se dirigeant vers la porte.
 
Pompejo le suivit.
 
Et là, il faut dire que lorsque le vieux respire avec plus en plus de difficulté – dans ses poumons, la lumière létale devient de plus en plus forte –, les deux jeunes, Pompejo et Bernard, le Péruvien et le Blanc, pris de panique, descendent les escaliers quatre à quatre.
 
Arrivés dans la rue, les deux se séparèrent et fondirent, chacun de son côté, dans une autre direction, dans le vaste ventre de Paris qui, avec un petit bruit (espèce d’esquisse de hoquet), avec un petit gloup, les avala et commença à les digérer.
 
Les vaches folles, cette fois-ci, prennent totalement le dessus. Elles se révèlent permanentes, continues, infinies, éternelles.
Le vieux, dans sa cage, rendit mental et âme.
 
Le rire nain et maigre de la vache folle se fit entendre dans le noir total des poumons du mort (il y rencontra le nénuphar mortel décrit par un certain Boris Vian, membre de la bande de Saint-Germain, partiellement tombée dans l’oubli...), ainsi que dans le ciel lointain et hautain de Paris.
 
(Pareil, d'une manière strictement obligatoire, dans le blanc de l'Œuf de Fou dont il est question dans le corpus de notre narration.)
 
Fin de la distorsion
 
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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 15:59
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- pseudo-satyricon -
(suite 63)
« Quelle est la différence
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Distorsion
(suite)
- Et voilà, dit la voix de Pompejo. C’est comme ça. D’ici trois ou quatre ans, je vais y retourner. Mais en vainqueur. Seulement et certainement ! J’ai versé déjà des arrhes pour un bloc de trois étages. Pour toute la famille. Un clan, quoi ! Et trois ou quatre boulangeries. Je ne vais plus travailler, moi, bien sûr ! J’ai donné, moi ! Non ? Tu ne trouves pas ? Je laisse la place et le plaisir aux autres. Et il y en a ! Il y en aura toujours !...
 
- Oui, concéda la voix de Bernard. C’est un tout autre monde. J’ai jamais été en Amérique Latine.
 
Suivit de nouveau un long moment de silence.
 
Le trou alzheimerien qui s’y enchaîne est une prolongation insaisissable du silence. Il prend la consistance d’un trou noir.
Soudainement, un bruit bizarre. Une espèce de râle. De plus en plus fort.
 
- C’est quoi ça ? demanda, dans le noir, la voix effrayée de Bernard.
 
- J’sais pas. Ça vient d’où ? fit à son tour Pompejo.
 
Ils se dressèrent sur leurs séants, tous les deux. Ils regardèrent devant eux, droit dans le noir de la studette. Ils écoutaient, apeurés.
 
Le noir résonnait toujours du bruit bizarre ressemblant à un râlement. De plus en plus fort.
 
- On meurt là, fit Bernard. Là !
 
Le Blanc tendit la main tremblante vers le mur d’en face.
 
- C’est qui, là ? fit-il de nouveau.
 
- J’sais pas. C’est un nouveau. Un vieux. J’sais pas.
 
Le noir vrombit. De plus en plus bas et de plus en plus intensément, le noir vibre et résonne. L’estomac des ceux présents est lourdement heurté par les ondes de ce bruit profond.
 
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