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  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 06:41

 

 

Robert

 

 

Il nous menaça avec son petit poing en l'air.

J'ai regardai Marianne et ce que j'y vis ne me plut guère. Elle était, évidemment, la propriétaire de l'enfant : comme toutes les mères, certes, mais plus encore dans notre cas.

Et pour cause. Marianne a été, dans sa jeunesse, schizophrène. Schizophrène grave. À l'époque il n'y avait pas les techniques d'aujourd'hui. Il n'y avait les molécules d'aujourd'hui. Les voix qui parlaient super vite dans la tête de Marianne ne rencontraient aucun obstacle. Elles entraînaient leur proie, ma Marianne, dans leur tourbillon soûlant, comme ça, quand ça les prenait. Aussi, elles la relâchaient de la même manière, soudainement, sans crier gare.

À l'heure de notre rencontre, Marianne était sortie depuis un bon moment de sa dérive. Elle était toujours un peu spéciale, c'est vrai, mais c'était avec charme qu'elle nous laissait croire qu'au delà de cette réalité brute, entrée en nous par les cinq sens, il y avait autre chose, beaucoup plus vaste, sans dimensions, qui n'attendait qu'à être appréhendée. Dans les deux sens du mot.

Je prends un raccourci pour dire que Robert était porteur de cette autre chose, cachée derrière la réalité brute entrée en nous par la voie des sens. Il parlait avec le vide animé. Avec le terrible. Avec le zéro. Le rien empoignait notre petit garçon, le faisait se tortiller en lui arrachant des mots incohérents, écumés, inintelligibles, graves, beuglés et ronflants.

Ça nous a fait très peur. D'abord peur, ensuite mal. L'invisible bouillonnait et se disputait le droit à l'existence avec Robert. Il existait pourtant, à l'intérieur de Robert. Il prenait sa place, même. Il le détruisait. Il le remplaçait. Robert s’effaçait. Au point de ne plus exister. Il devenait invisible. Il n'était plus lui. Le Diable s'était emparée du corps de notre petit garçon, l'avait pénétré et le torturait sans pitié.

D'ailleurs, quelle pitié, la pitié du Diable ? Il ne la permet pas – la pitié, le Diable. Il n'a pas l'organe pour. Ou, enfin, il la connaît comme il connaît l'homme. Il la prend comme une donné humaine. Mais il ne la comprend pas. Comme il ne comprend pas l'homme. La pitié, si on réfléchit bien n'est pas compréhensible. Quoi qu'on en dise.

C'est ma partie de diable qui dit ça. Ma partie diabolique, pour ainsi dire.

Car c'est avec mes sens diaboliques que j'ai pu saisir ce qui se passait avec Robert. C'est avec ma partie diabolique que je captais le Diable qui s'emparait de mon garçon.

Là, sur les allées du parc où il prenait l'air dans la compagnie d'une surveillante, il nous menaçait avec son petit poing levé dans l'air. Il nous reprochait de l'avoir abandonner. Son état ne nous permettait pas de l'approcher, nous avait été dit. Vrai ! Notre simple vue, l'énervait, l’irritait. Il nous menaçait avec son petit poing levé dans l'air. Avec toute la douleur du monde concentrée dans ce petit poing d'enfant schizophrène qui aperçoit ses parents dans l'espace de promenade de l'hôpital. Ses parents qui l'avaient non seulement abandonné, mais l'avaient aussi livré à la meute de médecins, infirmières, aides soignants et autres, qui enfermaient les malades mentaux ou uniquement psy, sous prétexte de les soigner...

Il n'a que cinq ans mon petit garçon, fils d'une mère jadis schyso, elle aussi, qui lui avait donné vie, quand même, cette vie de schyso, cette vie schyso... Qui lui a donné comme père – moi. Ce moi impossible aujourd'hui.

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 12:38

 

Ma fille a la migraine

 

 

- J’ai un boxeur dans ma tête.

Elle est très jeune et elle imagine des mots et des situations qui me font craquer. Elle, ou son ange. Elle est mon ange. Je ne lui résiste pas. Absolument pas. Il suffit qu’elle me jette un regard « comme elle sait le faire », et je comprends tout de suite ce qu’elle veut. Ce qu’elle veut me dire… Avec l’âge – le sien – elle commence à vouloir me dire de choses au lieu de vouloir purement et simplement. Elle particularise, après avoir généralisé. Elle se ramasse dans des limites de plus en plus fines, raffinées…

- Vouloir prendre.

Exact ! Prendre ! La possession est formatrice. La possession, partie intégrante et quote-

part de La Création. L’homme ne se forme pas, et d'autant moins ne se crée pas tout seul. Il est formé par la possession. Voire créé. C'est ainsi ! Par ce qu’il possède. Par ceux qui le possèdent.

- Quand on est mort, c’est pareil.

- On est très sage lorsqu’on émet de telles allégations.

- Philosophiquement sage.

Sage ! Voilà. Elle me rend sage, la gamine. Et, lorsqu’elle me dit qu’elle a un boxeur dans la tête, un boxeur qui lui fait mal, je me précipite vers la salle de bain et j’ouvre la pharmacie. Il n’est pas conseillé de garder les médicaments dans la salle de bains. Trop d’humidité. Mais notre pharmacie familiale se trouve dans la salle de bains.

- Et tant pis !

Je prends la boîte d’analgésiques.

Ma fille, toute jeune et toute petite – le sommet de son crâne ne dépasse pas le niveau de ma ceinture – me regarde avec ses yeux à l’iris hyper-noir et au blanc hyper-blanc-bleu ; des fenêtres ouvertes dans un massif facial méga-noir aux traits super-graciles.

- C’est une Tutsi.

Nous l'avons adoptée. Chez nous, elle est heureuse. Depuis, nous avons changé comme c’est pas possible, ma femme et moi.

- Elle est tout petite.

- Petite-petite, petitissime.

Je lis, inspiré par mon ange gardien cette fois, ou toujours par le sien, la notice qui se trouve dans la boîte. Interdit de donner le médicament aux enfants de moins de quarante kilos.

- Tu pèses combien, toi ?

- Vingt-six.

C’est pas possible ! Qui peut peser vingt-six kilos de nos jours ?

- Je remets la boîte à sa place.

Et je me précipite vers la sortie. On a une pharmacie dans le coin. Ils y sont très aimables.

Avant de sortir, je croise le regard de ma femme. Elle est jalouse, presque méchante. C’est sa fille dont je m’occupe !

- De quel droit ?

Voilà. Je dirais que je l’aime. Ma femme. C’est d’elle dont je parle. Ou peut-être pas. Peut-être que je ne l’aime pas ; ou que je ne l’aime plus.

Ce qui n’est pas sûr du tout. Mais du tout.

Ma fille à la migraine.

 

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 06:56

À partir de demain je publierai sur FB deux nouvelles courtes (2-3 pg) par semaine sous le titre fédérateur « Parents et enfants  en 162 auto-croquis »

Le volume débute avec un Avant propos que j'estime un peu long par rapport aux textes des nouvellettes. Mais le couper en plusieurs parties me paraît inconvenable...

Le voilà donc dans son intégralité.

 

Avant propos

1

 

Un très illustre prédécesseur de notre hyper civilisation actuelle, Jonathan Swift, pour ne pas le nommer, écrivait en 1729 un essai/pamphlet avec le titre : Modeste proposition pour empêcher les enfants des pauvres en Irlande d'être à la charge de leurs parents ou de leur pays et pour les rendre utiles au public.

L'auteur se lançait dans la description sarcastique et féroce d'une chasse à l'enfant, en décrivant avec luxe de détails les qualités gastronomiques de la viande d'enfant...

(Superbe ivresse des mots, annonciatrice de la mélancolie, de la folie qui ne tardera pas de s'emparer de l'auteur.) – (Mélancolie ? Folie ? Pas autant, vu les enfants esclaves ; les enfants soldats ; les bébés médicament ; les embryons autour desquels on fait aujourd'hui la danse du scalp.)

Les choses, une fois dites, devinrent constitutives pour l'homme d'après.

Consubstantielles.

<>

Plus proches de nous encore, plus constitutives et plus consubstantielles à l'homme1, s’avérèrent les choses dites/faites par le Führer – connu sous le nom de Hitler, par le Grand Timonier – Mao, par le Petit Père des Peuples – Staline. Trois représentants de marque de la bêtise/folie populaire.

À l'échelle de la Grande Histoire, nous les avons créés, tout en sortant de leurs entrailles.

Nous sommes leurs vrais enfants. Sans qu'ils soient nos vrais parents, nos parents familiaux, mais nos vrais hyper-parents immatériels que l'on éternise d'une manière insidieuse, que l'on distille perversement dans la société de nos rejetons drogués, empoisonnés, rendus et surtout imposés comme fréquentables, acceptables et « normaux » par une démographie effrénée, dévergondée, cancéreuse, devenue la leur.

<>

Comme tous les dictateurs une fois bien installées sur leurs trônes, les Hitler-Staline-Mao attaquèrent sauvagement la famille2.

- Parmi d'autres.

Paradoxalement, la famille, imposée comme norme de conduite sociale par la mentalité dictatoriale, pouvait s’avérer un ennemi de la société commune-égalitaire imaginée par les dictateurs. Le modèle de Pavlik Morozov (modèle, peut-être complètement inventé par les autorités), l'enfant qui, au temps de Staline, avait dénoncé son père, en mettant plus haut l’État que sa propre famille, famille qui, ensuite (retardataire, réactionnaire, bestiale), le tua, ce modèle, donc, fut largement promu par la propagande officielle soviétique pendant cinquante ans.

<>

De notre côté occidental, la famille fut attaquée par le biais de la libération sexuelle, de l'apparition des familles monoparentales estropiées et celle des tout aussi estropiés, tout aussi invalides, familles recomposées.

- Et par la suite...

Par la suite, l'apparition des familles homo (c'est quoi ?), les adoptions plus ou moins commercialisées, les moyens de procréation miraculeux (presque divins – car non-naturels ; iconoclastes certainement ; blasphématoires, anti-divins, donc, mais, enfin, humains en fin de comptes, ce qui nous permet de nous enorgueillir en tant que maîtres de la nature et de nous mêmes, comme si une telle performance serait possible, utile et plus si affinité...), les recherches généalogiques désespérées entreprises par les personnes dont les parents demeurent inconnus, les drogues aliénantes (prises par les parents, par les enfants, par les parents et par les enfants ; drogues créatrices des paradoxales communautés à-sociales), secouèrent encore plus l'institution familiale « traditionnelle » (c'est quoi ?).

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Les parents – trop soucieux-insouciants (sic !) de leurs enfants – s' avérèrent souvent une source de mécontentements et de malheurs pour leurs rejetons. Ils devinrent, tous, parents et enfants, adeptes de l'individualisme. Plus ou moins consciemment. Plus ou moins (plus !) drogués.

Les drogues changeaient et changent encore plus aujourd'hui le monde vécu, le monde désiré, le monde subi, le monde.

En même temps, les parents devinrent une cible juteuse pour les psys de tous bords. Ceux-ci, comme tous les humains assujettis au travail, devaient, eux aussi, « gagner leur pain » plus ou moins brioché : ils tondaient la laine sur le dos des enfants – en jetant tous les maux sur le dos des parents.

L'heure de la chasse au parents était arrivée.

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Les parents furent culpabilisés de plus en plus souvent, de plus en plus sévèrement. Les mères – possessives, perverses et violentes ou placides, porteuses de néant. Les pères – alcooliques, pervers et violents ou indifférents et émasculés. Les uns et les autres provoquaient moult souffrance(s) autour d'eux. Et plus loin encore, dans le monde, dans l'univers.

La société occidentale tombait malade de (sa) parentalité.

<>

À la fin du XXéme, une Dame appelée Louise Bourgeois, épatait les bourgeois (sic !) avec ses araignées gargantuesques exposées dans le monde entier. Le prototype, avec ses articulations métalliques féroces, s'appelait Big Mama.

9m de hauteur pour cette culturelle, spirituelle, illusoire, virtuelle, réelle, artistique Castration Protectrice.

La société occidentale tombait malade de (son)... araigneite.

 

 

 

Interlude

 

- Quelle est la différence entre une branlette et une baise ?

- Quand tu baises, tu connais du monde.

Alors, un volume de 162 nouvellettes (auto-croquis) écrites/faites à la première personne, pourquoi faire ?

- Pour vivre et faire vivre 162 de vies de quelques-uns-de-sois-mêmes.

Chose faite.

Maintenant, il conviendrait que ces 162 minutes/vies se fassent connaître, qu'elles trouvent leur lecteur/bonheur.

Chose en train de se réaliser : vous me tenez sur votre écran ou entre vos mains et vous vous demandez ce que vous allez (m') en faire.

- Si ça pouvait vous aider, je vous dirais que je ne suis pas un bouquin.

- Je vous dirai que lire n'est pas bouquiner.

- Je vous dirai que, pour moi, me bouquiner ce serait même presque une insulte.

- Je vous dirai que j'invite, donc, ceux qui bouquinent, à faire l'impasse sur moi.

- Je vous dirai que je me considérerai gagnant.

En revanche, si vous allez me faire l'honneur de lire ces/mes auto-croquis, je me considérerai heureux.

(Merci d'avance.)

 

Fin d'interlude

 

 

Le livre, le non-bouquin ci-présent, doit « assez beaucoup » à l'araignée géante de Louise Bourgeois.

Son auteur subit à un moment donné l'assaut de ces auto-croquis. Ils voulaient accéder à la la lumière terrestre – en traversant l'être de leur auteur.

- Votre serviteur.

Pendant cette période créatrice, une force supérieure envahit l'araignée interne de l'auteur.

On lui enleva la responsabilité – au profit de la dégustation/compréhension (et pourquoi pas la digestion/assimilation ?) de ses proies (oui, pourquoi pas ?).

L'auteur (héritier adonné aux déviances plus ou moins estimables de la Métamorphose kafkaïenne) vécut des moments de très fins, de très subtils, de très secrets bonheurs et béatitudes. Il pratiqua la chasse aux Homoncules et aux Golems engendrés par ladite force. Il les disséqua. Il inhala leur odeur, leur respiration. Il suça leur sève. Il goûta leur substance charnelle...

Il parvint à exister tout simplement, à travers ou, mieux encore, en tant que ses/ces personnages en chair et en os.

- Des personnages confettis ?

- Des pépites d'humanité ?

- Des présences !

Des présences examinées à la loupe, au microscope ou, au contraire, au télescope, à la sonde spatiale, aux ondes radio ou aux rayons X, aux calculs mathématiques, à la musique, à l'inexistence...

Des micro, des nano, des très lointains, des pré-personnages. Ou, peut-être, des post-personnages, des personnages résiduels issus d'une combustion (guérisseuse ? toxique ? ) incandescente (même si incertaine).

Des survivants possibles, probables, éventuels...

Des survivants.

Des vivants.

1 D'où d'ailleurs l’humble arrogance, la fantasmagorique insolence de l'auteur qui ose mettre comme sous-titre au présent opuscule, « auto-croquis ».

2 Décrétée par Marx « cellule de base de la société », la famille du « camp socialiste » fut construite comme une cellule de prison. Les divorces, les familles mono, ainsi que celles recomposées (signe de « débauche » sexuelle), étaient mal vus par le pouvoir. Les gens devaient s'insupporter dans le cadre étriqué de la famille traditionnelle. Ils devaient être occupés avec leurs haine et tuerie intra-familiales – pour éviter ainsi leur socialisation suspecte – capable même – de rébellion ou – que Dieu nous garde ! – de révolution.

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 06:44

interressant

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 16:19

L'époque nous rend monstrueux. Débiles, d'abord, monstrueux par la suite.

Débiles, car nous créons l'Etat Islamique où nous décapitons des gens, où nous réduisons les femmes et les chrétiens et les enfants de tous en esclavage. Débiles, car nous envoyons des kamikaze pour se faire sauter au milieu des crétins qui n'ont pas eu la prudence de les devancer, de se faire sauter eux, à l'endroit où nous nous trouvons, nous, pour qu'ils nous tuent, eux, et pour qu’ils ne se fassent pas tuer, eux, par nous.

De la débilité en fleur !

Débile aussi pour partir en Syrie, pour participer à la vie mortifère de l'Etat Islamique. Débiles toujours, pour dire qu'un certain chef d'Etat ne mérite pas d'être sur terre, et pour occuper ensuite le fauteuil du Président du Conseil Constitutionnel de la France.

Toujours débiles pour essayer de gagner l'Europe et pour mourir dans la Méditerranée ou aux frontières de l'Europe qui, elle, après un grand moment de débilité traduit par l'ouverture sans limites de ces frontières, s'est consola en négociant avec la Turquie un déplacement des frontières anti-migrants dans l'Anatolie ou Dieu sait où encore, dans le monde musulman...

Enfin, monstrueux par la suite, lorsque nous devons trouver une justification pour le refus de recevoir les migrants, en regardant nos enfants dans leurs yeux de plus en plus chargés de réflexes sous-humains, barbares, ou des question humanistes sans réponses, affolantes.

Nous sommes des débiles rendus monstrueux par l'époque dont nous sommes responsables.

Nous ne savons quoi dire.

Bien sûr.

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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 10:09

Le Machin qui avait été invité de danser sur les tombeaux des poilus, pleurniche aujourd'hui, après l'annulation de son concert, en évoquant son grand-père, « tirailleur français », héros donc de la France.

Tout d'abord, un grand-père n'est jamais, mais JAMAIS son propre petit-fils.

Aussi, le petit-fils n'est jamais, mais JAMAIS sont propre grand-père.

Sauf, dans les couloirs de l'Hospice de St. Anne, à Paris.

Le grand-père du Machin est mort.

Je trouve ça dommage. S'il était vivant encore, il aurait pu prendre son petit-fils pour lui appliquer une bonne fessée.

Absolument nécessaire, cette fessée. Et pas seulement pour le petit-fils, mais aussi pour beaucoup d'autres dont l'organisation intellectuelle et morale s'avère très dérangée. Pour le bien de ces dernières, la gentille fessée serait salutaire, avant qu'elle ne bascule et ne devienne une méchante RACLÉE.

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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 11:36

Philosophons un peu.

Théoriquement – ou en principe, si vous voulez – la logique exclut tout miracle. Mais, si on grattait un peu, on verra que sans le miracle, la logique ne serait que stupide ; un stupidité comme une autre ; une stupidité de plus.

La logique et le miracle se définissent l'un l'autre. Histoire de genre prochain. Histoire de différence spécifique. Nuls, les deux.

D'autant nuls que la seule explication, la seule justification de l'existence de la logique, voire de l'existence logique, ne peut être que miraculeuse.

Un miracle.

Comme l'existence dans son intégralité.

Sourire.

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 07:53

Il se croit qui ce Pape qui « sauve » 12 syriens en les amenant avec lui au Vatican. Serait-il la main du Destin, du Divin ? Pourquoi 12 ? 12 comme les 12 apôtres ? Serait-il le Christ, ce Pape ? Et pourquoi ceux 12-ci et non pas ceux 12-là ? Pourquoi ?

De l'orgueil – l'Orgueil, le Diable – pour tous !!!

Aurait-il cessé d'être un pêché – un Diable ! – l'orgueil ?

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 17:16

Monsieur le Maire,

Le Budget que nous sommes appelés à voter aujourd'hui présente d'une manière indiscutable des avancées considérables par rapport à celui précédent et, surtout par rapport aux budgets votés dans l'histoire, par la feue majorité socialiste.

Pour autant, ce budget ne correspond pas aux impératifs de l'actualité.

Je m'explique.

Le gouvernement et sa majorité parlementaire discutable, claironne partout « nous sommes en guerre ». L’opposition parlementaire profondément pervertie par sa nature même (les confrontation au plan local entre votre formation et vos alliés de l'UDI, ici, à Limoges, en témoignent), cette opposition, donc, s'en fait l'écho de la majorité : « nous sommes en guerre ».

Même si nous n'appartenons à aucun de ces courants politiques, nous ne pouvons qu'approuver. Nous sommes vraiment en guerre.

Mais nous, en ce qui nous concerne, nous faisons encore plus. Nous, le Front National, nous désignons l'adversaire. L'ennemi n'est pas le terrorisme. Le terrorisme n'est qu'un moyen. On ne lutte pas contre un moyen. On lutte contre un adversaire, contre un ennemi. Notre adversaire, notre ennemi d'aujourd'hui, celui qui veut détruire la civilisation occidentale dont nous nous revendiquons avec force, est sans aucun doute l'islamisme radical. C'est contre cet extrémisme, contre l'islamisme radical que la nation, et à l'intérieur de la nation, notre municipalité, doit concentrer toutes ses forces, pour le détruire, pour l'éradiquer et pour assurer aux Français, aux Limougeauds, la première des libertés, la sécurité.

Ainsi, pour revenir à l'actualité locale, cette lutte, cette guerre ne trouve pas son écho, son reflet dans le projet de votre Budget.Votre Budget est un budget de paix. D'une paix malmenée par la crise, mais paix quand même. Or, nous, nous sommes en guerre. Votre budget n'est pas un budget de guerre.

Certes, vous allez dire : qu'est-ce que notre Municipalité d'une ville de taille moyenne comme la notre, pourrait faire contre ou dans cette drôle de guerre qui, pour l'instant, n'est ni une guerre nucléaire, ni un guerre civile. Encore que, quant à la guerre civile, nous ne saurons pas sûrs qu'elle ne soit pas déjà commencée.

En effet, les terroristes connus, qui nous ont attaqué récemment, en France et en Belgique, sont des... européens. Oui, des européens. Mais des européens qui ne se sentent pas, qui ne se considèrent pas des européens. Et en tant que citoyens européens, ils veulent détruire la civilisation européenne. – Ce n'est rien d'autre, mais vraiment rien d'autre que de la guerre civile pure et dure, si j'ose dire.

Or, avec nos petites prérogatives administratives, avec nos faibles forces sécuritaires, qu'est-ce qu'on pouvait faire, nous, dans cette situation inédite, bizarre, mais pas moins affolante, démente et horrible ?

Comme quelques éléments de réponse, nous pouvons dire que nous, avec nos faibles forces, on peut regarder d'abord vers la sécurisation des point sensibles. Il faut investir dans la surveillance de tous ordres (humaine, communicationnelle, technique... etc.). Il faut assurer un présence policière dissuasive autour des écoles, institutions publiques, centre commerciaux, places publiques, etc.).

Il faut ouvrir au public les mosquées existantes, il faut permettre l’accès aux mosquées pour tout un chacun ; à l'instar des églises. En toute transparence. Il faut organiser des nombreux débats publics « en direct », dans des salles de réunions, à la télé, à la radio, sur des réseaux de socialisation, dans des journaux...

Il faut diriger les fonds financiers associatifs vers les associations qui favorisent l'apprentissage du français, les valeurs de notre nation et qui s'opposent à « l'entre soi », au communautarisme

Il faut mener une politique culturelle ouverte vers la paix raciale et sociale, et non pas, comme c'est assez souvent le cas, vers la haine du français, vers la haine du blanc, vers la haine de l'occident ou vers des concepts marginaux par rapport à la société traditionnelle, telle que la théorie du genre ou vers l'installation du religieux dans l'entreprise (comme c'est le cas avec le projet du nouveau code de l'emploi).

Pour réduire le chômage, surtout celui des jeunes, il faut organiser, avec les moyens à notre disposition, des vrais cours d'insertion professionnelles et sociale.

Il faut combattre toute forme de communautarisme par tous les moyens. Inclusif dans les crèches, restaurants, cantines. Il faut agir efficacement, avec bienveillance mais aussi avec fermeté, et non pas par des mesurettes de saupoudrage de type « médiateurs ».

Il faut faire pression, grand pression sur l'Etat pour qu'il assume son rôle. Le Préfet doit être tenu sous haute tension à moindre occasion. Pour qu'il prenne les mesures qui s'imposent et pour qu'il alerte ses supérieurs quand c'est le cas.

Le projet de Budget que vous nous présentez maintenant, Monsieur le Maire, va devenir très vite caduc. Les guerres portées aujourd'hui dans le Proche et Moyen Orient, en Ukraine, dans les Balkans (n'oublions pas les Balkans, qui sont loin d'être pacifiés), et dans l'Afrique noire ; les attaques d'avant hier, aux Etats Unis, en Grande Bretagne et en Espagne, ou celles de hier et de maintenant, en France et en Belgique, ne sont que la partie visible d'une guerre qui promet d'exploser dans des formes encore inédites dans l'histoire.

Il va falloir y faire face. Avec des moyens appropriés.

Diriger c'est prévoir.

Or, le Budget que vous nous présentez aujourd'hui manque de prévision. Et surtout de vision. Je dirais hélas !

Mon intervention dans le Conseil Municipa;l

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 09:44

Les politiques disent beaucoup de conneries. C'est l'époque – très bavarde, stupidement très bavarde – qui l'impose, paraît-il. Faute d'intelligence opérationnelle, on serait appelé (nécessairement) à articuler des conneries. Nécessairement. Des conneries nécessaires. Paraît-il. Nécessaires et connes (surtout).

Les médias – mérdias, dans un langage pas trop soigné, mais certainement populo-juste – se font un plaisir de diffuser/multiplier lesdites conneries. Ils contribuent, politiques et mérdias, à la banalisation du crime. On ne peut rien faire, disent-ils. La masse doit accepter les attentats perpétrés contre elle. Elle doit élire démocratiquement des incapables qui lui diront que tout, vie ou pas vie, mort ou par mort, est le résultat d'une confrontation démocratique entre la droite et la gauche et que, au-delà de cette confrontation, elle, la masse moutonisée aurait comme unique vocation d'accepter de se faire tuer

Se faire tuer c'est bien.

On n'y est pour rien.

C'est démocratique

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