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  • : Alexandre Papilian
  • Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 06:40

Parents et enfants - J'en ai marre d'aller chercher mon sperme à Barcelone

 

 

Même folle, elle est et restera ma copine. Elle traverse une période pas trop heureuse. Proche de la cinquantaine, elle veut absolument un enfant. Non pas un préfabriqué (adopté), non pas un dénaturé (fait avec les ovocytes de l'on ne sait pas qui, fécondés par les spermatozoïdes d'un zombie ; elle pourrait le faire en se rendant à Barcelone, où la chose est déjà entrée dans les mœurs), mais un enfant absolument naturel. Un enfant biologique. (Son expression !)

Elle en a parlé à Tamara, ma femme. Qui, elle, n'a pas tardé à trouver Chloé, ma copine, assez sympathiquement barge. Elle n'a pas été trop choquée. La situation l'amusait plutôt.

- Si tu lui faisais un petit à Chloé, Gigi ne restera pas tout seul après notre mort.

Gigi c'est notre garçon à nous, à Tamara et à moi. Il est venu sur le tard.

Tamara pense à notre mort. Via Gigi.

Moi aussi, d'ailleurs, je pense à la mort, via ou pas via Gigi, mais je garde ça pour moi. Pas la peine de faire tout un cinéma et de plomber l'atmosphère.

Tamara a toujours été un peu jalouse de Chloé. Comme ça, par principe.

Chloé est ma copine depuis notre adolescence. Longtemps avant que Tamara ne devienne ma fiancée, ma femme et ensuite la mère de Gigi.

Jalouse (ou seulement un peu perverse), Tamara est allée jusqu'à devenir, à un moment où à un autre, la confidente de Chloé. Surtout lorsque Chloé rencontrait des difficultés avec ses différents compagnons. Et il y a en eu ! Des emmerdes. Des compagnons.

Maintenant, elle veut faire un enfant avec moi. Non pas avoir un enfant de moi. Mais le faire avec moi.

- Plus précisément, avec mon sperme.

Une simple opération clinique reproductive. Sans contact sexuel, l'affaire ne pourra être que propre. Elle, Chloé, sera rassurée quant au bagage génétique du projet-bébé. Moi, de mon côté, je serai content de rendre service à une vieille copine. Tamara, à son tour, sera fière de son ouverture d'esprit. De sa miséricorde.

Tamara me fait part des dires de Chloé :

- J'ai la flemme d'aller chercher mon sperme à Barcelone. J'en ai même marre.

Bien sûr qu'elle a la flemme, qu'elle en a marre d'aller chercher son sperme à Barcelone. Surtout lorsqu'elle dispose d'un réservoir beaucoup plus sûr et agréable ici, à sa portée. Un réservoir qui, vu l'approbation tacite de Tamara, pourrait être considéré comme le sien. Approbation qui, évidemment, valait beaucoup plus que la mienne.

Même si c'était moi le dit réservoir – ou la fabrique – qui pourrait épargner à Chloé un voyage à Barcelone.

- Pour y chercher son sperme.

 

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 04:26

Autiste

 

 

Il est autiste, je sais. Je sais qu'on ne sait pas vraiment qu'est-ce qu'un autiste, qu'est-ce que cela peut être.

Personne ne peut le dire aujourd'hui.

Hier non plus on ne l'a pas pu dire. On a inventé, depuis, la psychologie, la psychanalyse, la psychiatrie, mais on n'a pas pu dire qu'est-ce que l'autisme.

Ceci ne l’empêche pas d'exister, l'autisme.

Apparemment, ils sont inclassables, les autistes. Ils sont qualifiables, mais pas classables. Il y a autant d'autismes que d'autistes. C'est le problème, paraît-il. On n'arrive pas à classifier les autistes. Les « normaux », oui. On peut les caractériser selon des critères et des super ou des infra-critères. Il y a des milliers des critères pour les « normaux ». Mais pas pour les autistes.

Ce n'est pas étonnant ? Il n'est pas éblouissant le fait que la Nature ou, si vous voulez, Dieu, fait apparaître dans le spectre du tangible des êtres... autistes ? J'ai entendu dire que l'autisme est valable aussi pour d'autres espèces que celle de l'homme. Des rats, par exemple, peuvent être autistes. Ou peuvent être rendus autistes. C'est ce que les scientifiques disent. Enfin, c'est ce que j'ai entendu qu'il auraient dit. Je ne sais pas. Et puis, qu'importe ? C'est pour cela que je ne dis pas « des êtres humains », mais simplement « des êtres ». Les êtres, n'importe lesquels, peuvent être autistes.

Mon Pierrot est autiste. Il a vingt-neuf ans. Il est brillant en géométrie. Mais pas en arithmétique, ni en linguistique ou en musique ou, que sais-je encore. En géométrie, par contre, si. Les profs le regardent d'un drôle d’œil. Ils ne croient pas à ce qu'ils voient. Et quand ils ne comprennent pas ce qu'il veut dire, ils se mettent à deux, à trois ou à mille, je ne sais pas, pour vérifier, pour « découvrir » ce que mon Pierrot sait.

Il aime se rendre à l'Institut. Il faut pourtant l'accompagner. Il fait pas mal de bêtises. Y compris à l'Institut. S'il est accompagné, on peut intervenir. Sinon... Les accompagnateurs du foyer, sont des gens tout à fait exceptionnels. Ils parviennent à deviner ce qui se passe dans sa tête. Dans sa tête, ou ailleurs, je ne sais pas. Je ne sais pas où cela se passe. En tout cas, ils sont très utiles. Mais ils ne peuvent pas être présents en permanence. Parfois c'est moi qui l'accompagne. Et je me souviens très bien du moment où, par exemple, il s'est réfugié dans le placard aux balais du quatrième. Qui pouvait penser qu'il ira se cacher là, sous les toit du bâtiment ? On a passé plus de six heures pour le trouver. Il est sorti tout seul, la figure immobile. Personne ne pouvait dire si c'était une farce, une méchanceté, une souffrance ou, purement et simplement, un folie neutre. Si vous voyez ce que je veux dire.

Il est chez moi depuis deux jours. Tout allait bien jusque cet après midi, quand il a fait caca sur le lit. Sur mon lit. Sur le couvre-lit du lit.

Il a été contrarié par quelque chose, sans doute, mais je ne sais pas par quoi.

Puis, il s'est mis à travailler sur un problème de géométrie qui le harcèle – c'est le mot – depuis pas mal de jours.

Il a l'air heureux. Il sourit comme toujours quand il sourit : avec un humour émerveillé, plein d'amour, une sorte de béatitude je dirais, de félicité. C'est quand il sourit, je veux dire.

Je ne comprends rien. Ni de son égarement, ni de sa géométrie, ni de son puissant bonheur... Je ne comprends rien du mystère douloureux qui a fait, mais surtout qui fait de lui incessamment, seconde après seconde, mon enfant, et de moi sa mère. Simplement, je ressens tout cela. Et je pleure. Et je sais que Dieu existe. Je pleure et je sais.

 

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 07:06






Fais-lui l'irréparable


J'ai commis l'irréparable. On est toujours en train de commettre l'irréparable. Il peut se commettre tout seul, l'irréparable.
Hugo est un taureau. Il saute sur tout ce qui bouge. Loin de me déplaire, j'en conviens. Il a fait de moi la femme que je suis mais que je n'ai pas été et que je n'aurais jamais été sans lui. Une merveille. En fin, je crois. Je l'espère. J'ai appris à me soumettre ou, au contraire, aller au devant de lui lorsqu'il a besoin d'être soulagé. Avant même qu'il ne s'en rende compte. Lui-même ne le sent pas aussi vite que moi. Ni aussi bien. Il est nerveux, voire possédé. Jusqu'au moment ou je le fais sortir, tu vois. Lorsque je l'accompagne en le suçant et en me faisant baiser. C'est important qu'il se libère. C'est important qu'il soit déchargé.
Je sais que t'as eu des vues sur lui. T'as senti – comme moi – qu'est-ce le désir d'un homme pour une femme, n'importe quelle femme, toi, moi ou une autre. C'est le même instinct. Le même aveuglement. L'instinct est aveuglant et valorisant. Très. Tu as senti le danger qu'une autre femme représente pour le désir de ton homme, l'homme qui te domine et qui te transforme en piège envoûtant. Une autre femme – moi. Enfin, il t'a excitée. T'étais pas loin de les écarter pour lui.
Je veillais. Ton mari aussi. Il s'inquiétait sérieusement. Mais il n'a pas la subtilité d'une femme...
- Ma subtilité.
Je suis intervenue chaque fois avec célérité et doigté. Ça s'était bien passé. Nous restâmes amis. Vous devines les parrains de Dimitri. S'il nous arrivait quelque chose, c'était à vous de prendre en charge notre fils... Bref, deux couples amis. Deux couples qui ont gardé le silence sur ce qui ne s'est pas produit. Deux couples complices.
- C'est au nom de cette complicité que je te parle maintenant.
Il y a quelques semaines, j'ai senti la nervosité masculine de Dimitri. Il sort de son enfance. Il devient un jeun mâle. Je reconnu cette nervosité. L'état du mâle. On réveillait et appelait mes qualités de femme. Il ne m'a pas été trop difficile de trouver comment apaiser, comment éteindre l'incendie aveugle, typiquement masculin.
Il est pourtant encore trop jeune pour l'acte total. Il n'a même pas encore de poils. Mais il bande. Et il aime mes caresses manuelles et buccales. Je le rends heureux. L'éjaculation, à son âge, c'est du pur affolement.
Hier, son père nous a surpris. J'ai eu horriblement peur. Horriblement peur. Je n’avais jamais vu quelqu’un d’aussi pâle.
J'ai peur qu'il nous tue, tous les deux, Dimitri et moi, sa femme et son fils. Je sens sa furie possessive. Sa furie épouvantable. Nous sommes en grand danger, Dimitri et moi. Je pense surtout à Dimitri. L'amour et le bonheur que nous vivons peuvent sombrer dans la culpabilité. Sous le couperet du père. Dans la prison. Dans le mal.
- Sa mère deviendra une détraquée !
Avec tout le bien qu'elle lui avait fait.
- Alors, je te demande d'intervenir.
Je ne sais pas comment. Avec ta subtilité de femme. Essaie de le calmer, le Hugo. Fais lui une pipe. Même plus, si nécessaire.
- Fais-lui l'irréparable.

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 06:43

 

 

 

 

Baise parentale

 

 

Ce fut comme un coup de massue. Très fort, dans la nuque mais aussi dans la poitrine. Sur me seins. Dans mes seins. La poitrine me faisaient mal. On ne peut pas appeler ça des seins. Pourtant, ça me faisait mal. Ce que j'avais dans ma tête tournait à mort.

Laurent, mon petit frangin, regardait comme moi le spectacle des fesses de papa qui se démenait sauvagement sur maman. Il avait de grosses couilles. (Pas comme celles de Laurent. Il n'en a presque pas, le malheureux !) Sa bite faisait des va-et-vient dans la vulve poilue de maman. Elle était grosse. Tout était gros, la bite, la vulve, les fesses, les cuisses. Celles de maman étaient bien écartées et un peu pliées vers le haut. Elle aimait ce que papa lui faisait. Nous étions en vacance. Ils ahanaient, touts les deux. Ils étaient sourds. Aveugles. Fous. Ils n'avaient même pas remarqué notre présence. La vue étaient imprenable, vertigineuse. Nous étions en vacance. Ils baisaient. Papa baisait maman. Et elle se faisait baiser par lui.

Je claquas le porte du mobile-homme. Qu'ils sachent que nous les avons vus !

Nous nous assîmes trois secondes sur les chaises en plastique blanc de notre terrasse en bois. Nous n'avions pas le courage de nous regarder l'un l'autre. La table était tâchée du vin et des fruits de la veille.

Laurent se leva le premier. Nous partîmes à la piscine. Y avait Dora, Michel, Gaspard, Coco, et Léonie. Je regardai les maillots de Michel, de Gaspard. Y avait pas grand chose dedans. Dans celui de Laurent, non plus. Je sentis comme une pression sur ma poitrine. Mes seins poussaient. Inégales, douloureux. Les garçons les lorgnaient furtivement. Des regards glissants et hypocritement indifférents. Je savais maintenant ce que je savais. J'avais vu papa baiser maman et maman se faire baiser par papa.

Justement. Peu après, les voilà arriver : ensemble, main dans la main, l'air heureux, les draps de plage sur les épaules.

Quand je serai grande, j'aurai mon enfant et tout ceci sera fini. J'aurais trouvé ma paix. Je serai sereine.

Je ne sais pas pourquoi je envie d'ajouter : morte.

C'est comme une voix extérieure qui me parle. Pas moi.

 

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 22:14

Mes spermatozoïdes stériles, morts

 

 

Je me suis déshabillé pour pouvoir me bien regarder dans le miroir. L'autre, celui du miroir – c'est moi.

- Encore plus stérile que moi, je veux dire.

Je viens d'apprendre ma stérilité. « Absence de cellules germinatives » que disent les résultats du spermogramme.

Je n'ai pas de spermatozoïdes valides. Ou pas du tout. Je n’ai pas du tout de spermatozoïdes. Ni valides, ni invalides. Ni en vie, ni morts.

- Va savoir.

Je ne comprends pas trop bien le langage du papier que je viens de recevoir. Mais le sens y est. Je serai ma propre fin. Je finirai avec moi-même. Je n'aurai pas de descendance.

C’est pas dramatique, me dira-t-on. Je ne serais ni le premier ni certainement pas le dernier privé de reproduction, perpétuation, descendance, transfert d’espérances... Ni le premier, ni le dernier.

Oui, certes. Mais je ne suis pas un eunuque. Je ne suis pas un castré. Je ne suis même pas un impuissant. Mais uniquement un impotent – sur l'échelle reproductive.

- Je ne serai pas continué.

L'image renvoyée par le miroir me montre bien meublé, bien armé, bien doté. J'ai une bite plutôt grande et plutôt grosse. La bourse laisse croire que ma fabrique de spermatozoïdes non-vitaux, de non-spermatozoïdes serait en très bon état.

Je n'ai pas de problèmes d'érection. Mes partenaires se sont généralement déclarées satisfaites. J'utilisais le préservatif, pour les premières deux, trois fois. Ensuite, nous passions à la pilule ou au stérilet. La contamination maladive étant éliminée en tant que risque.

- Pour autant, je ne serai pas continué.

Nous avons dépassé l'état de l'être amoureux. Nous avons gagné celui de l'être aimant. La question d'un enfant se pose. Gisèle veut un enfant. Elle veut un enfant de moi. Elle veut me faire un enfant. À moi. Avec moi. Quoi de plus merveilleux dans ce monde ?

- Peut-être l'enfant lui-même ?

Hélas !

(Ce ne sera pas le cas.)

C'est du lourd. Surtout quand on ne peut rien y faire, quand on n'en est pas responsable !

Nous allons nous réfugier dans l'adoption

Peut-être. Pas sûr.

Nous allons peut-être compenser cette perte de « naturel », cette perte de « biologique », cette perte de « plus grand que nous », cette perte de « non-choisi ». Nous allons peut-être lui substituer le « choix ». Nous allons peut-être nous consoler avec l'enfant de je ne sais pas qui. Notre complicité parentale prendra d'autres couleurs que celles des vrais parents... Nous ne serons jamais de vrais parents. Mais uniquement des parents adoptifs. Ce sera déjà ça. Nous allons pouvoir dire ça : c’est déjà ça.

Dans notre cas, enfin, dans le mien, « déjà » et « ça » ne font et ne feront jamais bon ménage.

Sauf si l'amour de Gisèle s’avérera tellement grand pour qu'elle puisse parvenir à revitaliser mes spermatozoïdes.

- Ou à me faire oublier tout ça.

- Mes spermatozoïdes morts.

- Tout.

 

 

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 10:42

 

 

N'est-ce pas, papa ?

 

 

Ma femme est perverse. J'en ai l'impression. Même plus qu'une impression, je dirais, une conviction.

Hier, nous nous trouvions tous, Coco, Marius, Hélène et moi dans la cuisine. Pour le dîner. Enfin, pour le repas du soir, plutôt. On ne dîne pas avec des enfants de six et quatre ans. On mange.

Nous étions confrontés à une question un peu bizarre. La directrice de l'école avait décidé d'annuler la Fête des Mères et celle des Pères. Pourquoi ? La question s'imposait d'elle même. En tout cas, elle n'était pas déplacée.

- Le « pourquoi » sert à conquérir le monde.

Le créer aussi.

Mais ce n’était pas la question. Enfin, j'ai trouvé la situation bizarre. Pas la question évoquée ci-dessus, mais sa racine. Peut-être, éventuellement, nous mêmes. Coco et moi.

Ni Coco, ni moi, ne sommes trop friands de ces colliers de nouilles ou de ces dessins avec père-mère-enfants devant une maison à l'équilibre mystérieux.

- Alors, tant mieux si la directrice annulait ces fêtes imbéciles.

Mais c'était sans compter avec le « pourquoi » des enfants. À la radio on en parlait sans cesse. De la Fête des Mères, de la Fête des Pères. Même chose, à la télé. Il y avait des affiches dans la rue... Et tout à coup, voilà, plus de Fête, plus de Mère, ni de Père. Pourquoi ? Alors ?

Alors, suite à la problématique socio-homosexuelle, on ne va plus bourrer nos petites têtes blondes avec des conneries de ce genre. Le genre même sera banni. Plus de féminin, de masculin, de mâle ou de femelle. Ça n'existera plus. Sauf dans le cas des homosexuels, où il y aura des gays, censés être des hommes, et des lesbiennes – des femmes. Pour le reste, nada. Alors, si nada, plus de maman et de papa. Des parents, uniquement. Ou au singulier, dans le cas des « familles mono-parentale ».

Enfin ! Des théories agacées, énervées, au bord de la furibonderie.

- Et du silence.

On ne maltraitera pas nos petites et très chères têtes blondes. Pas de cette manière, en l'occurrence.

Nous nous trouvions donc tous dans la cuisine, pour le repas du soir. Et il y avait du « pourquoi » dans l'air.

À la télé, le JT disait ce qu'on lui avait dit de dire. On y parlait d'une gay pride réussie en Pologne. Oui, en Pologne ! Les cathos devaient être sur le cul, pensais-je.

Sur l'écran, des images hyper-colorées, hyper-dansées, hyper-clownisées, hyper-grimacées. Ça plaisait beaucoup aux enfants. Et Coco de leur dire :

- Quand il y aura une parade comme ça chez nous, on ira nous aussi, d’accord ?

Et ensuite, à moi, avec une expression bizarre :

- N'est-ce pas, papa ?

 

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    2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 06:41

     

     

    Robert

     

     

    Il nous menaça avec son petit poing en l'air.

    J'ai regardai Marianne et ce que j'y vis ne me plut guère. Elle était, évidemment, la propriétaire de l'enfant : comme toutes les mères, certes, mais plus encore dans notre cas.

    Et pour cause. Marianne a été, dans sa jeunesse, schizophrène. Schizophrène grave. À l'époque il n'y avait pas les techniques d'aujourd'hui. Il n'y avait les molécules d'aujourd'hui. Les voix qui parlaient super vite dans la tête de Marianne ne rencontraient aucun obstacle. Elles entraînaient leur proie, ma Marianne, dans leur tourbillon soûlant, comme ça, quand ça les prenait. Aussi, elles la relâchaient de la même manière, soudainement, sans crier gare.

    À l'heure de notre rencontre, Marianne était sortie depuis un bon moment de sa dérive. Elle était toujours un peu spéciale, c'est vrai, mais c'était avec charme qu'elle nous laissait croire qu'au delà de cette réalité brute, entrée en nous par les cinq sens, il y avait autre chose, beaucoup plus vaste, sans dimensions, qui n'attendait qu'à être appréhendée. Dans les deux sens du mot.

    Je prends un raccourci pour dire que Robert était porteur de cette autre chose, cachée derrière la réalité brute entrée en nous par la voie des sens. Il parlait avec le vide animé. Avec le terrible. Avec le zéro. Le rien empoignait notre petit garçon, le faisait se tortiller en lui arrachant des mots incohérents, écumés, inintelligibles, graves, beuglés et ronflants.

    Ça nous a fait très peur. D'abord peur, ensuite mal. L'invisible bouillonnait et se disputait le droit à l'existence avec Robert. Il existait pourtant, à l'intérieur de Robert. Il prenait sa place, même. Il le détruisait. Il le remplaçait. Robert s’effaçait. Au point de ne plus exister. Il devenait invisible. Il n'était plus lui. Le Diable s'était emparée du corps de notre petit garçon, l'avait pénétré et le torturait sans pitié.

    D'ailleurs, quelle pitié, la pitié du Diable ? Il ne la permet pas – la pitié, le Diable. Il n'a pas l'organe pour. Ou, enfin, il la connaît comme il connaît l'homme. Il la prend comme une donné humaine. Mais il ne la comprend pas. Comme il ne comprend pas l'homme. La pitié, si on réfléchit bien n'est pas compréhensible. Quoi qu'on en dise.

    C'est ma partie de diable qui dit ça. Ma partie diabolique, pour ainsi dire.

    Car c'est avec mes sens diaboliques que j'ai pu saisir ce qui se passait avec Robert. C'est avec ma partie diabolique que je captais le Diable qui s'emparait de mon garçon.

    Là, sur les allées du parc où il prenait l'air dans la compagnie d'une surveillante, il nous menaçait avec son petit poing levé dans l'air. Il nous reprochait de l'avoir abandonner. Son état ne nous permettait pas de l'approcher, nous avait été dit. Vrai ! Notre simple vue, l'énervait, l’irritait. Il nous menaçait avec son petit poing levé dans l'air. Avec toute la douleur du monde concentrée dans ce petit poing d'enfant schizophrène qui aperçoit ses parents dans l'espace de promenade de l'hôpital. Ses parents qui l'avaient non seulement abandonné, mais l'avaient aussi livré à la meute de médecins, infirmières, aides soignants et autres, qui enfermaient les malades mentaux ou uniquement psy, sous prétexte de les soigner...

    Il n'a que cinq ans mon petit garçon, fils d'une mère jadis schyso, elle aussi, qui lui avait donné vie, quand même, cette vie de schyso, cette vie schyso... Qui lui a donné comme père – moi. Ce moi impossible aujourd'hui.

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    27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 12:38

     

    Ma fille a la migraine

     

     

    - J’ai un boxeur dans ma tête.

    Elle est très jeune et elle imagine des mots et des situations qui me font craquer. Elle, ou son ange. Elle est mon ange. Je ne lui résiste pas. Absolument pas. Il suffit qu’elle me jette un regard « comme elle sait le faire », et je comprends tout de suite ce qu’elle veut. Ce qu’elle veut me dire… Avec l’âge – le sien – elle commence à vouloir me dire de choses au lieu de vouloir purement et simplement. Elle particularise, après avoir généralisé. Elle se ramasse dans des limites de plus en plus fines, raffinées…

    - Vouloir prendre.

    Exact ! Prendre ! La possession est formatrice. La possession, partie intégrante et quote-

    part de La Création. L’homme ne se forme pas, et d'autant moins ne se crée pas tout seul. Il est formé par la possession. Voire créé. C'est ainsi ! Par ce qu’il possède. Par ceux qui le possèdent.

    - Quand on est mort, c’est pareil.

    - On est très sage lorsqu’on émet de telles allégations.

    - Philosophiquement sage.

    Sage ! Voilà. Elle me rend sage, la gamine. Et, lorsqu’elle me dit qu’elle a un boxeur dans la tête, un boxeur qui lui fait mal, je me précipite vers la salle de bain et j’ouvre la pharmacie. Il n’est pas conseillé de garder les médicaments dans la salle de bains. Trop d’humidité. Mais notre pharmacie familiale se trouve dans la salle de bains.

    - Et tant pis !

    Je prends la boîte d’analgésiques.

    Ma fille, toute jeune et toute petite – le sommet de son crâne ne dépasse pas le niveau de ma ceinture – me regarde avec ses yeux à l’iris hyper-noir et au blanc hyper-blanc-bleu ; des fenêtres ouvertes dans un massif facial méga-noir aux traits super-graciles.

    - C’est une Tutsi.

    Nous l'avons adoptée. Chez nous, elle est heureuse. Depuis, nous avons changé comme c’est pas possible, ma femme et moi.

    - Elle est tout petite.

    - Petite-petite, petitissime.

    Je lis, inspiré par mon ange gardien cette fois, ou toujours par le sien, la notice qui se trouve dans la boîte. Interdit de donner le médicament aux enfants de moins de quarante kilos.

    - Tu pèses combien, toi ?

    - Vingt-six.

    C’est pas possible ! Qui peut peser vingt-six kilos de nos jours ?

    - Je remets la boîte à sa place.

    Et je me précipite vers la sortie. On a une pharmacie dans le coin. Ils y sont très aimables.

    Avant de sortir, je croise le regard de ma femme. Elle est jalouse, presque méchante. C’est sa fille dont je m’occupe !

    - De quel droit ?

    Voilà. Je dirais que je l’aime. Ma femme. C’est d’elle dont je parle. Ou peut-être pas. Peut-être que je ne l’aime pas ; ou que je ne l’aime plus.

    Ce qui n’est pas sûr du tout. Mais du tout.

    Ma fille à la migraine.

     

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    25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 06:56

    À partir de demain je publierai sur FB deux nouvelles courtes (2-3 pg) par semaine sous le titre fédérateur « Parents et enfants  en 162 auto-croquis »

    Le volume débute avec un Avant propos que j'estime un peu long par rapport aux textes des nouvellettes. Mais le couper en plusieurs parties me paraît inconvenable...

    Le voilà donc dans son intégralité.

     

    Avant propos

    1

     

    Un très illustre prédécesseur de notre hyper civilisation actuelle, Jonathan Swift, pour ne pas le nommer, écrivait en 1729 un essai/pamphlet avec le titre : Modeste proposition pour empêcher les enfants des pauvres en Irlande d'être à la charge de leurs parents ou de leur pays et pour les rendre utiles au public.

    L'auteur se lançait dans la description sarcastique et féroce d'une chasse à l'enfant, en décrivant avec luxe de détails les qualités gastronomiques de la viande d'enfant...

    (Superbe ivresse des mots, annonciatrice de la mélancolie, de la folie qui ne tardera pas de s'emparer de l'auteur.) – (Mélancolie ? Folie ? Pas autant, vu les enfants esclaves ; les enfants soldats ; les bébés médicament ; les embryons autour desquels on fait aujourd'hui la danse du scalp.)

    Les choses, une fois dites, devinrent constitutives pour l'homme d'après.

    Consubstantielles.

    <>

    Plus proches de nous encore, plus constitutives et plus consubstantielles à l'homme1, s’avérèrent les choses dites/faites par le Führer – connu sous le nom de Hitler, par le Grand Timonier – Mao, par le Petit Père des Peuples – Staline. Trois représentants de marque de la bêtise/folie populaire.

    À l'échelle de la Grande Histoire, nous les avons créés, tout en sortant de leurs entrailles.

    Nous sommes leurs vrais enfants. Sans qu'ils soient nos vrais parents, nos parents familiaux, mais nos vrais hyper-parents immatériels que l'on éternise d'une manière insidieuse, que l'on distille perversement dans la société de nos rejetons drogués, empoisonnés, rendus et surtout imposés comme fréquentables, acceptables et « normaux » par une démographie effrénée, dévergondée, cancéreuse, devenue la leur.

    <>

    Comme tous les dictateurs une fois bien installées sur leurs trônes, les Hitler-Staline-Mao attaquèrent sauvagement la famille2.

    - Parmi d'autres.

    Paradoxalement, la famille, imposée comme norme de conduite sociale par la mentalité dictatoriale, pouvait s’avérer un ennemi de la société commune-égalitaire imaginée par les dictateurs. Le modèle de Pavlik Morozov (modèle, peut-être complètement inventé par les autorités), l'enfant qui, au temps de Staline, avait dénoncé son père, en mettant plus haut l’État que sa propre famille, famille qui, ensuite (retardataire, réactionnaire, bestiale), le tua, ce modèle, donc, fut largement promu par la propagande officielle soviétique pendant cinquante ans.

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    De notre côté occidental, la famille fut attaquée par le biais de la libération sexuelle, de l'apparition des familles monoparentales estropiées et celle des tout aussi estropiés, tout aussi invalides, familles recomposées.

    - Et par la suite...

    Par la suite, l'apparition des familles homo (c'est quoi ?), les adoptions plus ou moins commercialisées, les moyens de procréation miraculeux (presque divins – car non-naturels ; iconoclastes certainement ; blasphématoires, anti-divins, donc, mais, enfin, humains en fin de comptes, ce qui nous permet de nous enorgueillir en tant que maîtres de la nature et de nous mêmes, comme si une telle performance serait possible, utile et plus si affinité...), les recherches généalogiques désespérées entreprises par les personnes dont les parents demeurent inconnus, les drogues aliénantes (prises par les parents, par les enfants, par les parents et par les enfants ; drogues créatrices des paradoxales communautés à-sociales), secouèrent encore plus l'institution familiale « traditionnelle » (c'est quoi ?).

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    Les parents – trop soucieux-insouciants (sic !) de leurs enfants – s' avérèrent souvent une source de mécontentements et de malheurs pour leurs rejetons. Ils devinrent, tous, parents et enfants, adeptes de l'individualisme. Plus ou moins consciemment. Plus ou moins (plus !) drogués.

    Les drogues changeaient et changent encore plus aujourd'hui le monde vécu, le monde désiré, le monde subi, le monde.

    En même temps, les parents devinrent une cible juteuse pour les psys de tous bords. Ceux-ci, comme tous les humains assujettis au travail, devaient, eux aussi, « gagner leur pain » plus ou moins brioché : ils tondaient la laine sur le dos des enfants – en jetant tous les maux sur le dos des parents.

    L'heure de la chasse au parents était arrivée.

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    Les parents furent culpabilisés de plus en plus souvent, de plus en plus sévèrement. Les mères – possessives, perverses et violentes ou placides, porteuses de néant. Les pères – alcooliques, pervers et violents ou indifférents et émasculés. Les uns et les autres provoquaient moult souffrance(s) autour d'eux. Et plus loin encore, dans le monde, dans l'univers.

    La société occidentale tombait malade de (sa) parentalité.

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    À la fin du XXéme, une Dame appelée Louise Bourgeois, épatait les bourgeois (sic !) avec ses araignées gargantuesques exposées dans le monde entier. Le prototype, avec ses articulations métalliques féroces, s'appelait Big Mama.

    9m de hauteur pour cette culturelle, spirituelle, illusoire, virtuelle, réelle, artistique Castration Protectrice.

    La société occidentale tombait malade de (son)... araigneite.

     

     

     

    Interlude

     

    - Quelle est la différence entre une branlette et une baise ?

    - Quand tu baises, tu connais du monde.

    Alors, un volume de 162 nouvellettes (auto-croquis) écrites/faites à la première personne, pourquoi faire ?

    - Pour vivre et faire vivre 162 de vies de quelques-uns-de-sois-mêmes.

    Chose faite.

    Maintenant, il conviendrait que ces 162 minutes/vies se fassent connaître, qu'elles trouvent leur lecteur/bonheur.

    Chose en train de se réaliser : vous me tenez sur votre écran ou entre vos mains et vous vous demandez ce que vous allez (m') en faire.

    - Si ça pouvait vous aider, je vous dirais que je ne suis pas un bouquin.

    - Je vous dirai que lire n'est pas bouquiner.

    - Je vous dirai que, pour moi, me bouquiner ce serait même presque une insulte.

    - Je vous dirai que j'invite, donc, ceux qui bouquinent, à faire l'impasse sur moi.

    - Je vous dirai que je me considérerai gagnant.

    En revanche, si vous allez me faire l'honneur de lire ces/mes auto-croquis, je me considérerai heureux.

    (Merci d'avance.)

     

    Fin d'interlude

     

     

    Le livre, le non-bouquin ci-présent, doit « assez beaucoup » à l'araignée géante de Louise Bourgeois.

    Son auteur subit à un moment donné l'assaut de ces auto-croquis. Ils voulaient accéder à la la lumière terrestre – en traversant l'être de leur auteur.

    - Votre serviteur.

    Pendant cette période créatrice, une force supérieure envahit l'araignée interne de l'auteur.

    On lui enleva la responsabilité – au profit de la dégustation/compréhension (et pourquoi pas la digestion/assimilation ?) de ses proies (oui, pourquoi pas ?).

    L'auteur (héritier adonné aux déviances plus ou moins estimables de la Métamorphose kafkaïenne) vécut des moments de très fins, de très subtils, de très secrets bonheurs et béatitudes. Il pratiqua la chasse aux Homoncules et aux Golems engendrés par ladite force. Il les disséqua. Il inhala leur odeur, leur respiration. Il suça leur sève. Il goûta leur substance charnelle...

    Il parvint à exister tout simplement, à travers ou, mieux encore, en tant que ses/ces personnages en chair et en os.

    - Des personnages confettis ?

    - Des pépites d'humanité ?

    - Des présences !

    Des présences examinées à la loupe, au microscope ou, au contraire, au télescope, à la sonde spatiale, aux ondes radio ou aux rayons X, aux calculs mathématiques, à la musique, à l'inexistence...

    Des micro, des nano, des très lointains, des pré-personnages. Ou, peut-être, des post-personnages, des personnages résiduels issus d'une combustion (guérisseuse ? toxique ? ) incandescente (même si incertaine).

    Des survivants possibles, probables, éventuels...

    Des survivants.

    Des vivants.

    1 D'où d'ailleurs l’humble arrogance, la fantasmagorique insolence de l'auteur qui ose mettre comme sous-titre au présent opuscule, « auto-croquis ».

    2 Décrétée par Marx « cellule de base de la société », la famille du « camp socialiste » fut construite comme une cellule de prison. Les divorces, les familles mono, ainsi que celles recomposées (signe de « débauche » sexuelle), étaient mal vus par le pouvoir. Les gens devaient s'insupporter dans le cadre étriqué de la famille traditionnelle. Ils devaient être occupés avec leurs haine et tuerie intra-familiales – pour éviter ainsi leur socialisation suspecte – capable même – de rébellion ou – que Dieu nous garde ! – de révolution.

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    Published by Alexandre Papilian - dans Parents et enfants
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    30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 16:19

    L'époque nous rend monstrueux. Débiles, d'abord, monstrueux par la suite.

    Débiles, car nous créons l'Etat Islamique où nous décapitons des gens, où nous réduisons les femmes et les chrétiens et les enfants de tous en esclavage. Débiles, car nous envoyons des kamikaze pour se faire sauter au milieu des crétins qui n'ont pas eu la prudence de les devancer, de se faire sauter eux, à l'endroit où nous nous trouvons, nous, pour qu'ils nous tuent, eux, et pour qu’ils ne se fassent pas tuer, eux, par nous.

    De la débilité en fleur !

    Débile aussi pour partir en Syrie, pour participer à la vie mortifère de l'Etat Islamique. Débiles toujours, pour dire qu'un certain chef d'Etat ne mérite pas d'être sur terre, et pour occuper ensuite le fauteuil du Président du Conseil Constitutionnel de la France.

    Toujours débiles pour essayer de gagner l'Europe et pour mourir dans la Méditerranée ou aux frontières de l'Europe qui, elle, après un grand moment de débilité traduit par l'ouverture sans limites de ces frontières, s'est consola en négociant avec la Turquie un déplacement des frontières anti-migrants dans l'Anatolie ou Dieu sait où encore, dans le monde musulman...

    Enfin, monstrueux par la suite, lorsque nous devons trouver une justification pour le refus de recevoir les migrants, en regardant nos enfants dans leurs yeux de plus en plus chargés de réflexes sous-humains, barbares, ou des question humanistes sans réponses, affolantes.

    Nous sommes des débiles rendus monstrueux par l'époque dont nous sommes responsables.

    Nous ne savons quoi dire.

    Bien sûr.

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    Published by Alexandre Papilian
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