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  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

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20 février 2019 3 20 /02 /février /2019 08:16
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 73)
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
Scène
qui aura lieu ou pas en Nomadie,
une fois l’équipe de
RFCVIPMU
installée dans son hôtel
(suite et fin)
 
- Mais il y a aussi d’autres choses, en revanche, qui évitent l'oubli et qui s'arrêtent dans la mémoire, reprit Icã.
 
Il était comme dans un état second.
 
- Pour s'y fondre. Pour s'y perdre. Il ne faut pas croire que la mémoire stocke, préserve. Non, elle mémorise. Elle change la nature des choses. Elle s'empare de la vie des choses. Elle tue les choses. Elle les baise.
 
Icã était entré en transe. Il était comme possédé. Les souvenirs d'avant le Grand Caprice le faisaient sortir du lit du présent sinon compréhensible, supportable, voire acceptable, pour l'offrir aux mâchoires impitoyables d'un sentiment nouveau, d'un état de vie jamais essayé, jamais ressenti par personne. La chaleur-ombre d'un démon commençait à envahir l'espace.
 
- Oui, soupira-t-il, elle les baise mais elle ne les féconde pas. Voilà qui peut rendre fou ! Un vrai Malheur (avec majuscule) ! Pas loin d’une Catastrophe (« majusculée » aussi) ! (pause) Pour revenir à nos moutons, l’absorption par inceste d’une certaine énergie dont je dispose encore en surplus, pourrait résoudre mon problème ; du moins, partiellement. Mais, hélas !, l’inceste n’est plus d’actualité, en tout cas, il n’est plus à ma portée. Tu viens de confirmer la suggestion que l’on m’a déjà faite, comme quoi j’aurais eu deux filles, avec Lãcrãmioara, bien sûr. On dit que ça daterait d’avant le Grand Caprice. Soit ! Mais moi, je n’en garde aucun souvenir. En revanche, par suite de cette suggestion, de cette possibilité évoquée, j’aimerais recréer ces filles. C’est vrai. Et cela, pour m’incestiser avec elles. (pause, puis sanglots:) Quelle incohérence, mon Dieu ! Quelle incohérence !
 
Yovanka n'avait pas l'air trop convaincu. Dieu sait, pourtant. Et puis, tant pis.
 
Avertissement
Toute ressemblance
avec ce qui s'est passé,
qui se passe
ou
qui va se passer
à RFI
a été, est ou sera
fortuite.
 
Pareil pour toute différence.
 
 
En vente chez moi et sur Amazon (version brochée), sur Kindle (version ebook)
Blog : www.alexandre-papilian.com/

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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 15:59
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 63)
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
Distorsion
(suite)
- Et voilà, dit la voix de Pompejo. C’est comme ça. D’ici trois ou quatre ans, je vais y retourner. Mais en vainqueur. Seulement et certainement ! J’ai versé déjà des arrhes pour un bloc de trois étages. Pour toute la famille. Un clan, quoi ! Et trois ou quatre boulangeries. Je ne vais plus travailler, moi, bien sûr ! J’ai donné, moi ! Non ? Tu ne trouves pas ? Je laisse la place et le plaisir aux autres. Et il y en a ! Il y en aura toujours !...
 
- Oui, concéda la voix de Bernard. C’est un tout autre monde. J’ai jamais été en Amérique Latine.
 
Suivit de nouveau un long moment de silence.
 
Le trou alzheimerien qui s’y enchaîne est une prolongation insaisissable du silence. Il prend la consistance d’un trou noir.
Soudainement, un bruit bizarre. Une espèce de râle. De plus en plus fort.
 
- C’est quoi ça ? demanda, dans le noir, la voix effrayée de Bernard.
 
- J’sais pas. Ça vient d’où ? fit à son tour Pompejo.
 
Ils se dressèrent sur leurs séants, tous les deux. Ils regardèrent devant eux, droit dans le noir de la studette. Ils écoutaient, apeurés.
 
Le noir résonnait toujours du bruit bizarre ressemblant à un râlement. De plus en plus fort.
 
- On meurt là, fit Bernard. Là !
 
Le Blanc tendit la main tremblante vers le mur d’en face.
 
- C’est qui, là ? fit-il de nouveau.
 
- J’sais pas. C’est un nouveau. Un vieux. J’sais pas.
 
Le noir vrombit. De plus en plus bas et de plus en plus intensément, le noir vibre et résonne. L’estomac des ceux présents est lourdement heurté par les ondes de ce bruit profond.
 
Avertissement
Toute ressemblance
avec ce qui s'est passé,
qui se passe
ou
qui va se passer
à RFI
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23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 08:22

Œuf de fou

- pseudo-satyricon -

(suite 1)

 

«  Quelle est la différence

entre nous et une maison de fous ?

Ils ont une direction lucide, eux ! »

Blague audiovisuelle.

 

« La folie de l’homme raisonnable

est anatomisée à fond par

le clin d’œil du fou. »

Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57

 

 

Distorsion/détour

(Intervention de la machine à café

espèce d'acouphène1 ou de schizophrénie –

au sujet des images très parisiennes

aperçues par Stroë)

(Caron)


 

- Difficile, dit la vieille, difficile de se glisser dans la peau d’un autre. Des autres. Prenons comme exemple le cas de Caron. Vous savez, le bidasse qui passe et dépose les zozos d’autre côté. Qui achemine toutes sortes de cocos et de zèbres vers l’au-delà. Qui regarde et enregistre le passage de l’existence vers l’inexistence. Qui passe lui-même, au retour, de l’inexistant vers l’existant ; peut-être. Qui – pour s’occuper de ce qui se passe dans une telle peau, dans une âme ? Qui ? Je pose la question. Vous allez demander, peut-être, quel pourrait être l’intérêt de s’y intéresser. Vous n’aurez pas tort, évidemment. Vous aurez même, tout naturellement, raison. Combien d’entre nous partagent le sort de ce Caron ? Mille ? Cent ? Dix ? Un ? Aucun ? Yes ! Aucun ! Il n’y a pas des Caron parmi nous. Il ne peut pas y en avoir. Dans le camp de l’existence, où nous nous trouvons tous, l’inexistence nous est interdite. Elle n’y est que pressentie, jamais sentie, d’autant moins vécue. Caron, lui, cependant, y touche. La touche. Enfin, peut-être ! Il passe d’une rive à l’autre, chargé (dans une direction), vide (dans l’autre), sorte de conducteur de métro à l’ancienne, sorte d’éboueur des âmes, de madame-pipi-du-monde avant la lettre, et il observe les changements que ses passagers subissent... Comme un photographe qui, tout en aidant ses sujets à s’immortaliser... si !... anciennement sur la pellicule, aujourd’hui dans des pixels, observe leur rigidité de plus en plus évidente, leur nécrose de plus en plus avancée. Des soupirs et des larmes. Voilà ce qu’on dit trouver dans l’empire souterrain. Des soupirs et des larmes éternels ; et à tout jamais. On dit. Et/mais on ne se demande pas pourquoi. On ne s’interroge pas sur la souffrance des passants, des... trépassés (...des... très-passants ?), des disparus. On ne peut pas s’interroger. On n’est pas des disparus ! Tandis que lui, si. Caron le tantôt disparu, le tantôt apparu (et/ou/mais réapparu) – les aperçoit, lui, les disparus. Il les touche. Eux aussi, on peut le supposer, touchent à la disparition, à leur propre disparition, lorsqu’ils payent le passage à Caron... Ils deviennent, ils parviennent à être, ils sont tous (depuis longtemps, depuis toujours) des disparus !

Après avoir dit ça, la vieille ricana. Un ricanement aigu. Très joyeux. Elle était très gaie. Elle donnait l’impression qu’elle allait se dissiper, très désinvolte, dans l’air pur qui, tel qu’un nuage de smog, flottait autour de la Tour Eiffel, juste en dessous du gland de celle-ci. C’était tout. Et rien d’autre.

- La folie, par exemple, la bêtise, l’inutile !

 

Fin de la Distorsion/détour

 

 

Avertissement

Toute ressemblance

avec ce qui s'est passé,

qui se passe

ou

qui va se passer

à RFI

a été, est ou sera

fortuite.

 

Pareil pour toute différence.

 

 

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1 Le sujet sera traité un plus tard.

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 09:51


Avoir un travail ou un emploi ?

La question est ontologiquement définitoire pour la société française contemporaine.

- Ontologiquement ?

Oui ! Et alors ? C'est interdit ?

- Hélas, non !

 

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 09:32

 

Le mot chômage fait peur. Pourquoi? Parce qu'on doit travailler pour gagner sa croûte. D'où l'idée que le travail aurait une « valeur ».

- Et le chômage, un contre-valeur.

Et.

Or, il n'y a rien de « valeureux » dans un travail, sacrifice de soi-même mis à part. Pour ne pas parler du chômage.

Il reste à expliquer dans ce contexte la nervosité enregistrée récemment en Occident, où nombre d'« indignés » manifestent sans qu'on sache pourquoi. 

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 15:59


Je vais me faire massacrer. Mais je dirai haut et fort que l'homme n'est pas fait pour travailler.

Même plus.

Même.

- L'homme n'est pas fait, tout court.

Alors, qui à le droit de « le mettre au travail » ?

Je vais me faire massacrer disais-je ? Plus que ça : je le veux !

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